Acte V, avec les Gilets jaunes de Saint-Avold (Moselle), un reportage de Dillah Teibi

Paroles de rond-point : « J’ai acquis une richesse humaine et sociale qui me dépasse » Abonnés

1

Le

Les Gilets jaunes mosellans ont installé une guillotine au rond-point de Saint-Avold (photo : @nuss_patricia)

Le pouvoir envoie ses CRS pour « nettoyer » les ronds-points. Trop tard. La colère a semé des graines de révolte dans les têtes, des yeux se sont ouverts, le peuple a repris confiance en lui-même. Politiciens, experts et médias avalent de travers, racolent et récupèrent. Les voleurs de parole sont à la manœuvre. Mais qui le dit mieux que ces « gens-là » eux-mêmes un samedi en Moselle ? « Je fais pas de politique, je suis pas plus militant que ça, j’ai acquis une richesse humaine et sociale qui me dépasse aujourd’hui et c’est pour ça que je vais continuer. »
Menaces, chantages, enfumages, matraquages émotionnels : le pouvoir et ses chiens de garde ont beau employer les plus grosses ficelles, rien à faire, les Gilets jaunes sont toujours déterminés. Depuis six semaines, malgré les violences (ou peut-être à cause des violences ) la révolte est soutenue par la majorité du pays. Derrière sa com’ et ses blindés, le gang au pouvoir pourra-t-il encore rester droit dans ses bottes en caoutchouc ? Il se pourrait que le peuple n’ait plus trop envie de baisser la tête, il se pourrait qu’il ait pris goût à autre chose : écoutez le reportage de Dillah Teibi, samedi 15 décembre, sur le rond-point de Saint-Avold en Moselle.

[EXTRAIT] Paroles de rond-point : « J’ai acquis une richesse humaine et sociale qui me dépasse » [RADIO]

Programmation musicale :
- Père et fils : En marche
- Mr. Fabre : Blocage (gilet jaune)

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

reportage : Dillah Teibi
réalisation : Sylvain Richard et Julien Ar Coz

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Dossier : Là-bas si j’y suis et les Gilets jaunes

Des dizaines de reportages, d’émissions, de chroniques et de dessins : Là-bas si j’y suis et les Gilets jaunes, notre dossier.

Voir le dossier

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Comment ils nous ont volé le football Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Corruption, dopage, chauvinisme, machisme, outil des dictateurs, diversion, achat de joueurs, achat de votes, matchs truqués : qui s’intéresse au football ne peut ignorer ces dérives récurrentes. Ce sport reste pourtant l’un des plus populaires au monde, rassemblant dans plus de 17 000 clubs en France deux millions de licenciés et 200 000 bénévoles.
Entretien : Daniel Mermet

Aude Lancelin reçoit Arthur Messaud, de la Quadrature du Net Google et Facebook contre la démocratie AbonnésVoir

Le

Difficile de mobiliser les citoyens sur la question de la protection des données personnelles, ou des dangers que font courir aux libertés publiques des géants du web comme Google ou Facebook. C’est ce que tente de faire La Quadrature du Net, association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, qui intervient depuis 2008 dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, ou encore de la régulation des télécoms.

« Les idées qui traînent dans l’air » Naomi Klein : le coronavirus du capitalisme Accès libreVoir

Le

La crise est-elle une opportunité pour le capitalisme ? Va-t-il appliquer sa stratégie du choc pour nous faire avaler des choses qui nous semblaient impossibles il y a un mois ? Tout dépend des idées qui traînent dans le fond de l’air et de celles qui s’imposeront. Et justement, il y a, dans l’air, des idées qui pourraient nous être favorables.