Mais qui met les sapins ? Un reportage de François Ruffin à Amiens pour Noël 2005 (podcast)

Quand Ruffin sentait le sapin…

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[RADIO] Mon beau sapin [7 décembre 2005]

C’est bien joli, mais qui met les sapins ? C’est la question que pose Francois Ruffin à la veille de Noël, dans sa bonne ville d’Amiens. Installer les sapins pour décorer la ville, ça fait un jour de boulot ou deux pour ceux des quartiers « sensibles », comme on dit, les « éloignés de l’emploi » encadrés par leurs éducateurs venus du quartier Nord d’Amiens. C’est un des premiers reportages de Ruffin pour Là-bas en 2005. C’est pas fait pour se démoraliser ni pour se résigner. C’est fait pour donner du courage avec de la colère dedans et des petits bouts de bonheur pour s’accrocher aux branches.

Joyeux sapins !

Là-bas

Programmation musicale :
- André Dassary : Mon beau sapin
- Jasmine Vegas : Ô ciel bleu
- Édith Piaf : Mon manège à moi
- Jeanne Cherhal : Ça sent le sapin

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Et si le mode d’emploi pour l’émancipation était là, sous nos yeux, sans qu’on s’en aperçoive ? Comme dans La lettre volée, où Edgar Poe imaginait que le précieux document dérobé était introuvable justement parce qu’il n’était pas dissimulé mais placé en évidence, aux yeux de tous. Bernard Friot appelle cette lettre volée un « déjà-là » communiste : des conquêtes sociales qui ont permis à certains pans de la société de fonctionner, au sein de la société capitaliste, selon des principes socialisants. Exemple ? La Sécurité sociale. Olivier Besancenot vous rappelle en quoi la Sécurité sociale est plus qu’une assurance d’intérêt général : une institution révolutionnaire.

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Vous connaissez mieux le premier nom que le second. Pourtant, c’est lui, Michel Étiévent, qui a contribué à faire connaître Ambroise Croizat, le père de la sécurité sociale. C’était il y a dix ans, un reportage d’un certain Francois Ruffin faisait découvrir Croizat aux auditeurs de Là-bas. Oui, découvrir. Le nom d’Ambroise Croizat ne figurait ni dans les dictionnaires, ni dans la plupart des mémoires. Il faut dire qu’il avait le tort d’être communiste, et d’avoir mis en place le régime de la Sécu et une série de protections sociales quand il était ministre du Travail entre 1945 et 1947. Une brèche inadmissible que certains s’efforcent de colmater depuis avec un certain entêtement.

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