Coronavirus : journal de bord du confinement

Jour zéro : dernière soirée avant le nouveau monde Abonnés

1

Le

« Wake up, time is running out » (Réveillez vous, il reste peu de temps !). Photo : Gaylord Van Wymeersch/Là-bas si j’y suis.

Dans son allocution hier soir, le Président a multiplié les injonctions contradictoires et les formules guerrières (il a prononcé six fois « nous sommes en guerre ») sans jamais prononcé le mot de « confinement ».

Il aura fallu attendre que le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, lâche le mot et fasse le sale boulot. Désormais face à l’épidémie de Coronavirus nous serons confinés. Pour 15 jours... au minimum.

Alors dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars, l’équipe de Là-bas si j’y suis a sorti le micro par la fenêtre. Notre reporter Gaylord Van Wymeersch a passé la dernière soirée avant confinement, juste en bas de chez lui, entre Belleville et la porte des Lilas. Dernier jour avant le nouveau monde :

[EXTRAIT] Jour zéro : dernière soirée avant le nouveau monde

Finalement, un soir comme les autres dans ce quartier du 19e arrondissement de Paris, où tout le monde semble ne pas vouloir respecter le couvre-feu : « Nique le confinement et nique l’État ».

Bien évidemment, nous relayons quant à nous l’appel unanime des médecins : restez chez vous et écoutez Là-bas.


Programmation musicale :
Hugo TSR - En marge

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Hommage à François Hadji-Lazaro qui a dévissé son billard en 2023 Quand Hadji-Lazaro « détextait » Topor AbonnésÉcouter

Le

Le garçon boucher de la rue des Martyrs nous a fait faux bond, mais on l’a retrouvé en train de chanter Roland Topor. Voilà de quoi remonter la pente jusqu’à plus soif, suffit de remettre au début quand c’est la fin. Un bon voyage et un grand merci François Hadji-Lazaro, tu peux nous croire, on t’oubliera pas de sitôt.

Toute l’équipe de Là-bas

Ni Poutine, ni OTAN : pourquoi la gauche est inaudible sur la guerre en Ukraine AbonnésÉcouter

Le

Peut-on mettre en question l’engagement de la France contre la Russie sans être accusé de faire « le jeu de Poutine » ? Il semblerait que ce soit compliqué tant, depuis neuf mois, tout ce qui ne consiste pas à condamner Poutine ou la Russie semble suspect. Par exemple, pour le chroniqueur d’Europe 1 Philippe Val, ce sont les grèves des salariés français pour l’amélioration de leur pouvoir d’achat, soutenus par la CGT, qui font « le jeu de Poutine » : « si la situation de la France est la conséquence des sanctions et des rudes sacrifices que nous consentons pour défendre la liberté en Europe, choisir ce moment pour paralyser l’économie du pays en appelant à la grève générale, n’est-ce pas se déclarer allié objectif de Poutine ? Le combat syndical ne doit-il pas s’arrêter où commence l’intelligence avec l’ennemi ? »