Santiago, ce 11 septembre...

Le , par L’équipe de Là-bas

Cet article vous est offert en accès libre, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis ne vit que grâce à vos abonnements. Sans vous, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

C’est une des dates les plus noires de l’histoire de la gauche au XXe siècle : il y a quarante ans, le 11 septembre 1973, le putsch de la junte du général Pinochet mettait un terme, dans un bain de sang, à trois années d’une expérience sans précédent.
"Nous ne devons pas laisser l’Amérique latine penser qu’elle peut emprunter ce chemin sans en subir les conséquences." Ainsi parlait Richard Nixon, en novembre 1970, lors de l’arrivée au pouvoir au Chili de l’Unité Populaire (UP) et de son candidat Salvatore Allende.
Les Etats Unis, via la CIA, feront tout pour faire tomber le grand élan du peuple chilien. Mais en coulisse, bien sûr. Deux ans auparavant, le 20 août 1968, les troupes du pacte de Varsovie écrasaient le Printemps de Prague, soulevant une énorme indignation en France et dans le monde "libre", mais le 11 septembre 1973, les chars de Pinochet dans les rues de Santiago, ne scandalisaient pas autant nos élites.
Avant de mourir ce jour-là, Salvadore Allende lançait son ultime message : " Ils ont la force, ils pourront nous asservir ; mais on n’arrête pas les mouvements sociaux , ni par le crime, ni par la force."
Il employait aussi le mot "semence". Et aujourd’hui, on pense au Venezuela, à l’Equateur, à la Bolivie... et aux chansons de ces mille jours, celle de Victor Jara, on entend aussi la voix fertile de Pablo Neruda.
Entretien Daniel Mermet avec Armand Mattelart et Bruno Muel, réalisateur du documentaire Septembre chilien - filmé à Santiago quelques jours après le coup d’Etat du 11 septembre 1973.
Ce mercredi, rendez-vous à 18h30, place Garibaldi, pour une lecture publique du dernier discours du président Allende le matin-même du putsch militaire dans les locaux du palais de la Moneda.
Du 11 au 17 septembre, festival du film chilien - du Chili documentaire au nouveau cinéma chilien - au Nouveau latina, 20 rue du Temple, 75004 Paris.
BONS PLANS
Les grands débats de la Fête de l’Humanité :
- à la halle Nina-Simone, débat à 17h45, le samedi 14 septembre, sur "Chili, 11 septembre 1973, l’espoir assassiné"
- Chili et Uruguay, quarante ans après le coup d’Etat : une grande soirée aura lieu au "village du monde", le samedi 14 septembre, de 19h à 22h, afin de rendre hommage aux peuples victimes des coups d’Etats sanglants du Chili et de l’Uruguay en 1973. Auteurs du hors-série spécial de l’Humanité édité à cette occasion, historiens, personnalités de ce pays témoigneront au cours d’échanges rythmés de pauses musicales
- Toujours le samedi 14, sur la Grande scène, retrouvez Zebda et ses invités pour un hommage au guitariste et poète chilien Victor Jara (16h10)

Écouter l'émission

L'équipe de Là-bas attend vos commentaires ci-dessous !

Lire délivre

  • Voir

    LES BOUQUINS DE LA-BAS.
    Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Vos conseils sont bienvenus ! Oui, LIRE DELIVRE...

Les Rendez-vous des Repaires

  • Un cycle de NEUF conférences, rencontres, projections, lectures avec Alain Badiou ! Organisée par l’Université populaire du Pays d’Aubagne et de l’Étoile et le Repaire d’Aubagne, cette immense tournée va emmener Alain Badiou, du 24 novembre au 2 décembre, de Marseille à Aubagne en passant par (...)

    Aubagne

  • