LÀ-BAS HEBDO n°51

Marseille : c’est quoi Nuit Debout ? Abonnés

1

Le

Combien de sans-boulots ? Neuf à dix millions selon les estimations. Quel sens peut bien avoir la lutte contre la Loi Travail pour ceux qui n’en ont pas, n’en ont jamais eus et qui se débrouillent en dehors de tout ça ? Tout ça c’est des trucs de blancs-becs qui servent à rien et qui vous ramènent les flics. Où ils étaient en 2005 ? Où ils étaient quand on nous a volé la « Marche des Beurs » ? Ils nous font de la rénovation urbaine, ils nous repeignent la carrosserie mais le moteur est en panne depuis quarante ans.

Nuit Debout aura eu le mérite de montrer parfois la profondeur des fractures françaises sociales et raciales.

LÀ-BAS Hebdo n°51 (extrait)

LÀ-BAS Hebdo #51, SOMMAIRE :

[RÉPONDEUR] Ça chauffe au 01 85 08 37 37. Bravo les AMG !

[GRAND REPORTAGE] La lutte contre la Loi Travail, ça veut dire quoi pour ceux qui n’ont pas de travail et qui n’en ont jamais eu ? Vu du ghetto des sans boulots, « Nuit Debout » c’est quoi ça ? Un reportage de Dillah TEIBI à MARSEILLE avec l’ami KAMEL.

[chronique] Gérard MORDILLAT a trouvé. La politique française c’est du Shakespeare, HOLLANDE c’est OTHELLO. Mais alors qui est IAGO ? Qui est DESDÉMONE ?

[chronique] Frédéric LEMAIRE (ACRIMED) : DAECH et CGT, MÊME COMBAT ! Enquête dans les médias déchaînés.

Le camp d’en face serre les fesses et c’est pas beau à voir ni à entendre dans les médias qui se surpassent en ce moment. Vite, il faut des grains de sable, voilà pourquoi nous sommes là ! SOUTENEZ LÀ-BAS, ABONNEZ-VOUS !


Les différentes séquences de l’émission :

01. Vos messages sur le répondeur

Frédéric LEMAIRE


Merci à Kamel de Gardanne, à Rachida TIR et à Fatima MOSTEFAOUI.

Programmation musicale :
- Duval Mc : Je Fais que mon boulot
- Fonky Family : Cherche Vraiment Pas À Comprendre
- Keny ARKANA : Esprits Libres
- Duval Mc : Reste À La Nuit Debout
- Massilia Sound System : Pauvre De Nous
- Johnny Hallyday : To Be Or Not To Be
- Yvan Marc : Un Monde En Grève

Marie GALL attend vos messages sur le répondeur de Là-bas si j’y suis au 01 85 08 37 37.

reportage : Dillah TEIBI
présentation : Daniel MERMET
réalisation : Jérôme CHELIUS et Franck HADERER
préparation : Jonathan DUONG

(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique « Mon compte », en haut à droite de cette page.)

Abonnez-vous pour accéder à tous nos contenus, c’est très simple !

Depuis 1989 à la radio, Là-bas si j’y suis se développe avec succès aujourd’hui sur le net. En vous abonnant vous soutenez une manière de voir, critique et indépendante. L’information a un prix, celui de se donner les moyens de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre travail. C’est aussi le prix de notre indépendance, pour ne pas être soumis financièrement aux annonceurs, aux subventions publiques ou aux pouvoirs financiers.

Je m'abonne J'offre un abonnement

Déjà abonné.e ?
Identifiez-vous

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

SANTÉ PUBLIQUE. DÉCONFINEMENT. OÙ EN SONT LES PROMESSES DE MONSIEUR MACRON ? SOIGNANTS : APRÈS LES BRAVOS, LE MÉPRIS AbonnésVoir

Le

Bravo nos héros, show-biz et trémolos, merci, merci, bravo, bravo. Et après ? Et maintenant ? Où en sont les promesses de Monsieur Macron ? Le grand plan d’investissement massif ? Les soignants se sont dépassés, beaucoup ont payé de leur santé et même de leur vie. Pendant des semaines et avec succès, ils ont réussi à faire passer la santé avant l’intendance. Oui, bravo. Mais aujourd’hui ? Pas de réponse. Pourtant, Monsieur Macron avait promis ?

« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »

L’île du droit à la caresse Accès libreÉcouter

Le

Nous nous évitons, nous nous méfions des autres, l’enfer, c’est les autres. Gardez vos distances. On ne sait quel crétin officiel a trouvé l’expression « distance sociale ». Comment retrouver la fusion de la manif, les grappes humaines du « tous ensemble », la grande partouze de la lutte après ça ? En attendant, pour rebondir, voici une histoire d’île et de caresse.