TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS : Déborah, championne du monde de bodybuilding ET thanatopractrice

Le culte du corps, à la vie, à la mort (2/2) Abonnés

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Tout un été là-bas : un tas de choses à déguster ! Surprises, découvertes, aventures… À partir du 9 juillet, on vous a préparé un programme spécial été, avec le meilleur de LÀ-BAS : aujourd’hui, réécoutez le reportage de Dillah Teibi avec Déborah, championne du monde de bodybuilding et... thanatopractrice ! Le culte du corps, à la vie, à la mort.

[EXTRAIT] Le culte du corps, à la vie, à la mort (2/2)

« Vous dansez Mademoiselle ?… vous êtes charmante, on doit vous le dire souvent… Oh, mais vous êtes musclée !… Ah, vous êtes championne de bodybuilding ? Ah, je me disais aussi… Et dans la vie, vous faites quoi ?… pardon ? Thanato… euh… thanatopractrice ?… euh, le truc sur des cadavres ?… vous les maquillez… vous les préparez… vous les videz de leur sang ?… euh… et ben, bonne soirée, euh… je sais même pas votre prénom… Déborah ?… Et ben au revoir Déborah ! »

Voilà comment ça a commencé (ou presque). Sauf que Dillah, notre courageux grand reporter, n’est pas parti en courant. À quoi ressemble une journée dans la vie de Déborah ? Voici la seconde partie [35’51].

Seconde partie du reportage de Dillah Teibi.

Écoutez le reportage par chapitres :

Au XIXème siècle, il n’était pas rare de prendre en photo une personne récemment décédée, comme un dernier souvenir. Les corps étaient alors préparés, embaumés et habillés pour cette dernière image, qui était parfois la seule photographie qui allait rester d’un enfant par exemple, à une époque où la mortalité infantile était encore élevée :





Merci à Déborah, Didier et Stéphane.

Programmation musicale :
- Jacques Higelin : Je suis mort qui, qui dit mieux
- Ricet Barrier : L’enterrement

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reportage : Dillah Teibi
journaliste : Daniel Mermet
réalisation : Sylvain Richard et Alexandre Lambert

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Monty Python : Le Sens de la vie , un film de Terry Jones (1983)

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Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

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