Coupe du monde 2019. Un article de David Garcia

La femme, avenir du foot business ? Abonnés

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On n’est pas en finale ! Éliminées en quart de finale par les États-Unis, les Bleues ne disputeront pas la finale de la Coupe du monde de football qui se jouera à Lyon dimanche 07 juillet. Jusqu’à sa défaite, l’équipe de France féminine a suscité un engouement inédit dans le pays, qui accueillait la compétition pour la première fois de son histoire. Une grande avancée pour le féminisme ? Surtout, un nouveau marché juteux pour le foot business.

« La femme est l’avenir du football ». Prononcée en 1995 par Joseph Blatter, le président de la fédération internationale du ballon rond (Fifa), cette sentence éculée passerait presque aujourd’hui pour un oracle, tant le mondial qui s’achève a crevé les écrans… et rempli les tiroirs-caisses.

Le quart de finale de coupe du monde féminine France–États-Unis, vendredi dernier, a été suivi par 10,7 millions de téléspectateurs. Soit 51 % de part de marché et la meilleure audience de l’année 2019 pour la chaîne privée ! Euphorie à tous les étages de la tour TF1, diffuseur de la compétition. Grâce à des tarifs publicitaires relevés au fil de la compétition et des victoires des Bleues, la chaîne devrait empocher 13 millions d’euros. Opportuniste, la chaîne de Bouygues ? « TF1 a fait un pari en achetant les droits et en prévoyant de diffuser les matchs en prime time. Même si la chaîne n’a pas payé un prix excessif », salue Philippe Nouchi, expert médias tout terrain chez Publicis.

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