Manif 16 avril 18:00 Opéra Bastille Paris et à Marseille même heure sur le Vieux Port.

Nous, journalistes français, nous déclarons solidaires de nos collègues de Gaza 

Le , par Là-bas

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Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont tué près de deux cents journalistes palestiniens en dix-huit mois. Un collectif d’organisations professionnelles françaises dénonce, dans une tribune au « Monde », cette hécatombe et le black-out médiatique qu’Israël organise, selon lui, sciemment.

Deux cent journalistes palestiniens tués à Gaza. Manif solidarité ce mercredi 16 avril à 18h, devant l’Opéra Bastille de Paris et même heure à Marseille sur le Vieux Port.

Fresque en hommage à la journaliste palestinienne, Shireen Abu Akleh, tuée le 11 mai 2022, Gaza City.

Ce n’est pas courant pour un journaliste d’écrire son testament à l’âge de 23 ans. C’est pourtant ce qu’a fait Hossam Shabat, correspondant de la chaîne qatarie Al-Jazeera Moubasher dans la bande de Gaza. Le jeune homme, conscient que les bombardements israéliens sur le territoire palestinien ont drastiquement réduit l’espérance de vie des membres de sa profession, a composé un court texte, à publier s’il devait lui arriver malheur.
Ces mots ont finalement été postés sur les réseaux sociaux lundi 24 mars. « Si vous lisez ceci, cela signifie que j’ai été tué » : ainsi commence le message dans lequel le reporter évoque ses nuits à dormir sur le trottoir, la faim qui n’a jamais cessé de le tenailler et son combat pour « documenter les horreurs minute par minute ». « Je vais enfin pouvoir me reposer, quelque chose que je n’ai pas pu faire durant les dix-huit mois passés », conclut le reporter palestinien, tué par un tir de drone israélien sur la voiture dans laquelle il circulait, à Beit Lahia, dans le nord de Gaza. Un véhicule qui portait le sigle TV et le logo d’Al-Jazeera.
En un an et demi de guerre dans l’enclave côtière, les opérations israéliennes ont causé la mort de près de 200 professionnels des médias palestiniens, selon les organisations internationales de défense des journalistes, telles Reporters sans frontières, le Comité pour la protection des journalistes et la Fédération internationale des journalistes, en lien avec le Palestinian Journalists Syndicate. Dans l’histoire de notre profession, tous conflits confondus, c’est une hécatombe d’une magnitude jamais vue, comme le démontre une récente étude de l’université américaine Brown.

Au moins une quarantaine de ces journalistes, à l’instar de Hossam Shabat, ont été tués stylo, micro ou caméra à la main. C’est le cas d’Ahmed Al-Louh, 39 ans, caméraman de la chaîne Al-Jazeera, qui a péri dans une frappe aérienne, alors qu’il tournait un reportage dans le camp de réfugiés de Nusseirat, le 15 décembre 2024. Et d’Ibrahim Mouhareb, 26 ans, collaborateur du journal Al-Hadath, tué par le tir d’un char, le 18 août 2024, alors qu’il couvrait le retrait de l’armée israélienne d’un quartier de Khan Younès. Des cas soigneusement documentés par les organisations précitées.

Macabre routine
Tous ces confrères et consœurs portaient un casque et un gilet pare-balles, floqué du sigle « Press », les identifiant clairement comme des professionnels des médias. Certains avaient reçu des menaces téléphoniques de responsables militaires israéliens ou bien avaient été désignés comme des membres de groupes armés gazaouis par le porte-parole de l’armée, sans que celui-ci fournisse des preuves crédibles à l’appui de ces accusations. Autant d’éléments qui incitent à penser qu’ils ont été délibérément visés par l’armée israélienne.

D’autres de nos collègues de Gaza sont morts dans le bombardement de leur domicile ou de la tente où ils s’étaient réfugiés avec leurs familles, comme des dizaines de milliers d’autres Palestiniens. C’est le cas de Wafa Al-Udaini, fondatrice du collectif de journalistes 16-Octobre, tuée dans une frappe sur la ville de Deir Al-Balah, le 30 septembre 2024, avec son mari et leurs deux enfants. Et d’Ahmed Fatima, une figure de la Maison de la presse de Gaza, une ONG soutenue par des bailleurs européens, qui formait une nouvelle génération de journalistes.

