Enfin une tribune des grands titres de la presse internationale en soutien à Assange !

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Charlie Savage, « Les principaux médias exhortent les États-Unis à abandonner leurs charges contre Assange », The New York Times, 28 novembre 2022

Le 28 novembre dernier est parue une tribune signée par les directions de la rédaction du New York Times, du Guardian, du Monde, du Spiegel, d’El País à l’occasion des douze ans de la publication de télégrammes diplomatiques des États-Unis, connue sous le nom de « Cablegate ». Ces titres ont été, pour le moins, très ambigus depuis le début de l’affaire quand ils ont décidé de lâcher, voire même lyncher leur collègue de WikiLeaks, qui ne pourrait être aujourd’hui traité de la sorte si seulement ils le reconnaissaient comme un « vrai journaliste », un collègue à défendre au nom de la liberté d’informer, comme l’ont fait, par ailleurs, des milliers de journalistes indépendants dans le monde, dont de nombreux syndicats de journalistes.

Prenons ce qu’il y a à prendre ! Cette tribune, marquant un soutien contre l’extradition d’Assange, peut être comptée comme une petite victoire de la mobilisation en soutien pour Assange et pour que le silence soit enfin rompu chez les journalistes « mal à l’aise » avec cette affaire, qui en dit beaucoup sur l’état de la presse et ses contradictions, le « deux poids, deux mesures » étant un biais toujours très puissant quand il s’agit de documenter les crimes de guerres.

Encore des contre-vérités à décrypter

Mais il y a dans la tribune ce passage qui mérite qu’on s’y attarde dans la défense du journaliste le plus primé du XXIe siècle :

« Notre groupe de rédacteurs en chef et de directeurs de publication, qui ont tous eu l’occasion de travailler avec Julian Assange, a jugé nécessaire de critiquer publiquement son attitude en 2011 lorsque des versions non censurées des télégrammes diplomatiques ont été rendues publiques, et certains d’entre nous restent préoccupés par l’allégation figurant dans l’acte d’accusation américain selon laquelle il aurait aidé à l’intrusion informatique dans une base de données classée « secret-défense ».

Si vous avez lu la chronologie du livre publié avec le film Hacking Justice et vu le film de Clara Lopez-Rubio et Juan Pancorbo, ou encore l’excellent livre de Nils Melzer (L’Affaire Assange. Histoire d’une persécution politique, éditions Critiques, 2022), vous comprendrez mieux pourquoi on peut parler de trahison du New York Times et du Guardian envers Julian Assange et leurs lecteurs. Le quotidien britannique a encore le culot de conserver sa version des faits consistant à charger Assange pour la publication des câbles diplomatiques, se dédouanant ainsi de toute responsabilité. Mais ce sont bien deux journalistes du Guardian, qui ont travaillé avec Assange à la publication des révélations de WikiLeaks (dont celles de Manning), et qui ont fait preuve de manquements aux précautions élémentaires du journalisme, notamment par la divulgation publique, dans un livre (!), des codes pour accéder aux documents… par erreur, semble-t-il [1] !

C’est précisément ce qui a forcé WikiLeaks à la publication de ces câbles afin d’informer assez rapidement, par la voie la plus évidente, les victimes potentielles de cette « bourde » qui n’auraient pas eu connaissance du livre (les journalistes du Guardian ne s’en sont pas vantés) et qu’ils sauvent leur peau, avant que ces documents ne risquent de les mettre effectivement en danger. D’ailleurs, les accusateurs états-uniens n’ont jamais amené un élément de preuve sur le fait que des agents ou indicateurs auraient été victimes de ces révélations car il semble qu’ils aient eu le temps de se mettre à l’abri, se sachant en danger. Julian Assange avait aussi pris soin de prévenir les autorités nord-américaines avant chaque grande publication, de les expurger et de masquer les noms (ce qui prenait un temps fou pour une petite équipe comme WikiLeaks et avait nécessité une coopération avec la rédaction du Guardian) malgré la pression des journalistes souvent très pressés de bénéficier de l’effet de buzz de ces publications dans leurs journaux à grand tirage, soumis à une concurrence féroce.

