400 collectifs et personnes lancent un appel

Se fédérer

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

Une barricade pendant la Commune de Paris

Depuis plusieurs semaines, des textes, des initiatives, des projets se sont multipliés, mais de manière éparse. C’est pourquoi plus de 400 collectifs et personnes lancent un appel à « se fédérer » face à la guerre sociale exacerbée par l’épidémie. Nous reproduisons cet appel ici.

Nous sommes nombreuses, nous sommes nombreux : nous sommes tant et tant à penser et éprouver que ce système a fait son temps. Mais nos voix sont dispersées, nos appels cloisonnés, nos pratiques émiettées. Au point que, quelquefois, nous doutons de nos forces, nous succombons à la détresse de l’impuissance. Certes, parfois, cette diffraction a du bon, loin des centralisations et, évidemment, loin des alignements. Il n’empêche : nous avons besoin de nous fédérer. Sans doute plus que jamais au moment où une crise économique, sociale et politique commence à verser sa violence sans faux-semblant : gigantesque et brutale. Si « nous sommes en guerre », c’est bien en guerre sociale. D’ores et déjà, les attaques s’abattent, implacables : le chantage à l’emploi, la mise en cause des libertés et des droits, les mensonges et la violence d’État, les intimidations, la répression policière, en particulier dans les quartiers populaires, la surveillance généralisée, la condescendance de classe, les discriminations racistes, les pires indignités faites aux pauvres, aux plus fragiles, aux exilé-es. Pour une partie croissante de la population, les conditions de logement, de santé, d’alimentation, parfois tout simplement de subsistance, sont catastrophiques. Il est plus que temps de retourner le stigmate contre tous les mauvais classements. Ce qui est « extrême », ce sont bien les inégalités vertigineuses, que la crise creuse encore davantage. Ce qui est « extrême », c’est cette violence. Dans ce système, nos vies vaudront toujours moins que leurs profits.

Nous n’avons plus peur des mots pour désigner la réalité de ce qui opprime nos sociétés. Pendant des décennies, « capitalisme » était devenu un mot tabou, renvoyé à une injonction sans alternative, aussi évident que l’air respiré – un air lui-même de plus en plus infecté. Nous mesurons désormais que le capitalocène est bien une ère, destructrice et mortifère, une ère d’atteintes mortelles faites à la Terre et au vivant. L’enjeu ne se loge pas seulement dans un néolibéralisme qu’il faudrait combattre tout en revenant à un capitalisme plus « acceptable », « vert », « social » ou « réformé ». Féroce, le capitalisme ne peut pas être maîtrisé, amendé ou bonifié. Tel un vampire ou un trou noir, il peut tout aspirer. Il n’a pas de morale ; il ne connaît que l’égoïsme et l’autorité ; il n’a pas d’autre principe que celui du profit. Cette logique dévoratrice est cynique et meurtrière, comme l’est tout productivisme effréné. Se fédérer, c’est répondre à cette logique par le collectif, en faire la démonstration par le nombre et assumer une opposition au capitalisme, sans imaginer un seul instant qu’on pourrait passer avec lui des compromis.

Mais nous ne sommes pas seulement, et pas d’abord, des « anti ». Si nous n’avons pas de projet clef en main, nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à théoriser, penser mais aussi pratiquer des alternatives crédibles et tangibles pour des vies humaines. Nous avons besoin de les mettre en commun. C’est là d’ailleurs ce qui unit ces expériences et ces espérances : les biens communs fondés non sur la possession mais sur l’usage, la justice sociale et l’égale dignité. Les communs sont des ressources et des biens, des actions collectives et des formes de vie. Ils permettent d’aspirer à une vie bonne, en changeant les critères de référence : non plus le marché mais le partage, non plus la concurrence mais la solidarité, non plus la compétition mais le commun. Ces propositions sont solides. Elles offrent de concevoir un monde différent, débarrassé de la course au profit, du temps rentable et des rapports marchands. Il est plus que jamais nécessaire et précieux de les partager, les discuter et les diffuser.