Le 13 novembre 2023, un missile a frappé l’étage de l’immeuble où il résidait avec son épouse et leur fils de 6 ans, dans la ville de Gaza. Les parents ont réchappé à l’explosion mais l’enfant a été blessé au visage. Ahmed Fatima l’a pris dans ses bras et s’est précipité dans la rue pour l’amener à l’hôpital. A peine avait-il parcouru cinquante mètres qu’un second missile s’abattait à proximité de lui et le tuait. Six jours plus tard, le 19 novembre, le fondateur et directeur de la Maison de la presse, Bilal Jadallah, mourait à son tour dans le tir d’un char israélien sur son véhicule.
D’autres ont survécu, mais dans quelles conditions ? Le journaliste reporter d’images Fadi Al-Wahidi, 25 ans, est paraplégique depuis qu’une balle lui a sectionné la moelle épinière, le 9 octobre 2024, alors qu’il filmait un énième déplacement forcé de civils, ainsi que l’a rapporté le média d’investigation Forbidden Stories. Wael Al-Dahdouh, célèbre correspondant d’Al-Jazeera à Gaza, a, quant à lui, appris la mort de sa femme et de deux de ses enfants dans un bombardement, en plein direct, le 25 octobre 2023. Pour les journalistes palestiniens, « couvrir » la mort d’un collègue ou d’un proche fait désormais partie d’une macabre routine.

Courage inouï
Nous déplorons également la mort des quatre journalistes israéliens qui ont péri dans l’attaque terroriste menée par le Hamas le 7 octobre 2023, ainsi que celle de neuf confrères libanais et d’une consœur syrienne lors de frappes israéliennes. Mais l’urgence est aujourd’hui à Gaza. Pour tous les défenseurs des droits humains, un constat s’impose : l’armée israélienne cherche à imposer un black-out médiatique sur Gaza, à réduire au silence, autant que possible, les témoins des crimes de guerre commis par ses troupes, au moment où un nombre croissant d’ONG internationales et d’instances onusiennes les qualifient d’actes génocidaires. Cette volonté de faire obstacle à l’information se traduit également par le refus du gouvernement israélien de laisser la presse étrangère pénétrer dans la bande de Gaza.
N’oublions pas la situation en Cisjordanie occupée, où l’on commémorera, dans quelques jours, les trois ans de la mort de Shireen Abu Akleh. La correspondante vedette d’Al-Jazeera a été abattue à Jénine, le 11 mai 2022, par un soldat israélien qui n’a eu aucun compte à rendre pour son crime. Hamdan Ballal, coréalisateur de No Other Land, oscar 2025 du meilleur documentaire, a été agressé par des colons, le 24 mars, puis a été arrêté par des soldats dans l’ambulance qui l’emmenait se faire soigner : cela témoigne de la violence à laquelle s’exposent ceux qui tentent de raconter la réalité de l’occupation israélienne. Cela révèle aussi l’impunité offerte quasi systématiquement à ceux qui cherchent à les faire taire.

En tant que journalistes, viscéralement attachés à la liberté d’informer, il est de notre devoir de dénoncer cette politique, de manifester notre solidarité avec nos collègues palestiniens et de réclamer, encore et toujours, le droit d’entrer dans Gaza. Si nous demandons cela, ce n’est pas parce que nous estimons que la couverture de Gaza est incomplète en l’absence de journalistes occidentaux. C’est pour relayer et protéger, par notre présence, nos confrères et consœurs palestiniens qui font preuve d’un courage inouï, en nous faisant parvenir les images et les témoignages de la tragédie incommensurable en cours à Gaza.

