TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS. Quand Blanqui se fait la belle à Belle-Île. REPORTAGE RADIO. PODCAST

Auguste Blanqui, « l’Enfermé » de Belle-Île

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

(portrait d’Auguste Blanqui par Ernest Pignon-Ernest)

[RADIO] Auguste Blanqui, « l’Enfermé » de Belle-Île [27 août 2013]

À Belle-Île, on évoque Monet, Sarah Bernhardt ou Arletty, mais Auguste Blanqui ? À part une avenue ou un collège, qui connaît celui qui fut surnommé « l’Enfermé » pour avoir passé la moitié de sa vie, 33 ans, dans une vingtaine de prisons ?

Ce qui ne l’a pas empêché de devenir la grande figure du socialisme révolutionnaire au XIXe siècle en France, créant des journaux, des sociétés secrètes, montant des insurrections, édifiant la jeunesse révolutionnaire parisienne. C’est l’inspirateur de la Commune de Paris, sauf qu’il ne pourra y participer, Adolphe Thiers ayant pris soin de faire emprisonner celui qu’il considérait comme « le plus scélérat de tous ». Pour Karl Marx, Blanqui est le chef qui a manqué aux Communards, « la tête et le cœur du parti populaire français [1] ». Quatre fois condamné à mort, quatre fois gracié, jusqu’à sa libération en 1879, après la campagne menée par Victor Hugo et Clemenceau… Blanqui fut enfermé sept ans dans le pénitencier de Belle-Île, de 1850 à 1857. Il écrit, il milite, il jardine, il enseigne, il débat avec les autres détenus politiques. Sa mère lui rend visite, frêle silhouette lui apportant secrètement des messages et de l’argent. Dans la nuit du 4 avril 1853, après des mois de préparations avec un comparse, c’est la grande évasion, la belle… Au terme de cette aventure, il écrira à sa mère : « petit homme n’est pas mort ». Mais quelle aventure !

Reportage : Anaëlle Verzaux, Daniel Mermet à Belle-Île en 2013. On retrouve aussi Daniel Bensaïd et Éric Hazan, éditeur des textes de Blanqui (pour retrouver l’intégrale de l’émission « Maintenant, il faut des armes » avec Éric Hazan et Daniel Bensaïd, diffusée le 12 février 2007, c’est par là).

Programmation musicale :
- Marianne Oswald : Chasse à l’enfant
- La Canaille : La Canaille
- Hélène Delavault : La Marseillaise des cotillons
- Éric Amado : Le Chant des transportés
- Léo Ferré : Ni dieu ni maître

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Avec le sociologue François Héran qui publie « Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression » (La découverte) Les islamo-gauchistes mangeront-ils nos enfants ? Rencontre avec François Héran (1/2) AbonnésVoir

Le

Suite à l’assassinat de Samuel Paty en octobre 2020, le sociologue et démographe François Héran professeur au Collège de France a adressé une [Lettre aux professeurs sur la liberté d’expression-C’est la base du livre qu’il publie à la Découverte. >https://www.editionsladecouverte.fr/lettre_aux_professeurs_sur_la_liberte_d_expression-9782348069277] (La Découverte, 2021).Alors que les caricatures qui désacralisent le religieux sont devenues sacrées, il rappelle que la liberté d’expression peut inclure des formes choquantes ou inutilement blessantes et que les caricaturistes a ce sujet, ne sont pas d’accord entre eux sur les limites de leur travail. Il évoque trois dessinateurs de Charlie Hebdo : Charb, Cabu et Pétillon. Dans un débat miné, où le courage de la nuance est plus que rare, ses explications sont essentielles.

Entretien avec le sociologue François Héran (2/2), qui publie « Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir » (La Découverte) Migrants, cadavres en morceaux… AbonnésVoir

Le

Choquant, provoquant, mais réel. Depuis des années, les habitants de Zarzis, sur la côte tunisienne, recueillent comme ils peuvent les corps des migrants noyés en Méditerranée. 20 000 morts depuis 2014. Une forte augmentation suite au Covid. À Zarzis, il faut déjà agrandir le cimetière des 600 tombes de ces soldats inconnus de la guerre économique.

Rencontre avec Caroline Fiat, députée La France Insoumise de Meurthe-et-Moselle. Caroline Fiat : une aide-soignante à l’Assemblée AbonnésVoir

Le

Conviction et sincérité. Voilà ce que les personnages politiques imitent plus ou moins bien. Plus ou moins camelots, plus ou moins malins. Rien de tout ça avec Caroline Fiat. Suffit de la voir à l’Assemblée, quand elle prend la parole, c’est sans les gants. Elle est la première aide-soignante élue députée. Devant la nouvelle vague de la pandémie, elle a décidé de reprendre le boulot au CHU de Nancy tout en assurant son travail de députée. C’est là que nous sommes venus la voir. Mais attention, pas question de faire la vedette...

CHAQUE SAMEDI, LES SEXPLORATEURS (9) | Podcast et belles images Moi j’aime l’amour qui fait mal Accès libreÉcouter

Le

« Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny, moi j’aime l’amour qui fait boum ! » Bien sûr, la chanson de Boris Vian était parodique, mais la géniale interprétation de la splendide Magali Noël disait tout autre chose. Sortie en 1956, la chanson fut bien sûr interdite sur la radio nationale, ce qui contribua à son succès. Les infaillibles censeurs avaient immédiatement mesuré la retentissante subversion de cette balade sur la mince frontière entre la douleur et le plaisir. De nos jours, soixante ans plus tard, la ménagère se fait livrer cravache, paire de menottes et plug anal par Amazon. La perversion n’est plus ce qu’elle était, mais le mystère reste entier. Qui aime bien châtie bien. Nos deux « sexploratrices », Anne et Élisa, sont allées voir de plus près.