[ARCHIVES] Là-bas était là

1er mai 2002, la manif contre Le Pen, Là-bas était là !

1

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement
[ARCHIVE] 1er mai 2002, la manif contre Le Pen, Là-bas était là !

1er mai 2002 à Nantes (photo : Val K, collectif Bon Pied Bon Œil)

21 avril 2002, c’est le choc. Jean-Marie Le Pen (16,86%) arrive second devant Lionel Jospin (16,16%). La gauche est balayée. Le Pen sera face à Chirac au deuxième tour, le 05 mai. Quatre jours avant, le premier mai, deux millions de personnes manifestent contre le FN. Toute l’équipe de LÀ-BAS était en direct au cœur de la manif à la Bastille, avec notamment José BOVÉ, Daniel BENSAÏD, Annick COUPÉ, Bernard CASSEN… Une archive historique.

Quinze ans plus tard, Marine a compris comment faire cuire les grenouilles. Elle arrive en finale avec 21,53%, son record historique avec 7,5 millions de voix, bien mieux que son père et sans faire de vagues. Si vous jetez la grenouille dans l’eau bouillante, elle réagit et saute hors de la casserole, mais si vous la mettez dans l’eau froide et que vous chauffez peu à peu, elle s’endort gentiment.

Pour Le Pen, le « séisme » d’avril 2002 n’était pas une victoire. Avec 11,8% des inscrits, son score était le même qu’en 1988 (11,7%) et qu’en 1995 (11,6%). C’est l’abstention qui explique ce résultat, et d’abord le rejet des politiques néo-libérales et leur cortège de galères et de chômage. Arrivé troisième, Lionel Jospin, alors Premier ministre socialiste et serviteur convaincu du néo-libéralisme, détient le record des privatisations. En matière sociale, on lui doit la dénonciation de « l’excuse sociologique », mais c’est lors de l’annonce de 7 500 licenciements chez Michelin, le 16 septembre 1999, qu’il lance son fameux : « Il ne faut pas tout attendre de l’État », en ajoutant : « je ne crois pas qu’on puisse administrer désormais l’économie (…) Tout le monde admet le marché. »

C’est dans ce social-libéralisme qu’on peut trouver les causes profondes du vote Front National. Dans le mépris social, les trahisons et les souffrances imposées depuis plus de 30 ans par les politiques néo-libérales de gauche et de droite contre la classe populaire et la petite classe moyenne. Emploi, insécurité économique et sociale, réduction des services publics… Dans la sidérurgie, les trahisons emblématiques successives de Mitterrand, de Sarkozy puis de Hollande ont assuré le développement et l’enracinement du FN à travers tout le pays.

Le FN a fait l’objet d’innombrables études et d’articles, mais la lutte contre le FN se limite à l’indignation morale, au rejet radical, à la dénonciation de propos racistes. On s’intéresse beaucoup moins aux causes sociales du vote frontiste. Journalistes et artistes prennent la pose du résistant face à la bête immonde dont le ventre est encore chaud. L’électeur du FN est un beauf raciste, un prolo communiste passé du rouge au brun. Ce racisme anti-raciste répond parfaitement à la stratégie du Front National. Avec un art consommé de la provocation, Jean-Marie Le Pen a fait le bonheur des médias qui lui ont rendu la politesse en faisant de lui le grand Satan le plus exécré. C’était son but. Car Satan, c’est un hors-la-loi, c’est le rebelle. Bien avant Donald Trump, il a montré que le vengeur des opprimés n’est pas forcément Robin des bois ou Che Guevara. Un milliardaire raciste peut tenir le rôle pour peu qu’il s’en prenne à l’« establishment » et à l’immigré, musulman de préférence. Les riches et les oligarques du CAC 40 ont toujours apprécié et soutenu ce FN qui les protège en canalisant la colère populaire contre l’immigré et l’étranger. La guerre des pauvres contre les pauvres a toujours fait la joie des riches.