Signataires : les syndicats de journalistes SNJ, SNJ-CGT et CFDT-Journalistes, Reporters sans frontières, le prix Albert-Londres, la Fédération internationale des journalistes, le collectif Reporters solidaires, la commission journalistes de la SCAM, les sociétés de journalistes et les rédactions des médias suivants : AFP ; Arrêt sur images ; Arte ; BFMTV ; Blast ; « Capital » ; « Challenges » ; Là-bas si j’y suis ; « Le Courrier de l’Atlas » ; « Courrier International » ; « Le Figaro » ; France 2 ; France 3 rédaction nationale ; France 24 ; FranceInfo TV et franceinfo.fr ; « L’Humanité » ; L’Informé ; Konbini ; LCI ; « Libération » ; M6 ; « Mediapart » ; « Le Monde » ; « Le Nouvel Obs » ; Orient XXI ; « Politis » ; « Le Parisien » ; Premières Lignes TV ; Radio France ; Radio France Internationale ; RMC ; Saphirnews ; « Sept à Huit » ; « 60 millions de consommateurs » ; « Télérama » ; TF1 ; « La Tribune » ; TV5 Monde ; « L’Usine nouvelle » ; « La Vie ». Ce collectif organise mercredi 16 avril, à 18h, deux rassemblements simultanés : devant l’Opéra Bastille, à Paris, et sur le Vieux-Port, à Marseille.

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    Il le jure la main sur le cœur, il « ne savai(t) pas pour ces destructions d’espèces protégées ». De même, ses avocats nient toute implication de leur client. Le petit personnel (actuels et anciens régisseurs et gardes-chasses) accepte d’endosser tous les faits qui sont reprochés à leur milliardaire de patron, propriétaire du modeste domaine de Fontenaille (650 hectares à la La Ferté-Saint-Aubin) et confirme avoir agi à l’insu de leur patron…

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    Au tribunal d’Orléans, mardi 8 septembre, à l’issue de deux jours d’audience où Olivier Bouygues comparaissait pour « destruction d’espèces protégées en bande organisée », la procureure de la république Emmanuelle Bochenek-Puren n’a pas cru une seule seconde aux simagrées du milliardaire et a requis, étant donné l’abondance de « preuves matérielles », la peine maximale à son encontre, soit 5 ans de prison avec sursis et 750 000 euros d’amende avec interdiction d’exercer une activité en lien avec la chasse pendant cinq ans.

    « Je ne savais pas pour ces destructions d’espèces protégées. C’est dans l’ADN de notre groupe de déléguer, de faire confiance, j’ai fait ça sur nos chantiers, je fais ça sur mon domaine. Cela a été un choc quand j’ai appris ces faits, je leur ai passé un savon et aussitôt exigé que ces pratiques cessent. » (Olivier Bouygues)

  • GISCARD ÉTAIT UN FOU DE LA CHASSE, VRAIMENT FOU GISCARD : TIREZ LA CHASSE ! Abonnés

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    Un viandard, un obsédé de la chasse, un cinglé du sang chaud des bêtes, du faisan à l’éléphant, de l’ours à l’antilope, du buffle à la perdrix, partout dans le monde, de Chambord au Tibet, des forêts de Pologne au cœur de l’Afrique, il était hanté par une obsession : chasser, chasser, chasser ! Peu importe le protocole et les affaires du monde, d’abord, il fallait tuer. Non pas tuer, d’ailleurs, mais tirer. Il ne laissait pas les gardes achever les bêtes, il voulait tirer sans cesse. Et le lendemain, on trouvait dans les fourrés les bêtes tremblantes, encore dans leur agonie.

  • La lutte des chasses Oui, les milliardaires sont des nuisibles ! Abonnés

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    À l’université d’été de La France insoumise, la députée européenne Manon Aubry a affirmé « que taxer les riches, c’est pas suffisant. Et que si l’on veut être clair dans une société où on va remettre les choses à l’endroit, c’est qu’il ne faudra pas seulement taxer les riches, mais interdire les milliardaires. Parce que s’il n’y a plus de milliardaires, il n’y a plus personne qui détient les médias. S’il n’y a plus de milliardaires, il n’y a plus personne qui massacre la planète. (…) Si on regarde dans le détail, je veux vous convaincre aussi à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibles. »

    Très bonne idée ! Interdire les milliardaires, c’est aussi protéger toute la faune chassée et pourchassée par les milliardaires dans leurs chasses de Sologne.

    Le procès qui s’ouvre les 7 et 8 septembre à Orléans contre le milliardaire et homme d’affaires Olivier Bouygues, pour destruction d’espèces animales protégées, en apporte une preuve éclatante.

