« Je vous rends ma médaille », seconde partie du reportage de Sylvie COMA

Mort étrange d’un insoumis (2/2) Abonnés

1

Le

[EXTRAIT] Mort étrange d’un insoumis (2/2)

(photo : ValK pour Indymedia)

Suite de notre portrait en creux d’un vieil anar du Maine-et-Loire, Michel Ferchaud, mort dans des circonstances étranges, fin février. Il avait 78 ans. Ébéniste, musicien, avec un parcours un peu de traviole, cabossé, c’était un ami de Là-bas. Il y a 20 ans, il était revenu sur ce qui l’avait marqué à vie, la guerre d’Algérie, en composant l’une de ses plus belles chansons, Je vous rends ma médaille.

Il s’était enfin décidé à écrire un livre sur son passé, qui venait d’être publié, quand la nouvelle de son décès est tombée. Une enquête est en cours, mais nous avons voulu retourner sur les traces de Michel, à travers les gens qui l’avaient connu.

Dans l’épisode précédent, nous avons rencontré Patrick, le taxi qui jouait aux échecs avec lui… Stéphane, l’accordéoniste qui l’a accompagné dans tout le Maine-et-Loire pendant plus de dix ans… Josiane, sa sœur, qui nous a raconté comment il avait appris la guitare avec les « bohémiens » qui arrêtaient leur roulotte de l’autre côté de la rue…

Aujourd’hui, seconde partie du reportage en forme d’hommage à cet insoumis modeste et génial. Et retour chez Josiane, la sœur.

Un reportage de Sylvie Coma.

Certificat de bonne conduite du 2e classe Michel Ferchaud

Les différentes séquences du reportage :

Josiane

Programmation musicale :
- Michel Ferchaud : Je Vous Rends Ma Médaille
- Michel Ferchaud : L’Espagnol
- Michel Ferchaud : Le casier judiciaire

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

reportage : Sylvie Coma
journaliste : Daniel Mermet
réalisation : Sylvain Richard

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Voir aussi

- À ÉCOUTER :

« Mort étrange d’un insoumis (1/2) », première partie du reportage de Sylvie Coma du 24 mai 2017

Avec ma p’tite voiture, un album de Michel Ferchaud (Welkome Media Music, 2010)

Le temps des Manouches, un album de Michel Ferchaud (Welkome Media Music, 2003)

L’Espagnole, un album de Michel Ferchaud (Welkome Media Music, 2000)

Hor’norme, un album de Michel Ferchaud (Welkome Media Musi, 1996)

Retrouvez toute la musique de Michel Ferchaud sur le site de Welkome Media Music : welkome-media-music.com/22-michel-ferchaud

« Ils eurent 20 ans dans les Aurès (I) », premier volet d’un reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet (janvier 1998)

« Ils eurent 20 ans dans les Aurès (II) », deuxième volet d’un reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet (janvier 1998)

« Ils eurent 20 ans dans les Aurès (III) », troisième volet d’un reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet (janvier 1998)

- À LIRE :

Je vous rends ma médaille, un livre de Michel Ferchaud (Les Savoirs Inédits, 2016)

« Hommage à Michel Ferchaud », un article de ValK publié le 17 mars 2017 sur Indymedia : nantes.indymedia.org/articles/37202

Sur notre site

Dans les livres

  • Je vous rends ma médaille

    Il a fait la guerre d’Algérie, Michel. Il a sauvé des soldats et des populations. Il a eu une médaille pour cela, valeur militaire avec étoile de bronze. Mais Michel Ferchaud n’en veut plus de cette breloque dont on l’a honoré et qui n’est que le mauvais souvenir d’une guerre qui a sali ses vingt ans. Depuis, il a la rage et le raconte dans un livre où se mêlent musique et chansons, les gens simples, la Loire et les ébénistes parisiens du faubourg du temple. C’était une époque. Celle de beaucoup de nos pères et grands-pères. De petites histoires pour écrire la grande.

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Avec le sociologue François Héran qui publie « Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression » (La découverte) Les islamo-gauchistes mangeront-ils nos enfants ? Rencontre avec François Héran (1/2) AbonnésVoir

Le

Suite à l’assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, le sociologue et démographe François Héran professeur au Collège de France a adressé une [Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression-C’est la base du livre qu’il publie à la Découverte. >https://www.editionsladecouverte.fr/lettre_aux_professeurs_sur_la_liberte_d_expression-9782348069277] (La Découverte, 2021).Alors que les caricatures qui désacralisent le religieux sont devenues sacrées, il rappelle que la liberté d’expression peut inclure des formes choquantes ou inutilement blessantes et que les caricaturistes a ce sujet, ne sont pas d’accord entre eux sur les limites de leur travail. Il évoque trois dessinateurs de Charlie Hebdo : Charb, Cabu et Pétillon. Dans un débat miné, où le courage de la nuance est plus que rare, ses explications sont essentielles.

Entretien avec le sociologue François Héran (2/2), qui publie « Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir » (La Découverte) Migrants, cadavres en morceaux… AbonnésVoir

Le

Choquant, provoquant, mais réel. Depuis des années, les habitants de Zarzis, sur la côte tunisienne, recueillent comme ils peuvent les corps des migrants noyés en Méditerranée. 20 000 morts depuis 2014. Une forte augmentation suite au Covid. À Zarzis, il faut déjà agrandir le cimetière des 600 tombes de ces soldats inconnus de la guerre économique.

Rencontre avec Caroline Fiat, députée La France Insoumise de Meurthe-et-Moselle. Caroline Fiat : une aide-soignante à l’Assemblée AbonnésVoir

Le

Conviction et sincérité. Voilà ce que les personnages politiques imitent plus ou moins bien. Plus ou moins camelots, plus ou moins malins. Rien de tout ça avec Caroline Fiat. Suffit de la voir à l’Assemblée, quand elle prend la parole, c’est sans les gants. Elle est la première aide-soignante élue députée. Devant la nouvelle vague de la pandémie, elle a décidé de reprendre le boulot au CHU de Nancy tout en assurant son travail de députée. C’est là que nous sommes venus la voir. Mais attention, pas question de faire la vedette...

CHAQUE SAMEDI, LES SEXPLORATEURS (9) | Podcast et belles images Moi j’aime l’amour qui fait mal Accès libreÉcouter

Le

« Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny, moi j’aime l’amour qui fait boum ! » Bien sûr, la chanson de Boris Vian était parodique, mais la géniale interprétation de la splendide Magali Noël disait tout autre chose. Sortie en 1956, la chanson fut bien sûr interdite sur la radio nationale, ce qui contribua à son succès. Les infaillibles censeurs avaient immédiatement mesuré la retentissante subversion de cette balade sur la mince frontière entre la douleur et le plaisir. De nos jours, soixante ans plus tard, la ménagère se fait livrer cravache, paire de menottes et plug anal par Amazon. La perversion n’est plus ce qu’elle était, mais le mystère reste entier. Qui aime bien châtie bien. Nos deux « sexploratrices », Anne et Élisa, sont allées voir de plus près.