Le privé ou le collectif ? La ZAD est un enjeu politique. Un reportage vidéo de Dillah Teibi et Kévin Accart

ZAD, RETOUR À LA NORMALE ? Abonnés

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L’armée, les grenades, les blindés, les destructions contre quelques amoureux hirsutes et solidaires des bocages. Les images resteront dans l’histoire, on en fera des posters et des albums à colorier. Au terme d’une lutte superbe, les zadistes ont réussi à faire plier l’État. L’aéroport n’aura pas lieu.

Mais Macron veut sa revanche. Il faut laver cet affront et récupérer les électeurs. Perdre une bataille, mais pas la guerre. Car c’en est une, guerre. La guerre du privé contre le collectif. La guerre du « moi je » contre le bien commun. La guerre de la gouvernance contre le débat démocratique, mais surtout la guerre du profit contre ceux qui n’ont pas de but lucratif. Car c’est ça, la subversion radicale des zadistes, ils n’ont pas de but lucratif. On s’indigne, on proteste, on manifeste, on pétitionne, on braille, on casse, on brûle, tout ça Macron s’en fout, il a les réponses, c’est prévu, il a ses flics, ses médias, ses larbins, son monde.

Mais qu’une bande de bouseux construise des alternatives radicales qui n’ont pas le profit pour but, qu’ils ne se contentent plus de dire non, mais qu’ils montrent qu’il est possible de faire autrement, ça, c’est une subversion qu’il faut mater sur-le-champ ! Oui, sur-le-champ, c’est le cas de le dire. Ou sur le papier. Sur papier, des projets ont été remis à la préfecture. Lesquels seront validés ? Sur quels critères ? Réponse le 14 mai. Après la violence armée, la violence administrative ?

En attendant, un reportage de Dillah Teibi et Kévin Accart :

Rassemblement le 14 mai pour un avenir commun dans le bocage !

Lundi 14 mai 2018 à 13h, place du Pont-Morand à Nantes, lors du comité de pilotage, à l’appel de COPAIN 44, de l’ACIPA, des habitant.e.s de la zad, des Naturalistes en lutte.

La vague d’expulsions sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a suscité d’importantes mobilisations sur le terrain et des réactions à travers tout le pays. Après dix jours d’intervention, les destructions de lieux de vie ont été suspendues. Un dialogue a repris entre le mouvement et la Préfecture après le dépôt collectif d’un dossier présentant plusieurs dizaines de projets agricoles, artisanaux, sociaux ou culturels sur la ZAD. Ce geste collectif vise à mettre en avant ce qui lie profondément ses activités et l’usage commun des terres et ressources.

Mais la trêve apparaît extrêmement fragile : des centaines de gendarmes sont toujours déployés dans le bocage, maintenant une pression quotidienne et mettant à mal la possibilité même de mettre en oeuvre les travaux agricoles en plein début de saison. Le Premier ministre a posé un nouvel ultimatum avec la menace d’une reprise des expulsions après le 14 mai. Alors qu’un cycle de rendez-vous est actuellement engagé sur la pérennisation des projets, le gouvernement décidera-t-il de rompre une fois de plus unilatéralement le dialogue pour se livrer à une nouvelle opération de destruction ?

Au-delà des lieux de vie, certains projets agricoles en cours depuis plusieurs années sont aujourd’hui menacés sur des terres convoitées par d’autres agriculteurs. Le gouvernement doit trancher au plus vite pour que les parcelles concernées aillent à de nouvelles installations plutôt qu’à l’agrandissement d’exploitations existantes.

Le 14 mai va se tenir en préfecture un second comité de pilotage censé examiner les projets portés par les habitants de la ZAD. Nous – paysan.ne.s, associations, habitant.e.s, naturalistes qui avons défendu les terres de la ZAD contre le projet d’aéroport et nous projetons dans leur avenir – appelons à un pique-nique et rassemblement calme et déterminé devant la préfecture lors de la tenue du comité de pilotage.