Nous savons encore que cela ne suffira pas : nous avons conscience que la puissance du capital ne laissera jamais s’organiser paisiblement une force collective qui lui est contraire. Nous connaissons la nécessité de l’affrontement. Il est d’autant plus impérieux de nous organiser, de tisser des liens et des solidarités tout aussi bien locales qu’internationales, et de faire de l’auto-organisation comme de l’autonomie de nos actions un principe actif, une patiente et tenace collecte de forces. Cela suppose de populariser toutes les formes de démocratie vraie : brigades de solidarité telles qu’elles se sont multipliées dans les quartiers populaires, assemblées, coopératives intégrales, comités d’action et de décision sur nos lieux de travail et de vie, zones à défendre, communes libres et communaux, communautés critiques, socialisation des moyens de production, des services et des biens…

Aujourd’hui les personnels soignants appellent à un mouvement populaire. La perspective est aussi puissante qu’élémentaire : celles et ceux qui travaillent quotidiennement à soigner sont les mieux à même d’établir, avec les collectifs d’usagers et les malades, les besoins quant à la santé publique, sans les managers et experts autoproclamés. L’idée est généralisable. Nous avons légitimité et capacité à décider de nos vies – à décider de ce dont nous avons besoin : l’auto-organisation comme manière de prendre nos affaires en main. Et la fédération comme contre-pouvoir.

Nous n’avons pas le fétichisme du passé. Mais nous nous souvenons de ce qu’étaient les Fédérés, celles et ceux qui ont voulu, vraiment, changer la vie, lui donner sens et force sous la Commune de Paris. Leurs mouvements, leurs cultures, leurs convictions étaient divers, républicains, marxistes, libertaires et parfois tout cela à la fois. Mais leur courage était le même – et leur « salut commun ». Comme elles et comme eux, nous avons des divergences. Mais comme elles et comme eux, face à l’urgence et à sa gravité, nous pouvons les dépasser, ne pas reconduire d’éternels clivages et faire commune. Une coopérative d’élaborations, d’initiatives et d’actions donnerait plus de puissance à nos pratiques mises en partage. Coordination informelle ou force structurée ? Ce sera à nous d’en décider. Face au discours dominant, aussi insidieux que tentaculaire, nous avons besoin de nous allier, sinon pour le faire taire, du moins pour le contrer. Besoin de nous fédérer pour mettre en pratique une alternative concrète et qui donne à espérer.

Dès que nous aurons rassemblé de premières forces, nous organiserons une rencontre dont nous déciderons évidemment ensemble les modalités.

Pour rejoindre cet appel : appelsefederer@riseup.net
Site internet : sefederer.mystrikingly.com 

