
850 000 feux d’artifice lancés simultanément pour célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis ce samedi 4 juillet. Une idée de Donald Trump parmi toutes ses idées. Merveilleux, non ? Bien sûr, les wokistes font croire qu’avec la vague de chaleur, 38 °C, sans vent, qui sévit, « le plus grand feu d’artifice du monde » va entraîner une pollution apocalyptique et une destruction massive d’oiseaux de toutes espèces. Peu importe, il faut « inonder la zone de merde » pour faire oublier la défaite devant l’Iran, l’affaire Epstein et les deux milliards de dollars que Trump a gagnés en 2025 entre cryptomonnaie, deals immobiliers et produits dérivés de la marque Trump, alors que l’inflation est à la hausse et que sa popularité est à la baisse.
Pourtant, le 4 juillet est une date importante dans l’histoire des États-Unis et bien au-delà.
« Nous tenons pour évidentes par elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par leur créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. »
Très beau, très bien, sauf que…
Sauf que les « hommes » n’étaient pas les esclaves, n’étaient pas les Amérindiens, n’étaient pas les femmes, totalement absentes du débat. Thomas Jefferson, le principal auteur du texte, était un planteur qui possédait des centaines d’esclaves. L’égalité était uniquement valable pour l’élites des hommes blancs.
Alors, le 4 juillet, on célèbre quoi aux États-Unis ? L’indépendance certes, mais l’égalité ? Mais les droits inaliénables ? Mais le bonheur ?
Rien n’est jamais acquis et ce grand bond en arrière le prouve.
Mais, même contre ces grands feux d’artifices, il y a des contre-feux.
L’histoire n’est pas toujours ce qu’on nous raconte, voilà non pas une mais DEUX preuves :
QUE SIGNIFIE LE 4 JUILLET POUR UN ESCLAVE ?

« Qu’est-ce que le 4 juillet pour l’esclave américain ?
Je réponds : un jour qui lui révèle, plus que tous les autres jours de l’année, l’injustice et la cruauté flagrantes dont il est constamment victime. Pour lui, votre célébration est un simulacre ; votre liberté vantée, une licence impie ; votre grandeur nationale, une vanité gonflante ; vos bruits de réjouissance sont vides et sans cœur ; votre dénonciation des tyrans, une impudence de façade ; vos cris de liberté et d’égalité, une moquerie creuse.
Vos prières et vos hymnes, vos sermons et vos actions de grâces, avec toute votre parade religieuse et votre solennité, ne sont pour lui que bombance, fraude, tromperie, impiété et hypocrisie – un voile mince pour couvrir des crimes qui déshonoreraient une nation de sauvages.
Il n’y a pas une nation sur terre qui soit coupable de pratiques plus choquantes et plus sanglantes que le peuple des États-Unis, en ce moment même. »
Un texte de Frederick Douglass pour le 4 JUILLET 1852.
Frederick DOUGLASS (1817-1895), qui était né esclave, est devenu un orateur influent, écrivain et un grand leader abolitionniste.
Ce discours devant la Rochester Ladies’ Anti-Slavery Society le 5 juillet 1852 s’inscrit dans la lutte pour l’émancipation.
Un autre contre-feu, l’historien préféré des lapins qui en avaient marre des chasseurs : Howard ZINN !
Pour célébrer ce 4 JUILLET, avec les Mutins de Pangée, on ne vous offre pas un feu d’artifice mais notre film GRATOS pour deux jours !
Une occasion de vous dire merci, merci, merci, merci, merci mille fois merci, pour le succès de HOWARD ZINN (2).
Merci aux SMG, souscripteurs modestes et géniaux qui ont rendu cette aventure possible.
Il y a des projections en cours et surtout UNE SÉANCE À BELLE-ÎLE-EN-MER LE 4 AOÛT au cinéma Le Petit bal perdu avec Daniel Mermet en chair et en os !