    La Sologne est depuis longtemps le terrain de jeu des ultrariches. Abattre du gibier est le loisir préféré d’une petite trentaine de milliardaires qui ont ici leurs terres et leurs châteaux : Seydoux, Wertheimer, Bich, Vuitton, Provost, etc.

    Et donc aussi du milliardaire Olivier Bouygues, co-actionnaire du groupe qui détient TF1, Bouygues Telecom, Colas, Bouygues Immobilier, etc.

    Or les 7 et 8 septembre prochain, au tribunal correctionnel d’Orléans, six prévenus devront répondre devant la justice pénale et pas moins de 15 parties civiles, dont la Fédération départementale des chasseurs du Loiret, du délit de destruction d’espèces protégées en bande organisée.

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    Réputée la plus inégalitaire de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’école en France ne fait que suivre l’augmentation des inégalités de patrimoine et de revenus qui atteignent leur plus haut niveau depuis trente ans. Inégalité sociale, linguistique, économique ou culturelle, la ségrégation scolaire s’installe dès l’école maternelle et persiste ; la pauvreté en France s’élève à 20 % pour les moins de 18 ans alors qu’elle atteint 15 % pour l’ensemble du pays.

  • Toujours au volant de son car scolaire OLIVE fait sa rentrée ! Les états d’âme de la glucksphère Abonnés

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    La question aura largement circulé tout l’été, des cocktails comme-il-faut de la gauche mondaine aux rédactions comme-il-faut de la presse mondaine : Léa Salamé doit-elle se retirer de l’espace médiatique le temps que son candidat de compagnon mène sa campagne électorale ? On a frémi, hésité, on a dansé d’un pied sur l’autre, l’air inspiré entre deux petits fours. Oui mais non, mais enfin si quand même, vous comprenez la déontologie tout ça. Les états d’âme de la gauche mondaine, c’est quand même quelque chose. Ami lecteur, je sais que la question te tourmente autant que moi, c’est-à-dire franchement pas du tout, aussi je propose de prendre un peu de hauteur. Et de formuler autrement cette question bénigne. Par exemple : de quoi le binôme Glucksmann-Salamé est-il le nom ? Question maligne.

    Alors, soyons bien d’accord tout de suite : si vous avez écouté attentivement ma dernière chanson, vous savez que je n’aime pas tirer sur les ambulances et cette chronique ne sera pas dédiée à dire du mal de Raphaël Glucksmann. D’ailleurs on va commencer par en dire du bien. Si. Car là où on reproche souvent aux hommes politiques leur roublardise et leurs effets de manche, reconnaissons au bonhomme une certaine droiture. Chez lui, le fond et la forme sont en phase : la forme est insipide, oui, mais le fond aussi est parfaitement vide. Du coup ça se tient. Il n’y a pas tromperie sur la marchandise. Si notre homme est beaucoup moins expressif qu’un calamar, c’est pour la très valable raison qu’il a beaucoup moins de choses à dire qu’un calamar – aucune esbroufe, c’est carré. Transparent. Ça matche, comme disent les joyeux et turbulents petits Tarn-et-garonnais que j’ai l’honneur de conduire tous les jours vers l’instruction publique.

  • Tony Gatlif (10.09.1948 - 02.09.2026), le réalisateur de « Gadjo dilo » et de « Latcho Drom », est mort à Arles à l’âge de 77 ans LATCHO DROM ! BONNE ROUTE ! Accès libre

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    C’est où ton pays quand t’en as plus ? Et quand t’en as jamais eu ? C’est quoi tes rues, tes saisons, tes odeurs, tes amours, ton école, ta boussole ? Tony Gatlif a la réponse : la musique. Voilà le pays qu’il nous fait aimer dans ses films, Latcho Drom, Gadjo dilo et tous les autres, des histoires différentes mais toujours dans la même patrie sans bord, celle des Gitans, Tsiganes, Roms, Manouches et celle de tous ceux qui ont des semelles de vent.

  • La vraie nature des cuistres L’entarteur Noël Godin s’est follement amusé Accès libre

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    Entartons ! Entartons les pompeux cornichons ! Noël Godin, le Belge aussi célèbre que Jean-Claude Van Damme et Plastic Bertrand comme il se présentait lui-même, est mort à Bruxelles ce dimanche 23 août à 80 ans. « L’anarchiste burlesque » qui a fait de la tarte à la crème une arme politique redoutable, bien au-delà de la blague potache, restera dans l’histoire celui qui, selon Pierre Desproges, a révélé « la vraie nature des cuistres ».

