Il y a 30 ans le mur s’est fendu, et Là-bas est né

Les dames de Templin (novembre 2009)

Le

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photo : Harald Hauswald, Berlin, 1980 / Ostkreuz

Il y a encore dix ans, pour le vingtième anniversaire en direct de Berlin, Radio France avait eu l’idée très originale d’inviter le philosophe BHL pour mettre en garde l’auditeur face à l’enfer totalitaire communiste si jamais il le trouvait sur son chemin. Et peu importe que la bête immonde fut morte et enterrée depuis vingt ans car son ventre est toujours chaud malgré le temps qui passe comme vous devez le savoir.

À Berlin dans cette célébration unanime, Là-bas faisait tâche. Tâche rouge naturellement. Voilà qui nous donna la chance de ne pas être invités aux agapes de la direction et de sortir boire avec des étudiants berlinois peu intéressés par ces commémorations et qui ignoraient l’existence de BHL. Aussi nous voilà à Templin, ville natale d’Angela Merkel, dans l’ex-RDA. Et voilà quelques dames, Ruth, Petra et leurs copines, à peu près du même âge qu’Angela. Aimables et joyeuses elle nous raconte leurs vies d’ aujourd’hui et d’hier. Une fois enjambée la nostalgie, peu a peu elles dessinent ce qui fut leur vie quotidienne dans cette RDA. La tyrannie du pouvoir, l’enfermement, le contrôle permanent de la Stasi, voilà pour l’ombre, l’ombre lourdement portée. Mais ce n’est pas tout. Il y avait l’éducation gratuite, comme la santé, le logement, il y avait le travail garantie, l’absence de propriété, l’écologie, la place des femmes, la place des personnes âgées… certainement pas le paradis sur terre mais des expériences qui laissent entrevoir les possibilités d’un monde libéré du capitalisme.

[RADIO] Les dames de Templin [09 novembre 2009]

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« Mépris et trahison ». Voila ce que balance le collectif Inter-hôpitaux à l’heure du déconfinement. Voilà des mois que ces soignants sont à fond dans une lutte qui dure depuis des années pour sauver l’hôpital public des griffes de la logique marchande. Nous les avons rencontrés à l’heure du déconfinement.

Profitant de l’émotion générale pour amadouer un pays qui le rejette, Macron et ses communicants ont poussé encore un peu plus loin le bouchon du cynisme. Avant d’évoquer « les jours heureux », ce destructeur obstiné du modèle social français s’est transformé en brave militant d’Attac pour faire l’éloge de l’État-providence : « ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, notre État-providence ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe. »