Retour au Blanc-Mesnil. Reportage vidéo et podcast

Dans le 93, on n’a pas l’argent mais on a les gens (suite)

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« SOLIDARITÉ EN BANDE ORGANISÉE », c’était la une de Match [1]. Ça les a révoltés, les gens du 93. Pour les médias, les « quartiers », c’est d’abord ça, des bandes organisées, même quand la solidarité s’organise entre les habitants. Ce racisme social dure depuis longtemps, c’est un racisme qui tue. Avec une surmortalité de 118 %, le 93 a été le département d’Île-de-France le plus touché par la pandémie [2]. Ailleurs, on accumule le fric, ici on accumule les risques : économiques, sanitaires, sociaux. Mais on ne se laisse pas faire, on résiste et on s’organise, loin des penseurs radicaux et des intellos de canapés qui s’aventurent fort peu parmi ces populations dangereuses

Début du mois de mai, nous vous avons présenté un reportage dans le quartier des Tilleuls, au Blanc-Mesnil. Pas de dealer, pas de voile, pas le moindre islamiste barbu, pas le plus petit polygame, même pas de violences policières, mais les gens comme ils sont et comme ils font, malgré la galère.

Sans angélisme non plus évidemment. La galère ne vous rend pas tout gentil mignon, on s’en doute.
Bref, ça vous a plu, et à eux aussi, les habitants des Tilleuls. Du coup, on est revenus dans le quartier pour un petit goûter amical. Lorsque soudain, événement inattendu, voilà l’enfant du pays qui arrive dans sa Cadillac de 1972 ! La suite…

Un reportage de Daniel Mermet, Dillah Teibi, Kévin Accart et Cécile Frey.

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La société ingouvernable. Un entretien de Daniel Mermet avec le philosophe Grégoire Chamayou Quand le pouvoir a eu peur que nous n’ayons plus peur AbonnésVoir

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Tout le monde conteste tout, la société est ingouvernable. L’État providence protège, le plein emploi fait refluer l’angoisse du licenciement, et les syndicats sont puissants. En somme, « ils n’ont plus peur ».
Ainsi fut vécu le début des années 1970 par le pouvoir et le monde des affaires, gagnés par la panique. C’est contre cette insoumission générale qu’une puissante contre-offensive néolibérale s’est (...)

11 septembre 1973, date de naissance du néolibéralisme au Chili AbonnésVoir

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Onze septembre 1973, coup d’État au Chili. Un coup d’État qui met fin aux réformes économiques et sociales menées par le président Salvador Allende, démocratiquement élu trois ans plus tôt. Qui voulait la peau de Salvador Allende ? La droite chilienne évidemment, mais aussi les États-Unis : Nixon ne pouvait tolérer que l’expérience socialiste chilienne puisse réussir et faire école. Le dernier film de Nanni Moretti s’appelle Santiago, Italia. Petit pas de côté pour le cinéaste italien, qui signe un documentaire. Il donne la parole à ces militants chiliens qui ont accompagné la victoire d’Allende. Et qui se sont réfugiés, après le 11 septembre, à l’ambassade d’Italie à Santiago.

Une nouvelle série de reportages en 18 épisodes À qui voulez-vous casser la gueule ? [L’INTÉGRALE] AbonnésÉcouter

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Bien sûr, on est contre la violence, bien sûr, la violence, c’est pas bien. Pourtant, les « gilets jaunes » ont montré qu’en politique, il ne restait guère que la violence pour se faire entendre et malgré ça, les Français continuent de les soutenir. Et vous, à qui voudriez-vous casser la gueule ? Macron, bien sûr ! Mais sinon ? Votre chef, votre mari, votre prof ou qui encore ?

PERQUISITION, ASSIGNATION, ATTENTION DÉRIVE SÉCURITAIRE AbonnésÉcouter

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3 021 perquisitions en deux mois. Résultat ? Nul. À peine quatre procédures antiterroristes au total. Même les policiers dénoncent l’inefficacité et les dérives de l’état d’urgence. De même les assignations à résidence, 385 en deux mois. Quel résultat ? Suspicion, discrimination, islamophobie, les témoignages foisonnent. Une répression inefficace qui risque au contraire de radicaliser. Et qui sont ces perquisitionnés et ces assignés ?

ATTENTION DÉRIVE SÉCURITAIRE, un reportage radio d’Anaëlle Verzaux [45:55]