  • Bertrand Russell, un libre-penseur contre la propagande officielle Bien redémarrer avec Bertrand Russell ! Abonnés

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    ENDOCTRINER, ÉVANGÉLISER, MANIPULER.

    Les stratégies pour dominer les foules sont connues depuis longtemps.

    On peut aujourd’hui ajouter : INFORMER.

    Certes des contre-feux existent. Là-bas y tient sa place modeste [1]. Mais les forces sont inégales.

    La propagande, nouvelle méthode de gouvernement qui s’empare des armes des publicitaires, ne se contente plus d’interdire les positions dissidentes, elle les étouffe par la pression économique et la distorsion des preuves.

    Elle offre ainsi un avantage indu sur le terrain des idées à ceux qui concentrent pouvoir et richesse.

    De graves menaces pèsent sur la liberté de penser.

    C’était en 1922 l’avertissement visionnaire du philosophe britannique Bertrand RUSSELL (1872-1970), témoin privilégié de l’essor des techniques modernes de propagande, qui seront cyniquement décrites par Edward Bernays quelques années plus tard dans son PROPAGANDA.

    Une occasion de (re)découvrir le parcours et l’œuvre d’un des intellectuels les plus stimulants pour aujourd’hui.

    Chantal Santerre et Norman Baillargeon présentent le parcours de celui qui disait : « trois passions, simples mais irrésistibles, ont commandé ma vie : le besoin d’aimer, la soif de connaître, le sentiment presque intolérable des souffrances du genre humain ».

    Auteur de 70 livres et d’au moins 3 000 articles, académiques ou autres, il conseillait : « ne craignez pas d’être excentrique dans vos opinions, car chaque opinion aujourd’hui acceptée fut un jour excentrique. »

  • Arnaques sentimentales : un reportage de Charlotte Perry. PODCAST RADIO Les arnacœurs Abonnés

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    « C’est une vieille maladie honteuse
    Un sacré manque d’amour qui creuse
    Dans nos villes, dans nos campagnes
    Ça gagne… »

    Alain Souchon a mis les mots dessus, il y a presque 50 ans.

    La solitude colle à l’humanité comme son ombre, pleurer des rivières est notre plus ancien blues.

    Mais tout ça, c’était avant.

    Avant l’informatique et les réseaux qui ont permis de faire de la solitude un énorme business. On parle d’un « capitalisme de la solitude ». L’escroquerie aux sentiments engendre des milliards d’euros. L’université du Texas avance un chiffre de 65 milliards d’euros entre 2020 et 2024. Témoignages, enquêtes, reportages se multiplient. L’Afrique de l’Ouest prend sa revanche, les « brouteurs » capables de vous tondre jusqu’à l’os avec un simple portable chantent le bonheur de « niquer la France/depuis l’étranger ».

    On arnaque par le cœur, par le cul et par le fric.

    Pour pratiquer l’arnaque aux sentiments, vous pouvez trouver des kits de phishing sur Telegram entre 75 et 300 euros. Vous apprendrez à utiliser l’IA, vous apprendrez le « boomer trap », le piège à séniors. Des milliers se font piéger chaque année, parfois jusqu’à la ruine complète.

  • Tout un été Là-bas : que de l’amour ! La victoire de Zohran Mamdani, un laboratoire pour la gauche Abonnés

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    Dans ces jours qui n’en finissent pas de déchanter, la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York le 4 novembre 2025 a été une formidable embellie. Crédité de 1 % un an auparavant, ce pétulant musulman est devenu le premier maire « socialiste » dans la plus grande ville américaine qui compte le plus de milliardaires au monde.

    Une brève éclaircie ou bien le début d’un durable contre-feu ?

    Enseignant à l’université Johns Hopkins, l’historien Tristan Cabello voit dans cette victoire un laboratoire pour la gauche.

    Alors que nos gauches s’entretuent avec application en offrant un boulevard aux réacs les plus déboutonnés, il y a là sans doute pour nous du grain à moudre, surtout à la veille des municipales.