Premières et premiers signataires :
Nicole Abravanel, Étienne Adam, Christophe Aguiton, Omar Aktouf, Dominique Alcalde, Jean-Claude Amara, Anne-Laure Amilhat Szary, Nica Andersson, Franck Antoine, Sonia Anton, Philippe Arnaud, Arsija, Emmanuel Arvois, Sophie Asselineau, Jacky Assoun, Françoise Attiba, Claude Bailblé, Bernard Baissat, Benjamin Ball, Philippe Banka, Ludivine Bantigny, Philippe Barre, Maya Basila, Christophe Baticle, Franc Bardou, Stefan Bekier, Gilbert Belgrano, Brigitte Bellard, Olivier Belmontant, Cecilia Benevides, Rémi Bénos, Camille Besombes, Judith Bernard, Alain Bertho, Eric Beynel, Jacques Bidet, Annick Bienfait, Stéphane Bikialo, Philippe Blanchet, Elisabetta Blarasin, Évelyne Bleu, Françoise Bloch, Frédéric Bodin, Giulia Boccato, Christophe Boëte, Pascal Boissel, Françoise Boman, Thierry Borderie, Mathieu Borie, Benoit Borrits, Bernard Bosc, Claude Boucher, Guillaume Bouchon, Stephen Bouquin, Aïcha Bourad, Leila Bourad, Driss Boussaoud, Jacques Boutault, Sarah Boyé, François Brun, Pascal Buresi, Noëlle Burgi-Golub, Laurent Bussière Saint-André, Marie-Claire Cailletaud, Claude Calame, Stéphanie Calvo, Jérôme Camus, Patrice Candillon, Sébastien Canet, Cécile Canut, Pépita Car, Denis de Casabianca, Jean-Pierre Castex, Jean-Noël Castorio, Aurélien Catin, Thierry Cayot, Marc Cefallo, Christian Celdran, Dominique Cellier, Jean-Marc Cerino, Frédéric Certain, Catherine Chabrun, Gérard Chaouat, Siegfried Chapotin, Maureen Chappuit, Marie-Paule Chardon, Eric Charles, Bernard Charlot, Heidi Charvin, Luc Chelly, Nara Cladera, Charlotte Cléro, Yves Cohen, Gérald Collas, Hélène Collon, Marie-Agnès Combesque, Jean-Louis Comolli, Pierre Contesenne, Antonella Corsani, Annick Coupé, Saskia Cousin, François Coustal, Léon Crémieux, Marcel Cunin, Laurence D., Alain Damasio, Antoine Dandonneau, Daniel Davoust, Guillaume Davranche, Vincent Debierre, Marielle Debos, Hugues Débotte, Hélène de Casabianca, Laurence De Cock, Eric Decamps, Stéphanie Dechezelles, Sophia Deeg, Hervé Defalvard, Michel Defalvard, Christian Delacroix, Frédéric Delarue, Jean-René Delépine, Jean-Étienne Delerue, Christine Delphy, Bruno Della Suda, Christian de Montlibert, Robert Descimon, Pierrick Descottes, Romain Descottes, Emmanuel Dessendier, Catherine Deston-Bottin, Rom Desh, Michel Defalvard, Sophie Desrosiers, Delphine Dieu, Serge D’Ignazio, Paul Dirkx, Joss Dray, Marnix Dressen-Vagne, Jean-François Dubost, Frédéric Dufaux, Jean-Michel Dufays, William Dufourcq, Anne Dufresne, Alice Dumoulin, Hélène Duvialard, Stéphane Elmadjian, Jean-Paul Engélibert, Stéphane Enjalran, Didier Epsztajn, Annie Ernaux, Evelyne, Kévin Espinas, Ignacio Eyraud,Jean-Claude Eyraud, Laurent Eyraud-Chaume, Guillaume Faburel, Patrick Farbiaz, Dimitris Fasfalis, Jean Fauché, Daniel Faugeron, Pascale Fautrier, Mathieu Ferradou, Alexandre Ferran, Mathieu Fernandez, Renaud Fiévet, Yann Fiévet, Gérard Filoche, Sylviane Finucci, Marianne Fischman, Fabrice Flipo, Jeremie Foa, Jacques Fontaine, Paquita Franco Blanchard, Alain Frappier, Désirée Frappier, Yves Frémion, Bernard Friot, Karën Fort, Jacques Fortin, Jean-François Foussard, Fanny Gallot, Alain Gallucci, Edith Galy, Florent Gaudez, Franck Gaudichaud, Vincent Gay, Bertrand Geay, Julie Gervais, Jean-Pierre Gesbert, Denis Gheerbrant, Guy Giani, Pascale Gillot, Pierre-Eliel Girard, Marie Giudicelli, Julien Gonthier, Daniel Gostain, Renée Gramaize, Christophe Granger, Nicolas Gregori, Lena Grigoriadou, Frédéric Grimaud, Jannine Guespin, Bernard Giudicelli, Elie Haddad, Jeanne Haugoubart Bonnefoy, Jean-Marie Harribey, Samuel Hayat, Benoît Hazard, Odile Hélier, Marc Herpoux, Leila Hicheri, Thomas Hippler, Céline Hollebecq, Maryvonne Holzem, Thierry Huve, Mathias Isimat-Mirin, Magali Jacquemin, Nicole Jacques-Lefèvre, Bruno Jacquin, Daniel Jeanneteau, Sylvain Jay, Samy Johsua, Anne