CHAQUE SAMEDI, LES SEXPLORATEURS (3) | Podcast et belles images

Mœbius et le proctologue Abonnés

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Jean Giraud, X Libris, 1997 (détail)

Une phrase banale, sauf qu’elle est prononcée par un connaisseur, un proctologue qui ouvre son armoire et nous montre des objets bien étranges. Nous voilà pris entre malaise et rigolade, mais c’est aussi une découverte pour nombre d’auditeurs. Le reportage de l’excellente Anne Riou avec un proctologue – qui restera Monsieur X – est sans doute, depuis plus de vingt ans, l’émission de Là-bas la plus écoutée et la plus ré-écoutée.

Le reportage de l’excellente Anne Riou avec un proctologue – qui restera Monsieur X – est sans doute, depuis plus de vingt ans, l’émission de Là-bas la plus écoutée et la plus ré-écoutée. On pourrait préférer devoir notre renommée à d’autres sujets plus nobles, mais il se pourrait bien que nous ayons alors – si l’on peut dire – mis le doigt sur l’essentiel. Car en effet, l’imaginaire érotique n’a pas de bornes. Or, toute l’histoire de l’humanité depuis toujours et en tout lieu consiste à mettre des barrières, des feuilles de vigne et des garde-fous puis, ensuite, à jeter son bonnet par dessus les moulins et dans un rire à la renverse, goûter l’extase de voir la feuille à l’envers. Ce qui était tabou jadis est permis aujourd’hui, et au contraire les voluptés d’hier deviennent le pire des crimes. Mais que faire de ce feu ? Hier, péché mortel qu’il faut confesser à une soutane pisseuse, aujourd’hui bref orgasme devant la vidéo porno, ce puritanisme qui revient reste l’arme la plus efficace de tout système de domination. Les révolutionnaires de papier ont toujours mis de côté ce qui occupe en premier nos pensées et nos cœurs : le cul. Pour ne jamais plus l’oublier et pour contribuer à l’émancipation définitive de l’humanité, nous vous proposons cette nouvelle diffusion. Vous nous direz si ça marche.

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Avec le sociologue François Héran qui publie « Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression » (La découverte) Les islamo-gauchistes mangeront-ils nos enfants ? Rencontre avec François Héran (1/2) AbonnésVoir

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Suite à l’assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, le sociologue et démographe François Héran professeur au Collège de France a adressé une [Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression-C’est la base du livre qu’il publie à la Découverte. >https://www.editionsladecouverte.fr/lettre_aux_professeurs_sur_la_liberte_d_expression-9782348069277] (La Découverte, 2021).Alors que les caricatures qui désacralisent le religieux sont devenues sacrées, il rappelle que la liberté d’expression peut inclure des formes choquantes ou inutilement blessantes et que les caricaturistes a ce sujet, ne sont pas d’accord entre eux sur les limites de leur travail. Il évoque trois dessinateurs de Charlie Hebdo : Charb, Cabu et Pétillon. Dans un débat miné, où le courage de la nuance est plus que rare, ses explications sont essentielles.

Entretien avec le sociologue François Héran (2/2), qui publie « Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir » (La Découverte) Migrants, cadavres en morceaux… AbonnésVoir

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Choquant, provoquant, mais réel. Depuis des années, les habitants de Zarzis, sur la côte tunisienne, recueillent comme ils peuvent les corps des migrants noyés en Méditerranée. 20 000 morts depuis 2014. Une forte augmentation suite au Covid. À Zarzis, il faut déjà agrandir le cimetière des 600 tombes de ces soldats inconnus de la guerre économique.

Rencontre avec Caroline Fiat, députée La France Insoumise de Meurthe-et-Moselle. Caroline Fiat : une aide-soignante à l’Assemblée AbonnésVoir

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CHAQUE SAMEDI, LES SEXPLORATEURS (9) | Podcast et belles images Moi j’aime l’amour qui fait mal Accès libreÉcouter

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« Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny, moi j’aime l’amour qui fait boum ! » Bien sûr, la chanson de Boris Vian était parodique, mais la géniale interprétation de la splendide Magali Noël disait tout autre chose. Sortie en 1956, la chanson fut bien sûr interdite sur la radio nationale, ce qui contribua à son succès. Les infaillibles censeurs avaient immédiatement mesuré la retentissante subversion de cette balade sur la mince frontière entre la douleur et le plaisir. De nos jours, soixante ans plus tard, la ménagère se fait livrer cravache, paire de menottes et plug anal par Amazon. La perversion n’est plus ce qu’elle était, mais le mystère reste entier. Qui aime bien châtie bien. Nos deux « sexploratrices », Anne et Élisa, sont allées voir de plus près.