    Gel des loyers, bus gratuits, crèches abordables.

    C’est en répondant aux galères populaires que Mamdani a réussi. Avec bien moins de moyens financiers, il a battu Andrew Cuomo, figure de l’establishment démocrate, le parti qui, en méprisant les préoccupations des modestes, a favorisé l’élection de Trump.

    Accusée bien sûr d’antisémitisme et de soutien du Hamas, toute la jeunesse de la communauté juive de New York a voté pour lui.

    Et surtout Mamdani a laissé tomber les « culture wars », les guerres culturelles, c’est-à-dire les conflits identitaires et moraux qui masquent un agenda économique pro-patronat. Des débats dont notre gauche culturelle se gave depuis longtemps, loin des soucis du populo beauf et mal élevé.

    Un entretien contre la déprime générale avec une surprise à la fin…

  • Tout un été Là-bas : que de l’amour ! Johnny Cash : « The Ballad of Ira Hayes » Abonnés

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    Connaissez-vous l’histoire d’Ira Hayes ? Né en 1923 dans la réserve indienne de Gila River, en Arizona, le jeune Ira Hayes s’engagea à 19 ans dans les Marines. Démobilisé après la fin de la Seconde guerre mondiale, Ira Hayes ne parvint jamais à se réinsérer dans la vie civile et mourut d’alcoolisme dix ans plus tard. L’histoire banale d’un soldat atteint de stress post-traumatique comme tant d’autres ? Pas tout à fait banale, puisqu’Ira Hayes est l’un des six soldats que l’on aperçoit lever le drapeau sur Iwo Jima le 23 février 1945, dans la fameuse photographie de Joe Rosenthal. Ce qui lui valut une gloire éphémère et un destin tragique auxquels le grand Johnny Cash consacra une ballade : La Ballade d’Ira Hayes.

  • Tout un été Là-bas : que de l’amour ! Les Américains sont-ils en train de lâcher Israël ? Accès libre

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    Mais que se passe-il aux États-Unis ? Les New-Yorkais élisent un maire qui qualifie Israël d’État d’« apartheid » et la guerre à Gaza de « génocidaire ». L’influenceuse d’extrême droite Candace Owens invite dans son podcast Norman Finkelstein, l’auteur de L’Industrie de l’Holocauste très critique de l’ « exploitation » par Israël de la souffrance des juifs. L’ancien présentateur star de Fox News, Tucker Carlson, proche de Trump, reçoit pendant plus de deux heures John Mearsheimer, universitaire remarqué pour son ouvrage Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, qui dénonce « l’orientation de la politique étrangère américaine » par des organisations comme l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC).

Une sélection :

Rencontre avec Francesca Albanese qui publie son rapport sur la torture en Palestine (vidéo et radio. Durée : 24’53) Francesca Albanese : « Israël a reçu un permis de torturer les Palestiniens » Accès libreVoir

Le

Cages de fer, attaques de chiens, tortures à l’électricité, viols collectifs avec matraques ou barres de fer, intestins éclatés…

À Genève, le 21 mars, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés FRANCESCA ALBANESE a présenté son dernier rapport « TORTURE ET GÉNOCIDE » dans les territoires palestiniens occupés.

Pas seulement bavure ou revanche, mais méthode systématique contre les Palestiniens dans les prisons mais aussi hors des lieux de détention, y compris sur des mineurs. Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une logique qui s’exerce sur les corps comme sur les conditions de vie.

Le rapport précise : « la torture est une caractéristique structurelle du génocide en cours commis par Israël et, plus largement, de l’apartheid colonial de peuplement ».

« Fils de pute », « enculé » Accès libreLire

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À sept reprises en moins de six minutes, en direct et en public, le 19 décembre 2025, le député d’extrême droite Charles Alloncle a répété « fils de pute », « enculé » dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public dont il est le rapporteur. Des termes rarement usités dans un cadre officiel qui lui ont valu des milliers de messages dans les réseaux d’extrême droite et dans tous les médias appartenant au milliardaire Vincent Bolloré.

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Ignorance et ressentiment permettent toutes les manipulations et tous les chantages. Les partisans du génocide n’hésitent pas à instrumentaliser la mémoire juive pour accuser d’antisémitisme la moindre solidarité pour le peuple (…)