Dans son discours, le FN fustige « le système » et la finance et promet le protectionnisme face à la mondialisation. Mais ce déguisement ne tient pas lorsque le FN parle aux grands patrons. Ainsi le 28 mars 2017, Bernard Monot, brillant économiste du FN, rassurait le MEDEF : «  Le FN est l’ami de toutes les entreprises et je rappelle que nous sommes de vrais libéraux, partisans sans ambiguïté de l’économie de marché et de la libre entreprise. »

Depuis plus de trente ans, le Front National est aussi bien utile pour la classe politique. C’est un épouvantail très recherché. Chacun sait aujourd’hui, grâce à Roland Dumas, comment François Mitterrand a aidé le Front National à sortir de la marginalité pour s’en faire un moyen de diviser la droite et remporter sa réélection en 1988. De même, au nom de la lutte contre le FN, SOS Racisme fut, comme le raconte Jacques Attali, une instrumentalisation politique de l’antiracisme créé de toute pièces directement par l’Élysée.

Aujourd’hui, la carte du vote Front National correspond exactement à la carte de la France abandonnée. Le FN se nourrit des inégalités et de l’exclusion. Marine Le Pen fait ses meilleurs scores là où les problèmes économiques et sociaux sont les plus graves. Taux de chômage élevé, jeunes sans diplôme, population sous le seuil de pauvreté, ménages monoparentaux, inégalités sociales. La mondialisation a créé des fractures profondes entre ceux qui en jouissent agréablement et ceux qui glissent et sentent que les parois sont lisses.

Ces perdants n’ont sans doute pas grand chose à attendre de la droite, mais que répond la gauche, disons la gauche de gouvernement, celle qui avait la finance comme ennemi public numéro un ? Elle ne répond pas.

Et ce n’est pas un hasard. En 2011, la fondation Terra Nova, une fondation proche du PS, dans une note intitulée « Gauche, quelle majorité électorale pour 2012 ? », conseillait clairement l’abandon de la classe populaire :

« Il n’est pas possible aujourd’hui pour la gauche de chercher à restaurer sa coalition historique de classe : la classe ouvrière n’est plus le cœur du vote de gauche, elle n’est plus en phase avec l’ensemble de ses valeurs, elle ne peut plus être comme elle l’a été le moteur entraînant la constitution de la majorité électorale de la gauche. La volonté pour la gauche de mettre en œuvre une stratégie de classe autour de la classe ouvrière, et plus globalement des classes populaires, nécessiterait de renoncer à ses valeurs culturelles, c’est-à-dire de rompre avec la social-démocratie. »

Un joli cadeau pour le Front National.

Depuis plus de trente ans, les politiques néo-libérales sont responsables de la lepénisation de la classe populaire. Le creusement des inégalités, les souffrances sociales, les humiliations et les trahisons ont produit ce profond ressentiment devenu adhésion à cette « illusion nationale » [1].

Emmanuel Macron et Marine Le Pen forment en réalité un couple inséparable, l’un n’existerait pas sans l’autre, Marine fustige la finance, la mondialisation, l’Europe, Emmanuel s’érige comme dernier rempart contre le populisme ambiant. Si Marine ne gagne pas cette fois, elle peut compter sur l’ami Macron pour amplifier le désastre et lui garantir un formidable succès en 2022.

Oui, il y a du boulot camarades !

Daniel MERMET

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

  • « Se mettre en lutte est une victoire » : ÉPISODE 06 PAROLES DE « GILETS JAUNES » : « on parle avec des personnes très racistes ou avec des papys très mignons » Abonnés

    -

    Lire

    Les « gilets jaunes » auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui, pour longtemps, a relevé la tête.

