Attention quand les femmes s’en mêlent ! Un reportage à Brionne dans l’Eure

Au rond-point des « braves », paroles de femmes en jaune Abonnés

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(photo : Jonathan Duong / LÀ-BAS SI J’Y SUIS)

[EXTRAIT] Au rond-point des « braves », paroles de femmes en jaune [RADIO]

Mardi 15 janvier, Emmanuel Macron était à Grand Bourgtheroulde, dans l’Eure, pour lancer son « grand débat national », aux côtés de 600 maires de communes normandes avoisinantes.

Six heures de « débat », c’est à dire de monologue présidentiel bien préparé, émaillé de questions bien peu spontanées. S’il y avait beaucoup de cheveux blancs bien sages, il y avait bien peu de femmes et encore moins de « gilets jaunes ». Une mascarade qui n’a guère convaincu. Selon un sondage pourtant financé par des médias très peu hostiles au pouvoir (LCI, RTL, Le Figaro) 62% des français pensent qu’il ne sera tenu aucun compte des résultats. [1]

Pourtant, des « gilets jaunes » de l’Eure avaient demandé à parler au président. Mais malheureusement, il n’a pas eu le temps de les voir.

Voila pourquoi nous sommes ici, à Brionne dans l’Eure, sur le rond-point de la Lune, rebaptisé rond-point des « braves » par les « gilets jaunes », pour rencontrer les femmes. Des femmes qui représentent « le pouvoir ignoré du mouvement social [2] ». En France, les femmes constituent 51 % des ouvriers et employés. Contre 35 % en 1968 : « à elles seules, les salariées des activités médico-sociales et éducatives ont quadruplé leur effectif : de 500 000 à 2 millions entre 1968 et 2017 ».

Voilà pourquoi les femmes, ces femmes-là, se révoltent en jaune depuis deux mois ! Surtout quand elles élèvent seules leurs enfants (82 % des parents qui élèvent seul un enfant sont des femmes, au moins une famille monoparentale sur cinq est considérée comme pauvre [3]).

Ce soulèvement est aussi un débordement des formes habituelles de lutte qui n’ont pas réussi ces dernières années. Ainsi la CGT s’est trouvée désorientée, de même que la gauche et ses leaders qu’on voit courir énamourés derrière les « gilets jaunes » et se proclamant leur humble porte-parole. De même les mouvements féministes préoccupés de harcèlement et d’intersectionnalité sont débordés par les femmes des ronds-points, aides soignantes, auxiliaires de vie, employées des Ephad, domestiques, le plus souvent à temps partiel et en horaires décalés. Ou encore cette « bénéficiaire » d’une retraite de 611 euros réduite à 560 euros par la grâce de la « Start up Nation ».

Manifestation, le 20 novembre 1924, à Douarnenez, des sardinières de la fabrique Carnaud.

Attention quand les femmes s’en mêlent ! Sans remonter à Lysistrata qui organisa la grève de l’amour jusqu’à ce que les guerriers déposent les armes, on peut évoquer ce 8 mars 1917, où, sans ordre et sans encadrement, les femmes de Petrograd, ouvrières et ménagères, manifestèrent pour le pain et pour le retour des hommes partis au front. Personne ne pouvait imaginer que c’était là, le premier jour de la révolution. Plus près de nous, le 8 mars 2018, cinq millions de femmes espagnoles se sont mises en grève. Ici, il ne faudrait surtout pas que toutes ces petites femmes en jaune comprennent la puissance de leur pouvoir. Heureusement chaque semaine comme disent les vrais médias, "le mouvement s’essouffle"

Paroles de femmes en jaune, avec les « braves » du rond-point de la Lune, un reportage d’Anaëlle Verzaux.


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    Pas de charité, pas de médaille, on n’est pas des héros, on est des travailleurs ! Après les bravos, les soignants sont à nouveau dans la rue. Aujourd’hui, devant l’hôpital Robert Debré, à Paris.
    Les soignants ont tout donné, nuit et jour contre le virus, certain y ont laissé leur peau et Macron avait promis. Cette fois enfin, c’était acquis, la santé n’est pas une marchandise. Eh bien non ! La crise semblant s’éloigner les promesses se sont éloignées aussi. Sauf une distribution humiliante de médailles, sauf un système ridicule demandant aux salariés de donner des jours de congés et de RTT afin que les soignants puissent partir en vacances ! Sauf des primes. Non négligeables, bien sur, mais qui ressemblent à des pourboires "pour le personnel"...
    Mais les soignants aussi accordent des médailles :
    La médaille du cynisme
    La médaille de l’incompétence
    la médaille de la mise en danger
    La médaille de la bêtise !

