
« Faire le dos rond, attendre que ça passe, ça peut pas être pire, faudra faire avec… »
Des petites phrases entendues à la table à côté.
« — On est convaincu qu’on est des cons vaincus, dit un gars.
— Pas partout, dit une dame, pas tout le monde, écoute Bruce Springsteen. »
Et clac, sur son téléphone, elle envoie à fond « Streets of Minneapolis ».
Écrit et enregistré en trois jours. Dix millions de vues en quatre jours… Oui, dix millions !
Voilà un authentique CHANT DE BATAILLE !
Ceux que vous raconte génialement Olivier Besancenot chaque semaine, c’est souvent dans le passé mais là c’est à chaud. Littéralement à chaud, dans le froid polaire de Minneapolis et contre ICE, la « Gestapo » de Trump qui a assassiné Renee Good et Alex Pretti. Des manifestants ordinaires mais que Trump qualifie de « terroristes de l’intérieur » alors que les images ne laissent aucun doute sur leur exécution à bout portant et sur leur totale innocence. L’histoire a fait le tour du monde. Trump a fait mine de calmer le jeu. Mais ce n’est pas un jeu et ça ne se calme pas. Au contraire. Los Angeles, San Francisco, New York, ça manifeste partout. Et à Minneapolis, ça ne plie pas. Prenez le temps de voir cette vidéo (23’34) :
Pas seulement les « illégaux » avec ou sans papiers sont pourchassés, Renee Good et Alex Pretti sont des citoyens américains ordinaires, possiblement démocrates. Voilà leur crime. Trump sème la guerre civile. Selon des sondages il baisse dans l’opinion. Une large majorité désapprouve sa politique extérieure. Peu importe. Leurre et piège à médias, Trump est le clown de plusieurs puissants courants antidémocratiques et totalitaires, religieux, financiers et technologiques.
Trump pourrait-il faire intervenir l’armée contre le peuple ? Il ne serait pas le premier.
En 1932, 20 000 anciens combattants de la Première guerre mondiale, frappés par la Grande dépression, ont marché sur Washington pour obtenir les primes qui leur étaient dues. C’est la « Bonus March ». Avec femmes et enfants, ils s’installent pour camper devant le Capitole. Violente répression, l’armée entre en jeu sous les ordres du général MacArthur. Gaz lacrymogène et tirs dans la foule. Deux enfants morts asphyxiés, plusieurs vétérans tués par balles, mille blessés. Roosevelt a réglé l’affaire dès son arrivée au pouvoir en 1933. Mais y a-t-il un Roosevelt en vue de nos jours ?
Et en France, on dit quoi ?
Sans surprise, Éric Zemmour approuve ICE sans réserve. « Il faudra adapter à la France et aux structures françaises mais il faudra être impitoyable… » De même que Marion Maréchal, alliée du RN.
Pour Jordan Bardella, en février 2025, la réélection de Donald Trump est un « message extrêmement positif pour tout le monde occidental » voire même un « vent de liberté » pour les démocraties. Quant à Marine Le Pen en 2017, elle se voyait bien en sandwich entre Poutine et Trump. Aujourd’hui, le RN se fait discret et compte sur la mémoire courte générale. Et compte aussi sur son fonds de commerce : si 22 % des Français font confiance à Trump, au moins 40 % des électeurs du RN jugent Trump « positif ».

Alors, convaincus ou cons vaincus ?
Et en prime :