    Me voilà au centre-ville de Morlaix, avec ses belles maisons à colombages. Quand j’étais dans le campement des « gilets jaunes » du côté du rond-point du Leclerc, sous la petite cabane qui prenait le vent, il y avait une petite jeune fille qui a dû partir très vite et qui avait envie qu’on se revoie. Nous avons rendez-vous dans un bar, « L’Aurore », sous la pluie. Il y a trois jeunes en terrasse, elle n’est pas venue toute seule, c’est Awena.

  • Début de notre série « Paroles de Gilets jaunes ». Un texte de Daniel Mermet SE METTRE EN LUTTE EST UNE VICTOIRE Accès libre

    -

    Lire

    Les médias c’est une gomme, une grosse gomme qui efface alors qu’elle prétend montrer, c’est la fabrique de l’oubli, c’est l’ardoise magique. Des trésors disparaissent ainsi, des bijoux, des boussoles, des lumières, des plans d’évacuation, des équations mirobolantes, des brins de bruyère et des traits de génie. D’où l’envie pour préparer la rentrée de revenir sur ces paroles envolées, en radio bien sûr, mais aussi en noir sur blanc, fidèlement transcrites.

  • TEXTE A L’APPUI " Se mettre en lutte est une victoire " ÉPISODE 3 PAROLES DE GILETS JAUNES : « J’espère que nos enfants diront, on a connu les Gilets Jaunes, ils se sont battus, ma mère y était » Abonnés

    -

    Lire

    Les Gilets jaunes auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui pour longtemps a relevé la tête. Episode 3.

  • Se mettre en lutte est une victoire. Épisode 01 PAROLES DE GILETS JAUNES : JOJO L’INTERNATIONAL Abonnés

    -

    Lire

    Les Gilets jaunes auront-ils changé la vie ? En tout cas, eux, leur vie a changé. « Qu’est-ce que la lutte a changé pour vous, personnellement ? » Nous vous proposons une version écrite des réponses inattendues et encourageantes d’une « sous-France » qui pour longtemps a relevé la tête.

    Épisode 1 - JOJO L’INTERNATIONAL

    (Saint-Brieuc, février 2019)

    Pourquoi vous êtes venu ?

    Je suis sorti d’un silence religieux à une expression du peuple et des discussions interminables, et à quelques scènes de « ton élevé », on va dire. Donc c’est surprenant. Vous êtes quinze ans dans le silence, et du jour au lendemain vous arrivez au milieu de gens qui n’arrêtent pas de parler. Au début j’étais un peu perdu, je les écoutais. Ça m’a fait hyper plaisir de voir les gens communiquer, parler entre eux, se tutoyer, se serrer la main, s’embrasser. Parce qu’on n’est pas des gueux ni des vilains, on n’est plus au Moyen Âge. Je sais que la Révolution de 1789, on l’a ratée un peu, parce qu’ils étaient rois de père en fils, donc on n’avait rien à dire. Mais maintenant, on n’arrête pas de parler, et c’est surprenant. Ça fait du bien de voir le franc-parler. Et puis les gens avaient honte de dire qu’ils étaient pauvres. Maintenant, ils nous expliquent qu’ils vivent chez eux sans chauffage, ils osent le dire.

  • Connaissez-vous Théophile Alexandre Steinlen ? Abonnés

    -

    Lire

    Si vous ne le connaissez pas, sachez que les chats le connaissent. Surtout les chats noirs. Sur les toits, sur les tombes, sur les gouttières, ils en parlent encore, surtout les chats de Montmartre, vers la rue Caulaincourt, sa maison s’appelait Cat’s cottage. Pourtant il n’était pas anglais, il était né à Lausanne en 1859. Peintre, graveur, illustrateur, affichiste, sculpteur, il fut un des artistes parmi les plus populaires de son temps, dans le tourbillon de 1900, dans ce que ces vaches de bourgeois appelaient la « Belle Époque ». Il a montré le contraire. La misère, la galère, la guerre, les ouvrières, le paysan qui tire la charrue devant le gros bourgeois ventru. Mais attention, il n’incite pas à la compassion et à la charité, mais à la lutte, à la différence de ses congénères, les artistes dont cette même bourgeoisie gloutonne allait faire une bohème d’opérette, pittoresque et inoffensive. Steinlen est un libertaire, dans l’esprit d’Élisée Reclus ou de Camille Pissaro. Il fréquente les anciens communards, il rend hommage à Louise Michel, il illustre L’Internationale de Degeyter et Pottier. Anarchiste oui, mais proche aussi des socialistes et des communistes de ce temps-là, il raconte cet élan puissant et profond que la guerre en 14 allait ruiner pour longtemps.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Gerhard Haderer ? Abonnés

