Reportage dans la manifestation du 9 janvier à Rouen

La régression sociale ne se négocie pas : elle se combat ! Abonnés

1

Le

(photo : Gaylord Van Wymeersch/Là-bas si j’y suis)

« Le Chemin de l’espoir d’une victoire ». C’est dans l’effervescence d’une manif qu’on entend des mots comme ça. Là, c’est à Rouen, du docker à l’avocat, de l’aide soignante à l’enseignante, de la mère célibataire au licencié du « plan social », du gilet jaune au gilet rouge, « on est pas là que pour soi, c’est la même colère dans le coeur des gens. » Oui, c’est plus que la réforme des retraites, « on mange, mais on vit pas. » Et il y a le mépris d’abord, avant tout, ce mépris de classe. « Résister, il faut faire mieux que résister.  »

Comme ailleurs en France, Rouen a montré qu’après 36 jours de grève, le rejet de la réforme ne faiblit pas et gagne même du terrain au regard des multiples actions menées. Dans la manif du 9 janvier, un reportage de Dillah Teibi.

[EXTRAIT] La régression sociale ne se négocie pas : elle se combat !

30 000 personnes, selon les syndicats, ont manifesté ce jeudi 9 janvier à Rouen contre la réforme des retraites. Les dockers et les agents portuaires ont ouvert la marche, rejoints par les « avocats en colère », les profs, les cheminots et de nombreux autres travailleurs des secteurs public et privé.

Les dockers viennent de lancer une opération « ports morts » pendant 3 jours. Chez les avocats, 100 % des barreaux sont en grève. Sans compter la multiplication des piquets de grève devant les établissements scolaires.

« Ça fait chaud au cœur autant de mobilisation. Et on va gagner » nous ont dit plusieurs manifestants à Rouen. Partis du Cours Clémenceau, ils ont déambulé jusqu’à la Capitainerie du Port de Rouen rebaptisée « l’armada de la lutte ».

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

journaliste : Dillah Teibi
réalisation : Sylvain Richard

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

JAZZ ET TÊTE DE VEAU, une belle fête pour l’AN 01 de LÀ-BAS ! Accès libreÉcouter

Le , par L’équipe de Là-bas

Nous étions plus de 200 au Lieu-Dit, jeudi pour le premier anniversaire de LA-BAS. Merci à toutes et tous pour le soutien, pour l’amitié, pour la fête, pour le jazz et pour la tête de veau. Merci à l’équipe du Lieu-dit ! Merci au Golden Jack Quintet, et Helmie Bellini et son Kongo Square. Dès vendredi matin (!), Jérôme Chelius vous a mis deux extraits de cette soirée pour régaler vos oreilles. Que du bon ! VIVA !

L’an 01 de Là-bas
[TEXTES À L’APPUI] Entretien avec Cornelius Castoriadis (novembre 1996) LE TRIOMPHE DE L’INSIGNIFIANCE Accès libreLire

Le

Il y aura vingt ans cette année, nous avons diffusé cet entretien avec Cornelius CASTORIADIS, quelques mois avant sa mort, un entretien fondamental et lumineux, qui est devenu une référence et une source d’inspiration pour beaucoup d’auditeurs de LÀ-BAS.

En voici la transcription dans la collection des TEXTES À L’APPUI que nous vous proposons désormais.

À l’occasion de la sortie du film « La Sociale », retour sur l’histoire de la Sécu Ambroise Croizat, vive la Sécu !! Accès libreÉcouter

Le

En février 2011, notre reportage sur AMBROISE CROIZAT fut une redécouverte, et pour beaucoup une découverte, du père de la Sécurité Sociale. Chacun connaît une rue qui porte ce nom, un collège, une bibliothèque, mais qui était Ambroise CROIZAT ? C’est à lui, ministre communiste à la Libération, que l’on doit la Sécurité Sociale et les retraites.

Une superbe conquête inlassablement combattue par les partisans de la loi du profit. Reportage, février 2011 : François RUFFIN, avec Michel ÉTIÉVENT, auteur du livre Ambroise Croizat ou l’invention sociale (éditions GAP, 1999).