    ET LE GAGNANT EST ……

    ( A vous de trouver ! )

    Reportage : Taha Bouhafs
    Montage : Cécile Frey
    Mixage : Sylvain Richard

  • Au Blanc-Mesnil, dans le 93 On n’a pas l’argent, mais on a les gens ! Solidarité ordinaire dans le 93 Abonnés

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    Solidarité ordinaire dans le quartier des Tilleuls, au Blanc-Mesnil. Dans les vrais médias, les quartiers populaires, c’est pas compliqué : un coup, c’est les horribles dealers, un coup, c’est les violences contre nos braves policiers, un coup, c’est le voile et les barbus contre notre civilisation. Rien de nouveau. Voilà bien longtemps que le pouvoir bourgeois stigmatise les « classes dangereuses ». Mais voilà aussi longtemps que la classe populaire lutte et résiste.

  • Oui mais bientôt, retour à la normale ! Accès libre

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    On ne remerciera jamais assez le cancer et Jésus.

    Oui, tout d’abord, merci au cancer. Car s’il n’avait pas eu un cancer en 1985, à 34 ans, Gerhard Haderer aurait eu la vie indigente d’un « créateur » publicitaire. Or, c’est lorsqu’il fut opéré (et guéri) qu’il a tout laissé tomber et s’est tourné à fond vers le genre de dessins que vous allez (re)découvrir, si puissants, si violents qu’ils se passent de tout commentaire, à part quelques gloussements, quelques éclats de rire et pas mal de silences dans le genre grinçant.

    Ensuite, merci à Jésus. Et surtout à Monseigneur Christoph Schönborn, cardinal, archevêque de Vienne. En 2002, Gerhard Haderer publiait La Vie de Jésus, un surfeur drogué à l’encens, ce qui faisait un peu scandale dans la très catholique Autriche, si bien que le cardinal archevêque, hors de lui, crut bon de donner l’ordre à l’auteur de présenter ses excuses aux chrétiens pour avoir ridiculisé le fils de Dieu. Au passage, on le voit, l’Islam n’a pas le monopole du refus des caricatures, mais celles-ci eurent beaucoup moins d’écho chez nos défenseurs de la liberté d’expression. Et bien entendu, comme toujours, la censure assura le succès de l’album, qui atteignit 100 000 exemplaires en quelques jours.

    Le capitalisme est comparable à une autruche qui avale tout, absolument tout. Mais là, quand même, il y pas mal de dessins de Gerhard Haderer qui lui restent, c’est sûr, en travers de la gorge. On peut rêver et c’est déjà beaucoup.

Une sélection :

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Par les temps qui courent, incertains, ouverts au pire comme au meilleur (et à l’abus de clichés idiots, déjà comme je le prouve lamentablement en cet instant même), il est fortement recommandé de se moquer des puissants (ça apaise), en premier lieu évidemment de nos dirigeants, tous plus à la ramasse les uns que les autres, mais aussi et surtout de ceux qui nous dirigent vraiment (attention, irruption imminente d’un cliché odieusement populiste), à savoir les puissances d’argent.

L’île du droit à la caresse Accès libreÉcouter

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Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.

Pour Gérard FILOCHE, MACRON fait plus fort que PÉTAIN ! La plus violente attaque contre le code du travail depuis 75 ans AbonnésÉcouter

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Profitant de la panique générale, Macron et sa bande imposent une série de « lois d’urgence sanitaire » qui constituent une attaque monstrueuse contre le code du travail. Parfaite mise en œuvre de la « stratégie du choc », ces lois prétendument provisoires risquent de passer ensuite dans le droit courant. Même si c’est difficile, c’est maintenant qu’il faut résister, sinon ce sera le retour à la normale, mais en pire.