Quant à l’accusation d’aide à l’intrusion informatique « secret-défense », qui transformerait le journaliste Assange en espion, il y a aussi beaucoup à dire mais rien n’est dit justement… Une allégation sans aucune preuve à ce jour et qui, par ailleurs, n’enlève rien à la véracité des faits révélés. Des journalistes continuent à reprocher à WikiLeaks les révélations sur les tricheries de la candidate Hillary Clinton pendant les primaires démocrates (au désavantage de Bernie Sanders) qui, selon eux, auraient coûté la victoire contre Trump en 2016…

Notons cependant que la tribune n’a pas relancé les accusations bidon de « viol » qui ont ruiné l’image d’Assange pendant des années, l’ont acculé à se réfugier dans l’ambassade d’Équateur à Londres, avant que la CIA envisage de l’assassiner, de l’enlever secrètement… puis qu’il en a été officiellement enlevé pour être jeté dans la prison de Belmarsh, afin d’être livré aux États-Unis au nom de l’Espionage Act of 1917, alors que les accusations d’agressions sexuelles en Suède étaient finalement abandonnées et ne constituaient donc plus un prétexte. Les mensonges et la rumeur ont joué un rôle très important dans cette affaire. Que les soutiens potentiels à Assange aient été refroidis à l’époque en 2010, c’est tout à fait compréhensible, mais en 2022, que des journalistes ne prennent pas le temps de lire les documents désormais à disposition relève soit de l’incompétence, soit de la mauvaise foi criminelle (soit les deux). Mais, ce n’est pas le cas, heureusement, de cette tribune… qui constitue, au moins, sur cet aspect, un pas de plus vers une analyse plus rationnelle de la situation.

L’expression d’une solidarité qu’il faut encourager !

Aussi, malgré les réserves, saluons cette expression de solidarité (enfin !) : « mais nous sommes solidaires aujourd’hui pour exprimer notre grande inquiétude face aux poursuites judiciaires sans fin que subit Julian Assange pour avoir recueilli et publié des informations confidentielles et sensibles. »

Encore un petit effort de solidarité peut être accompli pour sauver Assange, sur le modèle de John Young, fondateur du site Cryptome, qui a demandé au ministère américain de la Justice de l’inculper également car il a publié des fichiers non expurgés du département d’État avant WikiLeaks [2].

On peut rêver que si les journalistes du New York Times, du Guardian, du Monde, du Spiegel, d’El País, qui ont aussi publié les révélations de WikiLeaks, emboîtent le pas de John Young, il serait plus compliqué pour les États-Unis de détruire ouvertement la liberté d’informer, en vertu du premier amendement de la Constitution, et l’inculpation d’Assange ne tiendrait plus à grand chose.

En attendant, prenons cette tribune pour ce qu’elle est : une bonne nouvelle et le signe qu’il se passe quelque chose. D’autant qu’elle se termine par cette vérité sur laquelle tout le monde devrait s’entendre : « publier n’est pas un crime. »

ÇA BOUGE AUTOUR DE JULIAN ASSANGE

22 novembre 2022. Le président colombien, Gustavo Petro, se déclare en faveur de la libération d’Assange. Sur Twitter, il revendique « soutenir la lutte mondiale pour la liberté du journaliste Julian Assange ».

28 novembre. Parution d’une tribune de soutien signée par les directions de la rédaction du New York Times, du Guardian, du Monde , du Spiegel, d’El País à l’occasion des 12 ans de la publication du « Cablegate ». Il reste cependant quelques contre-vérités à « débunker ».

29 novembre. John Young, le fondateur du site Cryptome, annonce avoir demandé au ministère états-unien de la Justice de l’inculper également car il a publié les câbles diplomatiques US dans leur version non expurgée, avant WikiLeaks.

30 novembre. Le premier ministre australien, Anthony Albanese, a annoncé devant le Parlement qu’il avait personnellement demandé aux responsables américains de mettre fin aux poursuites judiciaires contre Assange, ressortissant australien. « Il y a quelque temps, j’ai fait valoir mon point de vue selon lequel trop, c’est trop. Il est temps que cette affaire soit menée à son terme », a-t-il affirmé.

2 décembre. Julian Assange saisit la Cour européenne des droits de l’homme pour contester son extradition vers les États-Unis.

4 décembre. Sur Twitter, Elon Musk a lancé un sondage : « Assange et Snowden devraient-ils être graciés ? ». 80 % des 3 316 014 votants se sont prononcés pour.

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  • C’est Trump qu’il nous faut ! Abonnés

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    C’est le cri du cœur du pays réel, de la France de Zemmour et de CNEWS, de Bernard Arnault comme des fabricants de casquette rouge.