Jollet, Claude Kaiser, Claudine Katz, Jacques Kebadian, Hervé Kern, Marjorie Keters, Pierre Khalfa, Mohamed Khenniche, Jean-Luc Kop, Isabelle Krzywkowski, Anne Kubler, L’1consolable, Dominique Labourier, Marc Lacreuse, Jean Lafont, Floriane Lagree, Véronique Lamendour, Francis Landron, Sylvie Lange, Patrick Lao, Mathilde Larrère, Sylvie Larue, Fabienne Lauret, Ginette Lavigne, Stéphane Lavignotte, Patrick Laurenceau, Pascal Le Brun, Perrine Leclercq, Michelle Lecolle, Sylvie Le Cocq, Hervé Le Crosnier, Manu Leduc, Dominique Lefèvre, Corinne Le Fustec, Jean Le Gal, Bernard Lemann, Christophe Lemasson, François Le Méhanèze, Romain Le Meur, Alain Lenud, Yann Leredde, Benoît Leroux, Maelenn Le Roux, Michel Letté, Estelle, Lesbec, Laurent Lévy, Pascal Liberatore, Wenceslas Lizé, Louise Loubrieu, Olivier Long, Camille Louis, Michael Lowy, Agnès Lubin, Raymond Macherel, Fanny Madeline, Christian Mahieux, Chowra Makaremi, Pascal Maillard, Henri Maler, Jean Malifaud, Jean-Claude Mamet, Françoise Maquin, Rémi Marie, Philippe Marlière, Killian Martin, Gilles Martinet, Gustave Massiah, Alain Masson, Christian Maurel, Laurence Maurel, Julie Maurice, Olivier Mayer, Sylvie Mayer, Éliane Meillier, Véronique Melchior, Irène Menahem, Rémi Merindol, Denis Merklen, Henri Mermé, Jean-José Mesguen, Madjid Messaoudene, Isabelle Mestre, Valérie Mettais, Stéphane Michot, Noufissa Mikou, Sylvain Milanesi, Jacques Millet, Sylvie Monchatre, Gilles Monsillon, Ana Doldan Montiel, Bénédicte Monville De Secco, José-Luis Moraguès, Robi Morder, Corinne Morel-Darleux, Marc Moreigne, François Mortamet, Mikael Motelica-Heino, Séverin Muller, Alain Munier, Philippe Nabonnand, Claire Nancy, Corinne Nativel, Joël Nayet, Toni Negri, Olivier Neveux, Michel Noel, Jean Noviel, Gisèle Noublanche, Pierre Odin, Bertrand Ogilvie, Denis Orcel, Isabelle Ouvrard, Cléo Pace, Martine Page, Luca Paltrinieri, Anne Parisot, Do Passeri, Dominique Paturel, Frédéric Paschal, Marie-Claude Paume, Dolores Pazos, Willy Pelletier, Irène Pereira, Évelyne Perrin, Anita Perez, Elsa Peyronne, Christian Pfohl, Valerie Phelippeau, Nicole Phelouzat, Olivier Piazza, Stéphane Pichelin, Alexandre Pierrepont, Marlène Pineau, Suzanne Piot, Alain Pires, Francky Poiriez,Jacques Pompon, Raphael Porteilla, Emmanuelle Posse, Antoine Poulain, Paul Poulain, Véronique Poulain, Claude Pourcher, Stéfanie Prezioso, Pierre Prim, André Prône, Claudio Pulgar-Pinaud, Isabelle Quaglia, Yves Quintal, Makan Rafatjou, Marie Rama-Menahem, Claudine Reboux, Manuel Rebuschi, Minelle Riboni, Marie Richard, Nelly Rintaud, Jacques Rioual, Jacqueline Roche, Anne Rocher, Alice Rodrigues, Daniel Rome, Floréal Romero, Patrick Rossignol, Marc Roudet, Benoît Rougelot, Théo Roumier, Pierre Rousset, Michel Ruff, Gilles Sabatier, Isabelle Saint-Saëns, Sophie Sainte-Marie-Heim, Catherine Samary, Kahena Sanaâ, Maria Eleonora Sanna, Gaëlle Santin, Patrick Saurin, Pierre Sauve, Gabrielle Scarabino, Hélène Schneider, Edouard Schoene, Michel Seigneuret, Pinar Selek, Marie Sellier, Alexandre Siguier, Patrick Silberstein, Isabelle Sire, Frédérique Sitri, Camille Six, Alessandro Stella, Jeanne Studer, Benjamin Tauziac, François Ternynck, Jacques Testart, Edwige Thaille, Fanny Thomas, Sylvie Thomas, Lucky Tiphaine, Jean Tortrat, Vincent Touchaleaume, Jean-Marie Toupin, Véronique Tribouilloy, Julien Troccaz, François Tronche, Béatrice Turpin, Marc Tzwangue, Sixtine van Outryve, Patrick Vassallo, Sarah Vaucelle, Françoise Vergès, Francis Verne, Frédéric Verhaegen, Julien Vigouroux, Pierre Vila, Bastien Villeflayoux, Pascal Vitte, Elise Voguet, Nicolas Voisin, Christiane Vollaire, Sophie Wauquier, Louis Weber, Roger Winterhalter, Béa Whitaker, Sylvie Wolf, Catherine Wolff, Carole Yerochewski, Isabelle Yhuel, Philippe Zarka, Pierre Zarka, Olivia Zemor, Serge Zetlaoui, Jeanne Zoundjihekpon, Élisabeth Zucker 