    -

    Lire

    On ne remerciera jamais assez le cancer et Jésus.

    Oui, tout d’abord, merci au cancer. Car s’il n’avait pas eu un cancer en 1985, à 34 ans, Gerhard Haderer aurait eu la vie indigente d’un « créateur » publicitaire. Or, c’est lorsqu’il fut opéré (et guéri) qu’il a tout laissé tomber et s’est tourné à fond vers le genre de dessins que vous allez (re)découvrir, si puissants, si violents qu’ils se passent de tout commentaire, à part quelques gloussements, quelques éclats de rire et pas mal de silences dans le genre grinçant.

    Ensuite, merci à Jésus. Et surtout à Monseigneur Christoph Schönborn, cardinal, archevêque de Vienne. En 2002, Gerhard Haderer publiait La Vie de Jésus, un surfeur drogué à l’encens, ce qui faisait un peu scandale dans la très catholique Autriche, si bien que le cardinal archevêque, hors de lui, crut bon de donner l’ordre à l’auteur de présenter ses excuses aux chrétiens pour avoir ridiculisé le fils de Dieu. Au passage, on le voit, l’Islam n’a pas le monopole du refus des caricatures, mais celles-ci eurent beaucoup moins d’écho chez nos défenseurs de la liberté d’expression. Et bien entendu, comme toujours, la censure assura le succès de l’album, qui atteignit 100 000 exemplaires en quelques jours.

    Le capitalisme est comparable à une autruche qui avale tout, absolument tout. Mais là, quand même, il y pas mal de dessins de Gerhard Haderer qui lui restent, c’est sûr, en travers de la gorge. On peut rêver et c’est déjà beaucoup.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Jean-Jacques Lequeu ? Abonnés

    -

    Lire

    Atypique, hors norme, extravagant, dérangeant… Des mots tellement usés et abusés quand il s’agit d’art et d’artistes qu’ils sont depuis longtemps vidés de leur sang et de leur sens. Mais voilà que l’œuvre surprenante de Jean-Jacques Lequeu (1757-1826), qui vient d’être exposée pour la première fois, redonne toute sa vigueur au mot « déroutant », et c’est assez rare pour qu’on s’attarde et qu’on se perde dans ses étranges dessins.

    Pas si étranges en apparence. Jean-Jacques Lequeu est dessinateur d’architecture, contemporain des plus grands de son temps, comme Soufflot, Ledoux ou Boullée. Sauf que lui, aucun de ses innombrables projets ne sera réalisé. De même que les jardins qu’il dessinait dans les moindres détails, dans le style classique ou rococo. Tout restera sur le papier, accompagné de ses curieux commentaires écrits. Pourtant, sa vie traverse les plus grands bouleversements de notre histoire, les Lumières, la Révolution, l’Empire, la Restauration. Les esprits se déchaînent, les utopies aussi, les idées, les grandeurs, les folies, l’histoire rue dans les brancards, mais lui, non, tout reste dans ses cartons.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Connaissez-vous Laurie Lipton ? Abonnés

    -

    Lire

    Si, comme beaucoup, vous ne faites plus que des cauchemars sans surprise, qui ne vous réveillent plus en hurlant, le dos glacé de peur, les dessins de Laurie Lipton vont repeupler vos nuits et vos jours. Je dis « repeupler » pour vous ménager, mais le vrai mot est « hanter ». Au bureau, en famille, en vacances, rien ne sera tout à fait comme avant, car Laurie Lipton a trouvé le moyen de fendre cette armure molle de banalité qui nous sert aujourd’hui d’uniforme.