    Un cri qui rappelle le fameux « C’EST PÉTAIN QU’IL NOUS FAUT » lancé en 1936 par Gustave Hervé dans un ouvrage fameux.

    Passé du socialisme au fascisme, admirateur de Mussolini, il avait créé le Parti socialiste national, deux mots également associés de l’autre côté du Rhin.

    Ce précurseur du fascisme français admirait alors le maréchal von Hindenburg, président du Reich qui allait éviter la guerre en prenant Hitler comme chancelier.

    Il nous fallait un semblable maréchal en France. Le souhait de Gustave Hervé se réalisa.

    On connaît la suite.

    Dans ces années 1930, Gustave Hervé ne faisait que refléter ce qui fermentait alors dans les esprits.

    Mais tout ça c’est du passé.

    Aujourd’hui, C’EST TRUMP QU’IL NOUS FAUT !

  • VIDÉO et PODCAST CASSEZ-VOUS BANDE DE NAZIS ! Colère contre les commandos anti-immigration de Donald Trump. Mais et nous en France ? Abonnés

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    ON EST DANS LE RÊVE HUMIDE D’UN RETAILLEAU OU D’UN BARDELLA

    La vidéo a fait le tour du monde. Le meurtre à bout portant de Renee Nicole Good, une mère de famille de 37 ans tuée le 7 janvier par Jonathan Ross, un flic de l’ICE, commandos ultra-violents voulus par Trump contre les immigrés.

    Il faut en virer un million, c’est un ordre de Donald et sa bande. Peu importent les bavures, l’impunité est totale. Une vraie industrie : 328 000 ont déjà été renvoyés en 2025.

    Le département de la Sécurité intérieure a tout de suite plaidé la légitime défense face à ce que Trump a qualifié d’« acte de terrorisme intérieur », alors que Renee Nicole Good ne faisait que filmer.

    Mais la colère monte et la résistance s’organise à Minneapolis et bien au-delà. Selon des sondages, une majorité d’Américains, plus de 50 %, dénoncent ces brutalités, y compris les plus grandes gueules du camp MAGA.

    Les médias français documentent avec indignation ces violences.

    Mais pourquoi aller si loin ? Nous aussi on a un ICE version française. En 2025, 29 personnes sont mortes en tentant de rejoindre le Royaume-Uni depuis la France.

    Indignation ? Manif ?

    Vous vous souvenez de la recette pour faire cuire les grenouilles ?

    De quoi étonner Dillah cette semaine.

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Francis Lemarque : « Quand un soldat » Abonnés

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    1953 : la Seconde guerre mondiale est terminée, la guerre d’Algérie n’a pas encore vraiment commencé. La France est par contre embourbée dans sa guerre coloniale en Indochine. Une guerre qu’on a un peu oubliée et qui fit pourtant plus de victimes qu’en Algérie.

    Trois ans plus tôt, en 1950, le marin Henri Martin était arrêté pour avoir distribué des tracts pacifistes à Toulon : accusé de sabotage et de démoralisation des troupes, il est condamné à cinq ans de réclusion et à la dégradation militaire. Jean Cocteau, Picasso, Jean-Paul Sartre, Gérard Philippe s’impliqueront dans une vaste campagne pour demander sa libération. En 1953, c’est une chanson antimilitariste écrite par Francis Lemarque et interprétée par Yves Montand qui est interdite à la Radiodiffusion-télévision française. Elle s’appelle Quand un soldat, et Olivier Besancenot vous raconte son histoire cette semaine.

  • Notre film HOWARD ZINN 2 : partout des salles pleines ! Merci Donald ! Accès libre

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    Déjà une vingtaine d’avant-premières et un accueil génial partout ! Merci ! Il faut reconnaître que nous sommes bien aidés par Donald Trump, en guerre ouverte contre « les tracts d’Howard Zinn qui tentent de faire honte de leur propre histoire aux étudiants ». « La gauche a dénaturé et souillé l’histoire américaine ». Pour mesurer le désastre, voyez les séances à venir près de chez vous avant et après la sortie nationale le 28 janvier.

  • La destinée manifeste Abonnés

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    Venezuela, Groenland, Cuba, Panama, Canada, Gaza, Iran, Champs-Élysées, arc de triomphe…

    À qui le tour ?

    Le monde le regarde estomaqué à coup de clics, des milliards de clics.

