08 mars : Journée internationale des droits des femmes

Thérèse Clerc, les derniers jours

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Féministe poing levé, à 88 ans, Thérèse Clerc est partie paisiblement au bout d’un beau parcours d’engagement, d’insoumission et de gaieté subversive. Quelques jours avant sa mort survenue le mardi 16 février 2016, Anaëlle Verzaux l’avait revue chez elle à Montreuil avec quelques amis. Voici en hommage cet ultime entretien, une superbe incitation à la lutte, c’est-à-dire à la vie.

Un reportage d’Anaëlle VERZAUX.

Thérèse Clerc, les derniers jours

Merci à Thérèse CLERC, Iro BARDIS et Aline.

Programmation musicale :
- Georges BRASSENS : Le Testament

reportage : Anaëlle VERZAUX
réalisation : Jérôme CHELIUS

Réécoutez également le portrait qu’avait fait François RUFFIN de Thérèse Clerc en 2009, dans notre émission Thérèse, la révolution pour toujours :

Thérèse, la révolution pour toujours

Vivre vieux, c’est bien. Vieillir bien, c’est mieux. Thérèse Clerc veut changer la vieillesse. On est en 2009, elle a 82 ans lors de cette rencontre jubilante. Résistance, révolution permanente, avec elle, ces mots reprennent leur couleur. Résister, c’est résister à l’irrésistible. La vieillesse, pour elle aujourd’hui. Elle s’insurge contre cet inéluctable naufrage. Elle veut changer le regard sur la vieillesse, le regard des vieux sur eux-mêmes. Elle en fait un temps de liberté et de subversion. Un temps sensuel et joyeux. Un temps d’utopie. Elle se bat pour sa maison des Babayagas, pour une université populaire sur la vieillesse, elle retrace son parcours d’insoumise.

Un reportage de François RUFFIN (septembre 2009).

Thérèse, la révolution pour toujours

Merci à Thérèse CLERC et Jacqueline LORTHIOIS.

Programmation musicale :
- Jean YANNE et Michel MAGNE : Liberté, égalité, sexualité
- Charlotte LESLIE : Les filles c’est fait…
- Suzy SULIDOR : Chaque femme je la veux

reportage : François RUFFIN
présentation : Daniel MERMET
réalisation : Khoï NGUYEN et Raphaël MOUTERDE

À voir :

Insoumise à nu est un portait de Thérèse Clerc en son et en images, réalisé en 2012 par la photographe Élisabeth Schneider.

" Insoumise à nu " Portrait de Therese Clerc.
par Elisabeth Schneider

Merci aussi à Élisabeth SCHNEIDER. Photographe, membre du Studio Hans Lucas depuis 2014, du collectif essenci’ Elles, elle est distribuée également par l’agence Look At Sciences.
Le site d’Élisabeth Schneider : www.elisabethschneider-photographie.com


(Vous pouvez podcaster ce reportage en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page.)

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Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) AbonnésVoir

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

« On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

Émission spéciale « Doléances et Résistances » en public HAYANGE, CEUX QUI FONT FACE AU FRONT [INTÉGRALE RADIO] AbonnésÉcouter

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C’est curieux, le maire d’Hayange n’a pas aimé notre affiche, il l’a fait arracher et même il l’a fait repeindre en bleu ! Lui qui aime tant le cochon, lui qui fait la Fête du cochon. Hayange est l’une des onze nouvelles villes conquise par le Front National lors des municipales de 2014. Ancien militant de Lutte Ouvrière et de la CGT,le jeune maire d’Hayange est devenu célèbre en se convertissant subitement à l’extrême-droite. Il est aussi très malin pour lancer des petites ou des grosses provocations qui font le beurre et le bonheur des médias qui viennent du monde entier dans cette ville de Moselle frappée par les politiques néo-libérales.