    Il y a vingt ans, Cornelius Castoriadis parlait d’une « montée de l’insignifiance » pour qualifier l’effet du grand bond en arrière néolibéral. Le temps lui donne raison, mais cette médiocratie ne se limite pas au champ politique et intello-médiatique. La loi du marché et de la com’ a réussi à domestiquer, à aseptiser, à rétrécir la moindre recherche, la moindre audace intellectuelle ou artistique, le moindre déraillement. Depuis longtemps – disons au moins depuis Marcel Duchamp avec son lavabo et son Porte-bouteilles –, l’oligarchie a su parfaitement désarmer toutes les provocations et tous les outrages, en retournant les signes les plus subversifs à son avantage, en montrant par sa largesse la largeur de son esprit.

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS Qui cache son fou, meurt sans voix Abonnés

    -

    Écouter

    La folie fait peur, la folie du fou, la folie de l’autre, mais aussi la folie du fou qu’on a en nous. En France, douze millions de personnes sont touchées chaque année par une maladie mentale. Un français sur cinq. Rien que la dépression affecte 2,5 millions d’entre nous. Or dans les hôpitaux, à Rouvray, à Amiens, comme ailleurs la machine gestionnaire a pris le pouvoir, la situation se dégrade autant pour les patients que pour les familles et les soignants. Jusqu’où ?

  • TOUT UN ÉTÉ LÀ-BAS POURQUOI BRÛLER DES BIBLIOTHÈQUES ? Retour à Nantes Abonnés

    -

    Écouter

    70 bibliothèques ont été incendiées en France entre 1996 et 2013. Vous le saviez ? À Nantes en juillet dernier, lors des nuits d’émeutes qui ont suivi la mort d’Aboubakar Fofana 22 ans, tué par un policier, une bibliothèque a été brûlée, 10 000 livres sont partis en fumée. Pourquoi ? Vandalisme idiot ? Revanche culturelle ? Erreur de cible ? Pourquoi un tel sacrilège ? "C’est pour faire mal à l’Etat " nous dit un des incendiaires. Pourquoi brûler des bibliothèques ? À Nantes, un reportage de Dillah Teibi :

Une sélection :

Le tourisme de masse, c’est dégueulasse ! AbonnésÉcouter

Le

Le tourisme, c’est très sympa. Ça permet de découvrir des œuvres d’art, de visiter des monuments historiques, de se plonger dans la culture d’un pays. Ça apporte aussi beaucoup de richesses aux régions visitées, puisque le touriste consomme, et donc le touriste crée de la croissance, et donc le touriste crée de l’emploi. Oui, sauf quand le touriste n’est pas le seul à avoir eu l’idée géniale de visiter cet endroit unique au monde. Et le tourisme, ça devient beaucoup moins sympa quand il y a trop de monde : attirés à grand renfort de campagnes publicitaires, les touristes finissent par détruire ce qu’ils étaient venus admirer. Exemple avec l’inscription à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, un « label » décerné par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. Une consécration ou un cadeau empoisonné ?

Une série de reportages en dix épisodes Vous êtes seul, célibataire ? Là-bas vous aide à rencontrer quelqu’un ! [INTÉGRALE] AbonnésÉcouter

Le

Tout le monde ne se pose pas la question, mais beaucoup quand même : comment rencontrer quelqu’un ? Où choper un mec ? Où draguer une fille ? Dans la rue, dans un bar, au bureau ? Sur un site de rencontre, avec une application ? Pour une nuit, pour la vie ? Chacun ses trucs, mais au fait, comment font les autres ? Sophie Simonot est allée vous poser la question. Une série de reportages en dix épisodes, dans des milieux et des générations différentes, des réponses et des silences inattendus…