    Et nous, la France ? Horreur ! Il ne nous prend même plus au téléphone. Comme une danseuse entretenue que son bourgeois abandonne, la France frissonne. Elle le supplie de rester, je te ferai ce que tu voudras. Macron se couche. De la Hongrie à l’Italie, l’extrême droite européenne fait allégeance à MAGA. Plus malin, le RN cache sa joie en rêvant d’un ICE à la française. Sur les hauts plateaux télévisés, l’éditocratie s’interroge gravement : comment survivre dans un monde post-américain ?

    Mais rien de bien nouveau. Trump ne fait qu’accomplir et poursuivre le destin divin de l’Amérique. Sa destinée manifeste. C’est Dieu en personne qui lui dicte le chemin. Comme vous mettez Waze pour suivre votre route, Donald met Dieu. Il l’a dit lors de son investiture le 20 janvier 2024 : « et nous poursuivrons notre destinée manifeste jusqu’aux étoiles, en lançant des astronautes américains pour planter la bannière étoilée sur la planète Mars. »

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Manu Chao : « Clandestino » Abonnés

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    Si les migrations existent depuis l’aube de l’humanité, elle ne concernent pourtant qu’une petite partie des êtres humains : environ 3,5 % de la population mondiale à l’heure actuelle.

    Néanmoins, ces dernières décennies, les conséquences de la révolution industrielle et de la dérégulation néolibérale ont fait légèrement augmenter le nombre de flux migratoires. On comptait environ 77 millions de personnes migrantes dans le monde en 1965, 140 millions en 1997 et 281 millions en 2020.

    En 1998, le gouvernement de Lionel Jospin régularisait 80 000 sans-papiers en réponse aux lois Debré-Pasqua qui avaient précédemment durci les conditions d’entrée et de séjour en France. La même année, Manu Chao sortait son premier album depuis la fin de la Mano Negra. Il s’appelait Clandestino, et le premier titre s’appelait « Clandestino ». Un succès au-delà des frontières que vous raconte cette semaine Olivier Besancenot.

  • Laurence De Cock reçoit l’économiste Thomas Porcher Thomas Porcher : « Pourquoi la dette n’est pas un problème » Abonnés

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    Les riches ont-ils mérité leur richesse ? La taxe « Zucman » est-elle confiscatoire ? Taxer les riches aura-t-il pour effet de les faire fuir à l’étranger ? Faut-il avoir peur de la dette ?

    Voilà autant d’idées reçues en économie sur lesquelles nous avons tous plus ou moins une opinion, mais à propos desquelles on a souvent du mal à argumenter le soir du réveillon lorsqu’on se retrouve à dîner face à son beau-frère de droite.

    Après ses agapes de fin d’année, Laurence De Cock s’est donc dit qu’il fallait un professeur d’économie un tout petit peu pédagogue pour nous expliquer tout cela clairement et nous donner des billes pour la prochaine réunion de famille.

    Voilà ainsi révélées les vraies raisons de la présence de Thomas Porcher dans cette émission. Car s’il y a bien un professeur qui prend son métier à cœur, c’est lui. Professeur d’économie à la Paris School of Business, il est surtout connu pour ses nombreuses interventions médiatiques en tant qu’« économiste de gauche » et pour être la seule personne autorisée à contredire Dominique Seux chaque vendredi matin sur France Inter.

    Il a aussi publié une bande dessinée avec Ludivine Stock et Raphaël Ruffier-Fossoul, L’économie pour les 99 %, pour essayer de combattre les idées reçues en économie. Et combattre les idées reçues en économie, c’est ce qu’il est venu faire au micro de Laurence De Cock dans ce nouvel épisode de « Si j’aurais su ».

  • La Hongrie va-t-elle enfin tourner la page Orbán ? Abonnés

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    Qui soutient encore Viktor Orbán, au pouvoir en Hongrie depuis quinze ans ?

    Marine Le Pen en pince pour Orbán, elle qui en a fait son invité d’honneur à sa « fête de la victoire » organisée dans le Loiret en juin dernier.

    Trump aussi ne manque jamais une occasion de féliciter son homologue hongrois : « je le soutiens. Il a accompli un travail fantastique ». En novembre 2025, il l’a même reçu très chaleureusement à la Maison Blanche pour lui accorder l’autorisation spéciale de ne pas appliquer les sanctions liées au pétrole russe.

