Définancer la police pour enrayer la spirale des crimes policiers : cette proposition gagne en légitimité aux États-Unis, après la mort d’un jeune Afro-Américain le 12 avril.

Violences policières : et si on réduisait le budget de la police ? Abonnés

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L’idée paraît complètement saugrenue en France, mais aux États Unis, elle fait sérieusement son chemin : « Defund the police », définancer la police pour mieux financer l’éducation, la santé ou le logement. Le traumatisme suite au meurtre de George Floyd en mai 2020, accélère cette étonnante prise de conscience.

D’autant plus, que, à nouveau, dans la même ville de Minneapolis, une policière a tué un jeune Afro-Américain, Daunte Wright, le 12 avril, à quelques kilomètres du lieu où George Floyd a été assassiné il y a un an. Du coup, la nécessité d’une réforme radicale de la police est de plus en plus partagée. Dans la rue comme dans les institutions, le mot d’ordre « Defund the police » (« Définancer la police ») n’est désormais plus tabou. Des indices montrent même que cette revendication pourrait s’avérer efficace, dans un pays gravement miné depuis longtemps par les homicides policiers.

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