Aggiornamento histoire-géo, ACU (Association des communistes unitaires), Association De(s)générations, CAPJPO-Europalestine, Cerises la coopérative, Changer de Cap, Collectif des révolutionnaires, Collectif Droit à la Belle Ville, Collect’IF paille, EcoRev’, Émancipation collective, Ensemble !-PACG 05, Fédération des syndicats SUD-Rail, « gilets jaunes » de Belleville, « gilets jaunes » enseignement recherche, « gilets jaunes » de Plaine Commune, Jardins Communs, Jarez Solidarités, La Suite du monde, Le Paria, Les infiltrés, On prend les champs, PEPS (Pour une écologie populaire et sociale), Questions de classe(s), Reporters en Colère, Réseau pour l’Autogestion, les Alternatives, l’Altermondialisme, l’Ecologie, le Féminisme, Réseau salariat Essonne, Réseau salariat Pays de Loire, SUD éducation Loiret, SUD éducation Paris, Union prolétarienne ML, Union syndicale Solidaires, Union syndicale SUD Industrie, Unité Communiste de Lyon, Union communiste libertaire

Qui sommes-nous ?

Nous sommes infirmière, cheminot, charpentier, monteuse, postier, ingénieur, professeur, ébéniste, travailleur précaire, assistant sociale, animatrice, éducateur, écrivain public, poète, enseignant, universitaire, cinéaste, retraité, interprète, photographe, journaliste, intermittent du spectacle, technicien dans l’aéronautique, astrophysicien, travailleur sous contrat de l’État, directeur de théâtre, metteuse en scène, anthropologue, ouvrier dans la conception mécanique, éditeur, organisateur de communautés, plasticienne, psychiatre, documentaliste, formatrice, conseillère syndicale, comédienne, responsable d’association, designer, pasteur et théologien, cadre associatif, enseignant-chercheur, environnementaliste, professeure des écoles, statisticien, pilote de ligne, graphiste, informaticienne, médecin, formateur, conseillère syndicale, producteur de films, artiste précaire, linguiste, travailleur social, essayiste, ingénieur de recherche, contractuel, philosphe, téléconseiller, socioéconomiste, architecte, chef de projet multimédias, étudiante, compositeur, psychologue, pédagogue, gestionnaire de contrats, réalisatrice radio…

Nous habitons Ambert (63), Amiens (80), Angers (49), Apt (84), Argenteuil (95), Arradon (56), Aubervilliers (93), Auterive (31), Auxerre (89), Avignon (84), Bagnères de Bigorre (65), Batukau (Bali), Bègles (33), Berlin (Allemagne), Besançon (25), Blois (41), Bruxelles (Belgique), Cayenne (97), Cergy-Pontoise (95), Chambéry (73), Chartres-de-Bretagne (35), Chatres sur Cher (41), Clichy (92), Cossé le Vivien (53), Cotonou (Bénin), Courtry (77), Créteil (94), Diois (26), Dourgne (81), Fontaine (38), Fontenay-aux-Roses (92), Forcé (53), Gaillac-Toulza (31), Gap (05), Gennevilliers (92), Grabels (34), Ivry-sur-Seine (94), La Barque (13), La Bâtie-Neuve (05), L’Aigle (61), La Roche sur Yon (85), Le Havre (76), Le Plessis Robinson (92), L’Île Saint-Denis (93), Lyon (69), Marseille (13), Martigues (13), Metz (57), Montpellier (34), Montréal (Canada), Montreuil (93), Mordelles (35), Nancy (54), Nantes (44), Orléans (45), Paris (75), Piémont Cévenol (30/34), Poitiers (86), Pontoise (95), Rennes (35), Roanne (42), Rouen (76), Rouillé (86), Saint Affrique (12), Saint-Barthélemy-d’Anjou (49), Saint-Cosme-en-Vairais (72), Saint-Denis (93), Saint-Denis-de-la-Réunion (97), Saint-Étienne du Rouvray (76), Saint-Pierre-du-Perray (91), Sanary-sur-Mer (83), Senlis (60), Thionville (57), Toulouse (31), Tours (37), Trappes (78), Valence (26), Vanves (92), Villejuif (94), Villeneuve-Saint-Georges (94), Viry-Chatillon (91), Vitry-sur-Seine (94), Yutz (57)…

Nous nous engageons dans des associations, collectifs, organisations et syndicats divers : parmi bien d’autres, Agir pour l’Environnement, Amnesty International, ATTAC, L’aventure citoyenne, Bas les masques, Big Bang, Bloquons Blanquer, Cerises la coopérative, CGT, Collectif contre les Grands Projets Inutiles, Collectif Gilets jaunes enseignement recherche, Collect’IF Paille, Collectif Lettres Vives, Collectif universitaire contre les violences policières, Collectifs AESH, Commune Thomas Münzer du Mouvement du Christianisme social, Comité National de Résistance et de Reconquête, Comité Place des Fêtes, DécidonsParis, Éducation populaire & transformation sociale, Ensemble !, Europe solidaire sans frontière, Extinction Rébellion, Faire commune, Fondation Copernic, France Amérique Latine, France Insoumise, ICEM-Pédagogie Freinet, Ifaw, Gilets jaunes enseignement recherche, Le Monde d’Après, Le Paria, Ligue des Droits de l’Homme, Marche Mondiale des Femmes Mouvement de la Paix MRAP, Nature&Progrès, Ni guerres ni état de guerre, Nouveau Parti Anticapitaliste NPA, PEPS, Pontoise à Gauche Vraiment, Questions de classe(s), REC –Reporters en colère, Réseau féministe RUPTURES, SNESUP-FSU, SNJ-CGT, SNUipp-FSU, Solidaires étudiant-e-s, Sous-marins jaunes, SOS Villages d’Enfants, Stop nucléaire, Les stylos rouges, SUD Aérien, SUD Éducation, SUD Industrie, SUD PTT, SUD Rail, S’unir à Saint-Pierre Décidons tous de notre ville, Union communiste libertaire, Union syndicale Solidaires, Unité Communiste Lyon, Union juive française pour la paix, Union pacifiste…
(et tout cela n’est pas exhaustif !)