    Benyamin Nétanyahou a aussi toutes les raisons de bien aimer le ministre-président hongrois. Il a pris la décision de retirer son pays de la Cour pénale internationale, après que ladite cour a eu l’outrecuidance d’émettre un mandat d’arrêt contre le premier ministre israélien pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Si Viktor Orbán peut donc compter sur tous les Le Pen, Trump et Nétanyahou du monde entier, a-t-il encore le soutien des Hongroises et des Hongrois ? Rien n’est moins sûr, puisqu’il se murmure qu’il pourrait perdre les élections législatives en avril prochain. Cette semaine, Le Guide du droitard fait le bilan du laboratoire de l’extrême droite mondiale.

  • Pour la fin de vie d’Emmanuel Macron Abonnés

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    Gérard Mordillat a regardé pas moins de deux fois les vœux du président de la République. Et maintenant, il en est persuadé. Les vœux qu’Emmanuel Macron a formulés face à la caméra n’étaient destinés ni à la France, ni aux Français… mais à lui-même. Démonstration.

  • Macron lèche Trump Accès libre

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    2026 démarre très fort : viol de la souveraineté, viol de la constitution américaine, viol du droit international. Donald Trump viole toutes les lois. Un soir, il fait kidnapper le président vénézuélien
    Nicolás Maduro et son épouse et il s’empare du pétrole du Venezuela, les plus vastes réserves d’or noir du monde. Il annonce que les États-Unis vont diriger le Venezuela et y installer les compagnies pétrolières américaines. « Nous allons investir des milliards de dollars au Venezuela et tirer une extrême richesse du sol vénézuélien. »

  • Chaque mardi, Olivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Léo Ferré : « Les Anarchistes » Abonnés

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    C’est le 10 mai 1968 que Léo Ferré interpréta la première fois cette chanson sur la scène de La Mutualité. Le 10 mai, ce fut aussi la première nuit des barricades de Mai-68. La légende raconte que le chanteur engueula son public en leur demandant de sortir rejoindre les manifestants. Aussitôt dit, aussitôt fait puisque le public était majoritairement composé de membres de la Fédération anarchiste. Cette semaine, Olivier Besancenot rend hommage aux Anarchistes… et aux anarchistes.

  • Arnaques sentimentales : un reportage de Charlotte Perry. PODCAST RADIO Les arnacœurs Abonnés

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    « C’est une vieille maladie honteuse
    Un sacré manque d’amour qui creuse
    Dans nos villes, dans nos campagnes
    Ça gagne… »

    Alain Souchon a mis les mots dessus, il y a presque 50 ans.

    La solitude colle à l’humanité comme son ombre, pleurer des rivières est notre plus ancien blues.

    Mais tout ça, c’était avant.

    Avant l’informatique et les réseaux qui ont permis de faire de la solitude un énorme business. On parle d’un « capitalisme de la solitude ». L’escroquerie aux sentiments engendre des milliards d’euros. L’université du Texas avance un chiffre de 65 milliards d’euros entre 2020 et 2024. Témoignages, enquêtes, reportages se multiplient. L’Afrique de l’Ouest prend sa revanche, les « brouteurs » capables de vous tondre jusqu’à l’os avec un simple portable chantent le bonheur de « niquer la France/depuis l’étranger ».

    On arnaque par le cœur, par le cul et par le fric.

    Pour pratiquer l’arnaque aux sentiments, vous pouvez trouver des kits de phishing sur Telegram entre 75 et 300 euros. Vous apprendrez à utiliser l’IA, vous apprendrez le « boomer trap », le piège à séniors. Des milliers se font piéger chaque année, parfois jusqu’à la ruine complète.

  • Rions et rêvons un peu avant de reprendre le boulot… un conte de Daniel Mermet à écouter en regardant les illustrations d’Henri Galeron L’île du droit à la caresse Accès libre

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    Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.

  • Un entretien avec David Graeber de 2018 à revoir pour commencer l’année avec les idées claires « Larbins, porte-flingues, rafistoleurs, cocheurs de case, petits chefs… » Et vous, quel job à la con faites-vous ? Abonnés

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    Dénoncer les boulots à la con alors que des millions de chômeurs rêvent d’un boulot, ça ressemble à une de ces leçons péremptoires dont la petite bourgeoisie culturelle est coutumière. Mais en réalité, la terreur de la précarité pousse au désir d’avoir un job, peu importe lequel, mais un job. Ainsi, beaucoup sont amenés à passer leur vie dans des boulots inutiles, dépourvus de sens, voire vraiment néfastes. C’est ce que démontre l’anthropologue David GRAEBER.

