En grève depuis le 3 mars 2026, les coiffeuses ne lâchent rien

Paris : traite d’êtres humains dans un salon de coiffure Abonnés

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Paris n’est pas que la ville du luxe et de l’amour. Dans le dixième arrondissement, la vie de château, c’est la vie de Château-d’eau, la station de métro au milieu des dizaines de salons de coiffures afro qui vous proposent tresses, nattes, perruques, manucure et beauté en tous genres. C’est ce que des dizaines de rabatteurs vous conseillent en vous guidant jusqu’à l’un de ces salons, sauf au 65 boulevard de Strasbourg, l’institut Sabadou et Jade qui est fermé pour cause de grève depuis le 3 mars 2026.

Fermé mais occupé jour et nuit par les treize grévistes dont neuf sans-papiers et quatre qui ont des titres de séjour en règle.

Neuf femmes, quatre hommes qui s’y relaient jour et nuit pour éviter que le patron ne change les serrures, c’est leur seul moyen de pression.

Soutenue par la CGT, encouragée par des reportages et des soutiens, leur lutte a une histoire. En 2014, la « grève du 57 » avait tenu presque dix mois (retrouvez notre reportage de l’époque ici). Le patron avait alors été condamné pour « TRAITE D’ÊTRES HUMAINS », ce qui est leur but à nouveau aujourd’hui.

Venues de la Creuse ou de Bamako, des générations de migrants ont dû baisser la tête devant les maîtres et leurs chiens de garde. L’humiliation demeure et souvent se transmet en silence. Mais pas toujours, mais pas cette fois, au bout des combats il y a des lois, il y a des syndicats, il y a des armes, il y a des nuques qui ne plient pas. Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici !

À la veille du Premier mai, n’oublions pas, le seul fait de résister est une victoire.

Le lien vers la caisse de grève : www.helloasso.com/associations/union-syndicale-cgt-du-commerce-et-des-services-de-paris/formulaires/3

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reportage : Marième Cissé
image : Jonathan Duong
montage : Cécile Frey
programmation musicale : Dadju, Ambassadeur (Animateur : Brigade)
DJ Arsenal, Sheloubouka
Patco le chat, Château d’eau
Aya Nakamura, Bobo
Josey, Zambeleman
Sur choc, Gnakpa Sexy
Tayc et Fally Ipupa, Suis-moi

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Faut-il avoir foi dans sa propre parole pour penser qu’en douter menace pareil édifice. Ainsi va l’hégémonie culturelle, pleine et entière. Habitée par sa mission : ici le doute n’a pas sa place. Légitime à dire le réel, la bourgeoisie médiatique dispose d’un droit endogène sur les choses du Vrai. Sa pensée souveraine distille une raison qu’elle assume chimiquement pure. Elle sait, la fake news c’est les autres. Elle les a nommés : complotistes, populistes, anti-système – la barrière est précise, infranchissable ; ne souffre nulle conteste. La bourgeoisie médiatique n’est pas du bon côté, elle est le bon côté – de façon native, propriétaire. C’est de bon droit qu’elle parle. Elle parle, on l’écoute : que vous faut-il de plus. Et la voilà piquée lorsque la multitude vient lui gâcher la fête.

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perchée

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Déconcerter, c’est résister, les résistants l’oublient.

Créer, inventer, perturber, tout ça s’oppose aux conservatismes, au maintien de l’ordre et à la glu réactionnaire qui nous colle de partout.

LA GRANDE MANIF DE DROITE. Un PODCAST historique ! LA GAUCHE EST FOUTUE, LA DROITE EST DANS LA RUE ! Accès libreÉcouter

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Enfin la vraie France osait s’exprimer dans la rue pour dire tout son rejet de l’esprit pervers et destructeur de MAI 1968 qui avait amené le pouvoir socialo-communiste de 1981. Cette MANIF de DROITE, à la fois acte de résistance et de vérité, fut une renaissance qui allait ouvrir la porte à la France qui vient !