Il s’agira d’y affirmer le refus de toute nouvelle expulsion sur la ZAD et d’y apporter un soutien aux différents projets présentés, à la vision coopérative qui s’en dégage. Nous refusons qu’on impose à ce qui s’est construit d’unique dans le bocage de Notre-Dame-des-Landes les critères du modèle agricole classique dont on connaît partout les conséquences : désertification rurale, disparition des petites exploitations et individualisme entrepreneurial, sujétions aux groupes de l’agrochimie, dégradation continue des sols et de la biodiversité.

Nous souhaitons toujours pour notre part enraciner sur la ZAD une pratique des communs et d’une paysannerie solidaire, réellement soucieuse du soin du bocage et de l’environnement. Nous voulons toujours un territoire vivant et partagé, qui laisse la place à des manières de l’habiter qui ne soient pas qu’agricoles et à diverses formes d’expérimentation sociales. Il faut que le temps nécessaire soit laissé pour un dialogue réel autour de l’avenir du bocage de Notre-Dame-des-Landes. Ceci implique un calendrier crédible et des délais tenables et la fin des ultimatums et des menaces. Le rassemblement du 14 mai marquera la vigilance accrue de tous et toutes sur la suite du processus.

Pour un avenir commun dans le bocage !

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reportage : Dillah Teibi et Kévin Accart
mixage : Alexandre Lambert

Dossier : Notre-Dame-des-Landes. Toutes nos émissions depuis 2012

À l’heure du réchauffement climatique et de la destruction acharnée de l’environnement, c’est un affrontement planétaire entre l’avidité mortelle du capitalisme face à la simple survie de ce monde. C’est la planète toute entière qui est la zone à défendre. Retrouvez notre dossier spécial ZAD, avec toutes nos émissions depuis 2012 :

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    Qu’est-ce qu’un pédagogue ? Quelqu’un qui conjugue la théorie et la pratique. Jean-Jacques Rousseau n’était donc pas un « pédagogue », mais plutôt un philosophe de l’éducation. Philippe Meirieu, lui, est bien un pédagogue. C’est même lui qui en donne cette définition dans le deuxième épisode de ce nouveau rendez-vous proposé par Laurence De Cock.

    Philippe Meirieu est chercheur et militant en pédagogie, membre du parti Les Écologistes, ancien conseiller régional de la région Rhône-Alpes et actuellement vice-président des Céméa, les Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active. Cela fait quarante ans que Philippe Meirieu travaille et milite sur les questions de pédagogie.

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  • La revue de presse indispensable du vendredi Balkany chez Hanouna : de l’art de transformer un coupable en victime Abonnés

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    « Face à Hanouna », c’est la nouvelle émission proposée depuis deux mois par C8, chaîne du groupe Bolloré. Enfin, « nouvelle », pas exactement, puisqu’il s’agit de la déclinaison le samedi et le dimanche de l’émission phare « Touche pas à mon poste ! », les deux étant présentées par un Cyril Hanouna qui ne s’arrête donc jamais, même pas le week-end. Dimanche 24 mars, le débat de l’émission était consacré à la « polémique » (encore une) Michel Sardou. Et qui Cyril « Baba » Hanouna avait-il trouvé pour venir défendre le chanteur ? Un amoureux de la chanson française, un proche de l’artiste, un ami d’enfance : Patrick Balkany. Âmes sensibles, s’abstenir.

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    Vive le libéralisme ! La France vient de supprimer le seuil d’une cartouche de cigarettes qu’un particulier était autorisé à rapporter d’un autre pays de l’Union européenne. Notre gouvernement avait le choix entre s’aligner sur le droit européen qui autorise de ramener 4 cartouches de cigarettes, c’est déjà beaucoup, ou de ne donner aucune limite. Macron a décidé, aucune limite. Les candidats au cancer du poumon sont heureux. Il faut rappeler que le tabagisme qui est la première cause de mortalité évitable en France tue chaque année 75000 fumeurs. Ajoutons que fumer provoque 9 cancers du poumon sur 10 !