  • On en parlait en 2025 Puisqu’on en parle Abonnés

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    Dans la matinale du mercredi 1er octobre sur France Culture, Guillaume Erner consacrait son « humeur du matin » à l’incarnation cinématographique de Gisèle Halimi par Charlotte Gainsbourg, et aux questions que ce casting a pu soulever. Sur le moment, j’avais balayé d’un haussement d’épaules les inepties moralisantes de mon bavard quotidien.

    Découvrant ensuite ici même l’article récent de Daniel Mermet puis la dernière chronique de Gérard Mordillat, je suis retourné lire en ligne le billet d’Erner. Attentivement. Ce qui m’a convaincu qu’il fallait tout de même réagir. Ami lecteur, je t’invite à prendre connaissance de ce billet, vite lu, pour une lecture plus fluide de la présente chronique. Car c’est un courrier à l’auteur, adressé en vrai comme toujours. Il ne m’a pas répondu, d’ailleurs. Comme toujours.

    Cher Guillaume Erner,

    De Gisèle Halimi, vous dites dans votre humeur de mercredi dernier qu’«  elle ne s’est jamais exprimée sur la situation actuelle au Proche-Orient pour une raison simple : elle est morte avant. » Bon. Comment dire. Pour éclairer ce qui va suivre, je vous propose de commencer par lire ceci :

Une sélection :

Les nouveaux négationnistes Accès libreVoir

Le

« Gaza brûle. » C’est avec ces deux mots très clairs que le ministre israélien de la Défense a qualifié mardi 16 septembre l’offensive terrestre menée par l’armée israélienne pour « prendre le contrôle » de la ville de Gaza.

Même les autorités françaises, pourtant diplomates, ont dénoncé « cette campagne destructrice, qui n’a plus de logique militaire ». Le jour même, une commission d’enquête internationale de l’ONU sur le territoire palestinien occupé « estime qu’Israël est responsable du génocide commis à Gaza ».

Pendant ce temps, en France, certains continuent à estimer qu’« Israël n’est pas responsable d’une famine à Gaza » (Bernard-Henri Lévy, 24 août 2025), que « la détestation d’Israël sur la base d’un mensonge médiatique invraisemblable, la fausse famine, le faux génocide, est à son comble » (Gilles-William Goldnadel, 14 septembre 2025) et même qu’« il n’y a AUCUN journaliste à Gaza. Uniquement des tueurs, des combattants ou des preneurs d’otages avec une carte de presse. » (Raphaël Enthoven, 15 août 2025). Gérard Mordillat revient aujourd’hui sur ceux qui s’évertuent à nier la réalité du massacre à Gaza, ces « nouveaux » négationnistes.

Tout un été Là-bas pour se refaire la cerise ! COMMENT LE FASCISME GAGNE LA FRANCE AbonnésÉcouter

Le

Nationaliser le bonheur commence par virer ces passions tristes qui nous bouffent comme des punaises de lit et rétrécissent la surface de la cage. Contre ça il faut des biscuits, il faut des provisions, il faut des armes. Là-bas si j’y suis vous en donne tout l’été, comme cette émission avec le sociologue Ugo Palheta à l’occasion de la nouvelle édition de son livre Comment le fascisme gagne la France. De Macron à Le Pen parue en mai aux éditions La Découverte.

On vise les affects et non la pensée Rima Hassan, sorcière terroriste AbonnésLire

Le

Fachos, droite et extrême droite, de Retailleau à Marion Maréchal en passant par les 94 sénateurs qui exigent la levée de son immunité parlementaire, une chasse délirante est ouverte contre la députée européenne Rima Hassan suite à son entretien avec Jean-Jacques Bourdin le 27 février.

Voilà le pourquoi et le comment d’un lynchage ordinaire.

Charmant dessin daté du 3 mars. Le virage réac du dessinateur Plantu ne date pas d’hier mais il a le mérite de montrer une droitisation générale de plus en plus déboutonnée. Si on suit Plantu, le « dessinateur citoyen », ces dernières années, on arrive à Gaza devenu le Auschwitz du Hamas avec LFI qui garde le camp ? (images trouvées par le site Contre Attaque)