REPORTAGE RADIO à GRANDE-SYNTHE

Sale temps pour les migrants Abonnés

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Après l'augmentation des prix pour passer en Angleterre, certains doivent patienter en France avant de réunir l'argent nécessaire pour payer les passeurs (photo : Jonathan DUONG)

Depuis l’été dernier, 2 500 migrants (dont 200 enfants) campent dans la galère et la gadoue à Grande-Synthe près de Dunkerque : Kurdes, Syriens, Afghans, au terme d’un voyage de plusieurs mois de cauchemars, c’est la dernière épreuve avant l’Angleterre.

[EXTRAIT] Sale temps pour les migrants


PHOTOS : Jonathan DUONG (CLIQUEZ SUR LES PHOTOS POUR LES VISIONNER)

Portfolio

À Grande-Synthe, l'emplacement actuel du camp de réfugiés doit accueillir (...) Près de 2 500 réfugiés, dont des femmes et des enfants, vivent dans ce (...) La plupart ont fait plus de quatre mois de voyage pour arriver jusque là : (...) Les habitants du camp s'organisent grâce à la solidarité des nombreux (...) Les réfugiés du bidonville de Basroch, majoritairement kurdes, ne souhaitent (...) Médecins Sans Frontières coordonne la construction d'un nouveau camp pour (...) Rewan HUSSEIN, « chargé de sensibilisation » à Médecins Sans Frontières, sert (...) Outre les Kurdes, on trouve aussi dans le camp des Vietnamiens et des (...) Suite à la mort du petit Aylan, les dons affluent vers Grande-Synthe, dont (...) En dehors de la cuisine collective, de nombreux habitants se font à manger (...) Les candidats au départ doivent verser plusieurs milliers d'euros à des (...) La futur camp construit par Médecins Sans Frontières, plus éloigné, isolé, (...) Après l'augmentation des prix pour passer en Angleterre, certains (...) photo : Jonathan DUONG photo : Jonathan DUONG Il y a de l'eau chaude, mais les douches sont peu nombreuses : il faut (...) Hawrê, originaire de Kirkuk en Irak, faisait des études de géologie avant de (...) Plusieurs règlements de compte entre passeurs ont eu lieu dans le camp, si (...) Juste en face du camp, de l'autre côté de la route, la zone pavillonnaire (...)

- Merci à Rewan HUSSEIN président de Kurdistan Libertés Association Danielle Mitterand et à Michel JOLI, secrétaire général de la Fondation Danielle Mitterrand France-Libertés.

- Grégory SALOMONOVITCH attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

reportage : Daniel MERMET et Jonathan DUONG
réalisation : Jérôme CHELIUS
montage : Grégory SALOMONOVITCH

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page)

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SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

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Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

L’île du droit à la caresse Accès libreÉcouter

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Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.