TOUTE LA COMMUNE. (Re)Découvrez les célèbres émissions d’Henri Guillemin. Une série en 13 épisodes vidéo de 30 min chaque jeudi !

Comprendre la Commune de Paris, deux épisodes aujourd’hui : #10. Malgré l’héroïsme des Communards, les versaillais avancent sur Paris | #11 Le moment de vérité

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

Dixième épisode.
Les Parisiens vivent encore dans l’illusion d’une concorde avec les Versaillais et d’une extension de la Commune. Ils vont tomber de haut au moment de l’attaque de la capitale. Georges Bernanos écrira plus tard : « Les généraux versaillais pataugeront dans Paris sur un lit de cadavres, du sang jusqu’à la braguette ». Dans cette épisode, Henri Guillemin évoque la question cruciale du manque d’organisation et du manque de discipline qui sera fatale malgré l’héroïsme des « Croyants de la Commune » qui proclamaient : « On tiendra la hampe du drapeau jusqu’à ce qu’on nous la casse entre les mains ». Mais à la fin « La trinité versaillaise souriait , du sabre, du goupillon et du coffre-fort. »


Onzième épisode.
C’est l’assaut des Versaillais. La défense de Paris s’est relâchée à ses portes, mais les Communards résistent héroïquement dans les quartiers de la capitale. Henri Guillemin rend compte de ces journées sanglantes. Il évoque la phrase toujours répétée depuis cent cinquante ans, et encore aujourd’hui, au sujet de la Commune : « Il y a eu des atrocités des deux côtés ». Oui, c’est vrai, les communards ont exécuté au total 84 personnes, mais du côté du peuple parisien combien furent fusillés d’hommes, de femmes et d’enfants ? Entre 15 000 et 30 0000 selon les sources et les recherches. Sans parler des femmes violées, dit Guillemin : « Avant ou après qu’elles soient mortes ». Il cite pour finir la phrase la plus poignante : « Nos cadavres dans la terre, seront comme une semence rouge »
Non, la Commune n’est pas morte !.

ELLE N’EST PAS MORTE !

Cent cinquante ans après, elle vit toujours. Depuis cent cinquante ans, elle rappelle au monde ce que « bourgeoisie » veut dire. Malgré ses ruses et ses déguisements, y compris lorsqu’elle se déguise en gauche (molle ou dure), cette bourgeoisie gardera toujours sur la face et sur les mains la tache rouge du sang des femmes, des hommes et des enfants de la Commune. La Commune a montré la vraie nature de cette classe, capable d’exterminer en masse pour conserver ses privilèges, aujourd’hui comme hier. Hier lorsqu’elle préférait Hitler au Front populaire, aujourd’hui lorsqu’elle spécule sur des vaccins et maximise les profits au détriment de millions de vies. Cet anniversaire vient nous le rappeler à travers nombre d’émissions, de publications et de manifestations.

Pour ne pas s’y perdre pour commencer, nous vous proposons de voir (ou de revoir) la formidable série de conférences télévisées d’Henri Guillemin pour la télévision suisse (RTS). L’historien conteur livre une analyse approfondie et très accessible de cet événement politique. Une série vidéo en 13 épisodes de 30 minutes, que nous diffuserons le jeudi. Réservez-vous trente minutes par semaine pour suivre l’émission la plus passionnante et la plus claire sur le sujet.

Collage d’après Kupka et Peter Watkins, La Commune (Paris, 1871).

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Avec le sociologue François Héran qui publie « Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression » (La découverte) Les islamo-gauchistes mangeront-ils nos enfants ? Rencontre avec François Héran (1/2) AbonnésVoir

Le

Suite à l’assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, le sociologue et démographe François Héran professeur au Collège de France a adressé une [Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression-C’est la base du livre qu’il publie à la Découverte. >https://www.editionsladecouverte.fr/lettre_aux_professeurs_sur_la_liberte_d_expression-9782348069277] (La Découverte, 2021).Alors que les caricatures qui désacralisent le religieux sont devenues sacrées, il rappelle que la liberté d’expression peut inclure des formes choquantes ou inutilement blessantes et que les caricaturistes a ce sujet, ne sont pas d’accord entre eux sur les limites de leur travail. Il évoque trois dessinateurs de Charlie Hebdo : Charb, Cabu et Pétillon. Dans un débat miné, où le courage de la nuance est plus que rare, ses explications sont essentielles.

Entretien avec le sociologue François Héran (2/2), qui publie « Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir » (La Découverte) Migrants, cadavres en morceaux… AbonnésVoir

Le

Choquant, provoquant, mais réel. Depuis des années, les habitants de Zarzis, sur la côte tunisienne, recueillent comme ils peuvent les corps des migrants noyés en Méditerranée. 20 000 morts depuis 2014. Une forte augmentation suite au Covid. À Zarzis, il faut déjà agrandir le cimetière des 600 tombes de ces soldats inconnus de la guerre économique.

Rencontre avec Caroline Fiat, députée La France Insoumise de Meurthe-et-Moselle. Caroline Fiat : une aide-soignante à l’Assemblée AbonnésVoir

Le

Conviction et sincérité. Voilà ce que les personnages politiques imitent plus ou moins bien. Plus ou moins camelots, plus ou moins malins. Rien de tout ça avec Caroline Fiat. Suffit de la voir à l’Assemblée, quand elle prend la parole, c’est sans les gants. Elle est la première aide-soignante élue députée. Devant la nouvelle vague de la pandémie, elle a décidé de reprendre le boulot au CHU de Nancy tout en assurant son travail de députée. C’est là que nous sommes venus la voir. Mais attention, pas question de faire la vedette...

CHAQUE SAMEDI, LES SEXPLORATEURS (9) | Podcast et belles images Moi j’aime l’amour qui fait mal Accès libreÉcouter

Le

« Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny, moi j’aime l’amour qui fait boum ! » Bien sûr, la chanson de Boris Vian était parodique, mais la géniale interprétation de la splendide Magali Noël disait tout autre chose. Sortie en 1956, la chanson fut bien sûr interdite sur la radio nationale, ce qui contribua à son succès. Les infaillibles censeurs avaient immédiatement mesuré la retentissante subversion de cette balade sur la mince frontière entre la douleur et le plaisir. De nos jours, soixante ans plus tard, la ménagère se fait livrer cravache, paire de menottes et plug anal par Amazon. La perversion n’est plus ce qu’elle était, mais le mystère reste entier. Qui aime bien châtie bien. Nos deux « sexploratrices », Anne et Élisa, sont allées voir de plus près.