
Cheney, c’est la star de notre prochain film HOWARD ZINN, UNE HISTOIRE POPULAIRE DES ÉTATS-UNIS, la deuxième partie.
Mais avant tout, nous devons remercier celui qui a formidablement relancé l’intérêt pour l’historien Howard Zinn, un certain Donald Trump dans un discours fameux : « Nos enfants sont instruits à partir de tracts de propagande comme celle de Howard Zinn, qui tente de faire honte aux étudiants de leur propre histoire. La gauche a dénaturé et souillé l’histoire américaine. »
Voilà de quoi nous redonner de la vigueur pour soutenir une autre manière de voir l’histoire à travers "le pouvoir des oubliés de l’histoire [1]". C’est l’abandon et le mépris envers le monde populaire par la « gauche » qui a favorisé partout l’avancée des extrêmes droites. Une nouvelle génération est en train de comprendre les dégâts entraînés par la gauche bourgeoise.
C’est vrai, un film ne change pas tout. Mais parfois, quelques images, quelques plans vous remettent joyeusement sur les rails. Ainsi, nous avons rencontré Cheney par hasard, animatrice dans un parc d’attractions. Elle représente toute cette histoire à elle seule. Elle est à la fois amérindienne et afro-américaine. Fille des Indiens Shinnecock, une des tribus de la côte chez qui les esclaves noirs en fuite avaient trouvé refuge.
On lui demande :
- Alors à vous toute seule, vous représentez deux peuples opprimés ?
- Oui, mais c’était d’abord une question sociale. Blancs pauvres, Amérindiens et Africains-américains avaient le même statut. Ce qui était une question de race est devenue une question de classe.
Oui, vous allez aimer Cheney !
D’ailleurs, on vous l’annonce : dès que Trump sera pendu au bout de sa cravate rouge, elle sera le modèle de la future statue de Liberté !


