La lettre hebdo de Daniel Mermet

BHL s’installe en Israël !

Le

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D’après un montage de Jérémy Ferrari


Face à la fuite des cerveaux, il propose le sien pour compenser.

Exclusif ! Ce n’est plus une rumeur, l’entourage du célèbre philosophe français n’en fait plus mystère, Bernard-Henri Levy s’apprête à quitter la France pour s’installer en Israël.

Mais quelle est la raison cette soudaine alya de Bernard-Henri ?

Par dizaine de milliers, les Israéliens quittent leur pays pour s’installer en Grèce, au Portugal, à Berlin ou ailleurs. 84 000 sont partis en 2024 et aujourd’hui, 40 % envisagent leur départ. Des personnes généralement hautement qualifiées ( high-tech, santé, enseignement, recherche, etc.).

Devant cette fuite des cerveaux, BHL propose le sien pour compenser. « Je dois faire ce cadeau à mon peuple dans l’épreuve  », a-t-il déclaré. « J’ai pris cette décision lors d’une insomnie » a précisé l’écrivain qui a toujours revendiqué ses liens forts et profonds avec le pays de Benjamin Néthanyahou en affirmant sa foi dans le sionisme. Or, pour cet émule de Camus et de Malraux, c’est cette foi sioniste qui manque à ces jeunes qui préfèrent fuir plutôt que de participer au génocide des Palestiniens.

On ignore encore le lieu de résidence du philosophe. Entre Tel Aviv et Jérusalem, l’exode lui offre un grand choix immobilier. Nul doute d’ailleurs qu’il va être suivi par tous les sionistes français face à ce brain drain [1].
En tous cas, il sera à pied d’œuvre avec tous les moyens pour réaliser le film portant les preuves de ce qu’il affirme avec force :

« IL N’Y A PAS DE GÉNOCIDE, IL N’Y A PAS DE FAMINE À GAZA. »

Un titre courageux et engagé comme son auteur. Les médias français ne manqueront pas de diffuser son œuvre comme toujours. Pourquoi pas son vieil ami Edwy Plenel dans Mediapart ? Ou encore Arte dont il est président du conseil de surveillance depuis plus de 30 ans et qui lui a déjà octroyé plus d’1 million d’euros pour la production de ses documentaires.

Le temps presse pour Bernard-Henri. À l’heure où la déportation totale des Gazaouis par Israël est annoncée, il serait étrange que les Israéliens quittent eux aussi en même temps le navire et qu’un grand désert de ruines s’installe de la mer au Jourdain.

From the river to the sea...

Daniel Mermet

P. S. « Se trouver un alibi sur une scène de crime ». C’est ce que fait bruyamment le monde médiatico-intello-politique « engagé » au sujet de Gaza. Ne manquez surtout pas l’entretien de la géniale Sophie Bessis par la toujours excellente Julie Gacon.

Notes

[1fuite des cerveaux

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