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

  • La dictature était une bonne chose. « Le Guide du droitard » spécial élection chilienne Chili, le retour de Pinochet ? Abonnés

    -

    Voir

    35 ans après la fin de Pinochet, l’extrême droite chilienne pourrait l’emporter au deuxième tour de l’élection présidentielle, le 14 décembre prochain.

    Certes Jeannette JARA, candidate du Parti communiste soutenue par la coalition de gauche, est arrivée en tête au premier tour, le 16 novembre, mais son adversaire, le très droitard José Antonio KAST, a beaucoup d’atouts et d’alliés pour ce second tour.

    Soutenu par des médias très majoritairement contrôlés par la droite, genre Fox News Bolloré, il n’utilise que deux mots : INSÉCURITÉ/IMMIGRATION. Les deux mots-clés de l’extrême droite qui gagne un peu partout : Argentine, Salvador, Équateur, Bolivie… et bien au-delà.

    Pourtant l’immigration irrégulière est limitée au Chili et la criminalité est une des plus basses d’Amérique latine, mais la propagande a installé un climat de peur qui pousse une partie de l’opinion à souhaiter le retour de la dictature, et c’est plutôt la jeunesse qui revendique l’ordre hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

  • Une lettre de l’équipe de Là-bas Notre liberté n’a pas de prix mais ça coûte des sous Accès libre

    -

    Lire

    On ne va pas se mentir, on a le vent de face. Pour tenir, on a besoin de vous, cette fois votre soutien et décisif. On vous explique tout.

    Il faut le redire : sans pub, sans le moindre petit Bolloré, depuis plus de dix ans sur le net, Là-bas si j’y suis tient la route. Média en ligne « plus près des jetables que des notables » mais dans quel but ? La joie de lire, comme ce matin, un message d’une auditrice suite à une émission : « on est beaucoup à qui ça parle, regonfle, soutient, aide, sauve, intéresse, instruit ».

  • De Jérusalem à Gaza, comprendre le conflit avec l’historien Vincent LEMIRE. PODCAST Oui ou non, GÉNOCIDE ? Oui ou non, POGROM ? Oui ou non, ANTISÉMITISME ? Abonnés

    -

    Voir

    Génocide ? Pogrom ? Antisémitisme ? Depuis deux ans, tout tourne autour de ces trois mots. Trois mots qui fâchent entre la poire et le fromage comme dans le confort des plateaux de télévision ou le courageux anonymat des réseaux. Les mots ici, les morts là-bas. Gaza n’est plus à la « une » mais la souffrance continue. Imaginez en France, deux millions de morts sous les bombes dont 400 000 enfants. Six millions de blessés et d’amputés. Le pays détruit à 80 %. C’est l’équivalent de Gaza rapporté à la France.

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Renaud : « Son bleu » Abonnés

    -

    Voir

    En ce mois de novembre 1994, François Mitterrand est toujours président de la République, pour quelques mois encore.

    Depuis quatorze ans, le nombre de chômeurs a doublé, bondissant de 1 376 000 en 1980 à 2 605 000 en 1994. La création des « Restos du cœur » en 1985 a rendu visibles et concrètes les conséquences du « tournant de la rigueur » adopté par le gouvernement de Pierre Mauroy en 1983. La ratification du traité de Maastricht en 1992 a entériné la soumission de la politique économique et sociale à des « critères de convergence » budgétaires. La conversion des socialistes au capitalisme néolibéral a précipité la désindustrialisation du pays et la destruction de centaines de milliers d’emplois.

    C’est donc en novembre 1994, à la toute fin des deux septennats de celui qu’il a naguère soutenu, que Renaud publie son onzième album, À la Belle de Mai, sur laquelle figure cette chanson, Son bleu. L’une des préférées de Renaud, paraît-il, que vous raconte aujourd’hui Olivier Besancenot.

