MAMY, LA VÉRITABLE CRITIQUE DES MÉDIAS

MAMY refait le MATCH Abonnés

1

Le

Il est temps de prendre le temps. Tout l’été, retrouvez le meilleur de Là-bas, une sélection de ce que vous avez (peut-être) raté cette année. Même en vacances, les AMG [1] sont vraiment des privilégiés ! En novembre, nous découvrions Mamy, la véritable critique des médias !

Chaque semaine, au fin fond de sa ferme, une mamie de 90 ans s’invite dans les marges du magazine Paris MATCH. Avec, pour seule arme, son stylo Bic, elle écrit partout, dans les marges, sur les réclames, sur les photos, elle répond coup pour coup à la vie rêvée qu’on lui vend toutes les semaines : elle refait le Match ! À partir de centaines de pages griffonnées, sa petite-fille a recréé un superbe magazine complet, mais attention, ce n’est pas pour tout le monde, la mamie a bien précisé : « à ne pas mettre entre les mains des riches ».

Ça vous bourre le crâne, ça vous lave le cerveau, ça vous dupe, ça vous trompe, ça vous rend idiots. Vous avez reconnu, c’est les médias. Tous les médias, mais surtout la presse people, pleine de vedettes, de têtes couronnées, de faux drames et de vraies paillettes. D’ailleurs, on ne le lit jamais ça, sauf par hasard dans la salle d’attente du dentiste. Mais qui peut lire des choses pareilles, on se demande. Eh bien, à cette question, voici une réponse : la Mamy. La Mamy est une lectrice assidue de ce genre de médias, et plus précisément du magazine PARIS MATCH.

Depuis des années, toutes les semaines, du fin fond de sa ferme, quelque part dans l’Allier, Jeanne Martin – c’est le nom de la Mamy – ne se contente pas de lire le magazine de la première à la dernière ligne, mais en plus elle lui répond. Armée de sa pointe Bic, dans les marges, sur les photos, sur les réclames, elle écrit ses commentaires. Elle critique, elle réplique, elle conseille, elle se fout de ces very important pipoles et de tous ces parasites dorés comme des staphylocoques. C’est drôle, c’est insolent, c’est joyeux, ça dézingue, on savoure.

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

Notes

[1AMG : Abonnés Modestes et Géniaux

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Hommage à François Hadji-Lazaro qui a dévissé son billard en 2023 Quand Hadji-Lazaro « détextait » Topor AbonnésÉcouter

Le

Le garçon boucher de la rue des Martyrs nous a fait faux bond, mais on l’a retrouvé en train de chanter Roland Topor. Voilà de quoi remonter la pente jusqu’à plus soif, suffit de remettre au début quand c’est la fin. Un bon voyage et un grand merci François Hadji-Lazaro, tu peux nous croire, on t’oubliera pas de sitôt.

Toute l’équipe de Là-bas

Ni Poutine, ni OTAN : pourquoi la gauche est inaudible sur la guerre en Ukraine AbonnésÉcouter

Le

Peut-on mettre en question l’engagement de la France contre la Russie sans être accusé de faire « le jeu de Poutine » ? Il semblerait que ce soit compliqué tant, depuis neuf mois, tout ce qui ne consiste pas à condamner Poutine ou la Russie semble suspect. Par exemple, pour le chroniqueur d’Europe 1 Philippe Val, ce sont les grèves des salariés français pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat, soutenus par la CGT, qui font « le jeu de Poutine » : « si la situation de la France est la conséquence des sanctions et des rudes sacrifices que nous consentons pour défendre la liberté en Europe, choisir ce moment pour paralyser l’économie du pays en appelant à la grève générale, n’est-ce pas se déclarer allié objectif de Poutine ? Le combat syndical ne doit-il pas s’arrêter où commence l’intelligence avec l’ennemi ? »