  • Chaque mardi, OIivier Besancenot raconte les chansons de notre histoire Chants de bataille #24 : « Here’s to you » Abonnés

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    « Here’s to you, Nicola and Bart,
    Rest forever here in our hearts,
    The last and final moment is yours,
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    Tout le monde ou presque connaît ces quatre vers, qui sont les uniques paroles de cette chanson répétées en boucle par Joan Baez. Ce qu’on sait moins, c’est que cette chanson a d’abord été composée par Ennio Morricone pour un film. C’est même deux chansons que Joan Baez a enregistrées en 1971 pour le film de Giuliano Montaldo, Sacco et Vanzetti, qui raconte l’histoire des deux anarchistes italiens condamnés – sans preuves – à mort et exécutés en 1927.

  • Gérard Mordillat : « Vive l’école publique ! » Abonnés

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    C’est un séparatisme qui ne dit pas son nom, mais qui est déjà à l’œuvre de manière éclatante dans la capitale : à Paris, 40 % des lycéens sont scolarisés dans un établissement privé. À l’échelle nationale, la proportion d’élèves scolarisés dans le privé est moindre, mais elle ne cesse de croître. Tout ça est la lointaine conséquence de la loi Debré, adoptée le 29 décembre 1959, qui institutionnalisa le financement public de l’enseignement privé. Durant l’année 1959 déjà, de nombreuses manifestations avaient eu lieu pour s’opposer à ce détournement de fonds publics au profit de l’enseignement privé. Et devinez : qui se trouvait parmi les manifestants ? Gérard Mordillat, bien sûr.

  • SI J’AURAIS SU ! Un nouveau rendez-vous LÀ-BAS avec LAURENCE DE COCK CONTRE LA DESTRUCTION DE L’ÉCOLE PUBLIQUE DANS LE 93 ! Abonnés

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    Laurence de Cock reçoit trois enseignantes du 93, Servanne, Louise et Amandine qui n’ont pas envie de laisser le pouvoir aux destructeurs de l’école publique. Leur but est clair : lutter à fond contre cette destruction, montrer les dégâts, et appeler toutes et tous à la castagne. Oui, entre privé et public c’est la vraie lutte des classes.

Une sélection :

Avant le grand procès de Macron, le 07 mai, un tour dans les archives de Là-bas (juin 2006) BHL : LE PROCÈS DU POMPEUX CORNICHON Accès libreÉcouter

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Attendu par le monde entier, le Grand Procès de Macron aura donc lieu le 7 mai à la Bourse du travail de Paris à 18 heures. C’est le sixième procès du tribunal de Là-bas, créé en ...2003 à l’initiative du dessinateur CABU et de l’équipe de LA-BAS. Enregistrés au théâtre Dejazet à Paris devant des salles combles, d’importantes personnalités ont comparu : CHIRAC Jacques (2003) SARKOZY Nicolas (2005), KOUCHNER Bernard (2008), DSK Dominique (2011). C’est le procès du français le plus entarté au monde, LEVY Bernard-Henri dit BHL diffusé en juin 2006 que nous vous proposons de (re)découvrir aujourd’hui.

Le 13 mars 2010 Jean Ferrat prenait le dernier train. On n’oublie pas... FERRAT, C’EST NOUS TOUS ! Des chansons, des archives, des inédits… Accès libreVoir

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Il y a 13 ans, le 13 mars, Jean Ferrat prenait le dernier train. On n’oublie pas, car Ferrat, c’est nous tous. La montagne, c’est chez nous, les marins de Potemkine, c’est nos frères, ma môme, c’est la mienne, la nuit et le brouillard, c’est en nous, c’est nous qui ne guérissons pas de notre enfance, c’est nous qui aimons à perdre la raison.

Une série d’histoires dans les luttes pour l’émancipation, racontées par Olivier Besancenot Qui a inventé le 8 mars ? AbonnésVoir

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C’est maintenant à peu près acquis pour tout le monde, le 8 mars n’est pas la journée « de la femme », mais la « journée internationale des droits des femmes ». Un jour de manifestations et de grèves qui semble connaître un nouveau souffle avec le mouvement féministe récent, qui lutte autant contre les violences sexistes et sexuelles que pour réduire les inégalités salariales et améliorer les conditions de travail des métiers majoritairement exercés par des femmes. Mais saviez-vous qu’aux origines de cette journée du 8 mars se trouvait l’Internationale socialiste des femmes ?