  • Laurence De Cock reçoit la députée communiste Elsa Faucillon « Une dame vient me voir : elle avait son bébé mort, elle ne savait pas quoi en faire » Abonnés

    -

    Voir

    « Une dame vient me voir : elle avait son bébé mort, elle ne savait pas quoi en faire ». C’est ce qu’une militante associative du Pas-de-Calais a raconté à Elsa Faucillon.

    La députée communiste a été invitée à Calais par les associations et les ONG qui voient la situation se dégrader dramatiquement sur les côtes de la Manche. Depuis les accords du Touquet en 2003, c’est l’État français qui est chargé de protéger la frontière britannique sur le sol français (et financé par la Grande-Bretagne pour ça).

    Mais à vouloir dissuader les exilés de tenter la traversée vers l’Angleterre, les forces de l’ordre ne font que rendre ces traversées plus difficiles, et donc plus dangereuses. 89 personnes sont mortes en 2024 en tentant de traverser la Manche pour gagner l’Angleterre. Le Monde et Lighthouse Reports viennent de révéler que « pour stopper les embarcations, les autorités s’apprêtent à expérimenter une technique jusque-là jugée trop dangereuse pour la vie des passagers », qui consiste à jeter des filets dans les hélices des moteurs.

    De retour du Calaisis, la députée Elsa Faucillon est venue raconter à Laurence de Cock ce qui se passe, dans l’indifférence quasi-générale, sur les côtes françaises.

  • Des milliers d’enfants volés sous la dictature de Franco. Deux archives historiques en PODCAST Les enfants volés d’Espagne, un scandale qui n’en finit pas Accès libre

    -

    Écouter

    Il y a des morts qui engendrent des explosions de joie.

    Ce fut le cas il y a cinquante ans lorsqu’au bout d’une interminable agonie racontée minute par minute, dans les moindres détails, par tous les médias du monde mourait enfin le dictateur espagnol Francisco Franco après trente-neuf ans, un mois et cinq jours d’une dictature féroce dont les violences et les tortures hantent toujours l’Espagne, corps et âme.

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Tracy Chapman : « Talkin’ Bout A Revolution » Abonnés

    -

    Voir

    Et si on parlait révolution ? En 1988, c’est une jeune de fille de 24 ans qui décide de faire de cette phrase le premier titre de son premier album. Elle s’appelle Tracy Chapman, et Talkin’ Bout A Revolution, avec son simple accompagnement à la guitare et son refrain entêtant, va devenir un succès mondial. À l’époque, de l’autre côté de l’Atlantique, un petit Français de 14 ans entend cette chanson et se dit que ce ne serait pas une mauvaise idée de parler de révolution. Il s’appelle Olivier Besancenot, et vous raconte son lien avec cette chanson.

  • Mordillat fête la libération de Nicolas Sarkozy « C’est le Christ aux outrages ! » Abonnés

    -

    Voir

    Et si la (brève) incarcération de Nicolas Sarkozy avait été une occasion formidablement manquée de parler des conditions de vie, ou de survie, déplorables des 84 311 détenus dans une prison française ?

    C’est l’opinion de Gérard Mordillat, qui s’appuie notamment sur le constat de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté. Dominique Simonnot, qui fut aussi journaliste à Libération et au Canard enchaîné, vient justement de publier un podcast pour témoigner de la réalité de l’enfermement en France. Ça s’appelle « Les Enfermé·es », et vous pourrez foncer l’écouter juste après Gérard.

  • Quand le « Guide du routard » devient le « Guide du droitard » Jeremy Corbyn fera-t-il mieux que Mélenchon ? Abonnés

    -

    Voir

    Be careful : le cauchemar des conservatives fait son come back. Si aux États-Unis il s’appelle Zohran Mamdani et en France Jean-Luc Mélenchon, en Grande-Bretagne le péril woko-islamo-antisémite a le visage de Jeremy Corbyn.

    L’ancien leader du Parti travailliste a rompu avec le Labour pour lancer un nouveau mouvement, « Your Party ». Une stratégie applaudie par le premier des insoumis français. « L’Internationale antisémite se serre les coudes », en conclut le JDD !

    Corbyn arrivera-t-il à détourner le regard des Britanniques obnubilés par les hordes d’étrangers qui viennent violer et assassiner les petites Anglaises ? Réponse dans le Guide du droitard de la semaine, revu et corrigé par Dillah Teibi.

  • Laurent Mauduit, « Enquête sur l’extrême droite et les milieux d’affaires » (La Découverte) Collaborations Abonnés

    -

    Voir

    La France est à un point de bascule. Pour la première fois depuis Vichy, notre démocratie est menacée de l’intérieur, la responsabilité est collective mais la responsabilité des milieux d’affaires est écrasante, dit Laurent Mauduit. Longtemps responsable des pages économiques du Monde puis co-fondateur de Mediapart, il se consacre à des enquêtes. Cette fois, il s’intéresse à ce bon vieux couple : extrême droite et milieux d’affaires.

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire « La Varsovienne », de la Pologne à Barcelone Abonnés

    -

    Voir

    Elle fait partie de ces chansons à la trajectoire étonnante : partie de Pologne à la fin du XIXe siècle, elle finit en hymne des anarchistes espagnols en 1936. C’est d’ailleurs plutôt sous son titre espagnol, A las barricadas, qu’on s’en souvient toujours aujourd’hui. Olivier Besancenot vous raconte comment La Varsovienne est née dans la lutte contre l’impérialisme russe.

  • La lettre hebdo de Daniel Mermet Bolloré nous fait du pied, Stérin nous veut du bien Accès libre

    -

    Lire

    Aidez-nous à résister !

    Une invitation chez Pascal Praud, des places d’honneur pour le Puy du Fou, le financement de Là-bas par la fondation « Nazisme et dialogue »… pas un jour sans une proposition de plus en plus directe. « Sortez de votre confinement wokiste, comme les gauchistes qui sont passés du col Mao au Rotary, prenez le train de l’histoire. »

    Il est vrai que le renégat est toujours apprécié, toujours mis en avant. Il sait de quoi il parle, il y a cru fort mais finies les illusions. Il peut témoigner des erreurs et des horreurs, il est invité partout, il n’a plus qu à entretenir son fonds de commerce…

Une sélection :

Les nouveaux négationnistes Accès libreVoir

Le

« Gaza brûle. » C’est avec ces deux mots très clairs que le ministre israélien de la Défense a qualifié mardi 16 septembre l’offensive terrestre menée par l’armée israélienne pour « prendre le contrôle » de la ville de Gaza.

Même les autorités françaises, pourtant diplomates, ont dénoncé « cette campagne destructrice, qui n’a plus de logique militaire ». Le jour même, une commission d’enquête internationale de l’ONU sur le territoire palestinien occupé « estime qu’Israël est responsable du génocide commis à Gaza ».

Pendant ce temps, en France, certains continuent à estimer qu’« Israël n’est pas responsable d’une famine à Gaza » (Bernard-Henri Lévy, 24 août 2025), que « la détestation d’Israël sur la base d’un mensonge médiatique invraisemblable, la fausse famine, le faux génocide, est à son comble » (Gilles-William Goldnadel, 14 septembre 2025) et même qu’« il n’y a AUCUN journaliste à Gaza. Uniquement des tueurs, des combattants ou des preneurs d’otages avec une carte de presse. » (Raphaël Enthoven, 15 août 2025). Gérard Mordillat revient aujourd’hui sur ceux qui s’évertuent à nier la réalité du massacre à Gaza, ces « nouveaux » négationnistes.

Tout un été Là-bas pour se refaire la cerise ! COMMENT LE FASCISME GAGNE LA FRANCE AbonnésÉcouter

Le

Nationaliser le bonheur commence par virer ces passions tristes qui nous bouffent comme des punaises de lit et rétrécissent la surface de la cage. Contre ça il faut des biscuits, il faut des provisions, il faut des armes. Là-bas si j’y suis vous en donne tout l’été, comme cette émission avec le sociologue Ugo Palheta à l’occasion de la nouvelle édition de son livre Comment le fascisme gagne la France. De Macron à Le Pen parue en mai aux éditions La Découverte.

On vise les affects et non la pensée Rima Hassan, sorcière terroriste AbonnésLire

Le

Fachos, droite et extrême droite, de Retailleau à Marion Maréchal en passant par les 94 sénateurs qui exigent la levée de son immunité parlementaire, une chasse délirante est ouverte contre la députée européenne Rima Hassan suite à son entretien avec Jean-Jacques Bourdin le 27 février.

Voilà le pourquoi et le comment d’un lynchage ordinaire.

Charmant dessin daté du 3 mars. Le virage réac du dessinateur Plantu ne date pas d’hier mais il a le mérite de montrer une droitisation générale de plus en plus déboutonnée. Si on suit Plantu, le « dessinateur citoyen », ces dernières années, on arrive à Gaza devenu le Auschwitz du Hamas avec LFI qui garde le camp ? (images trouvées par le site Contre Attaque)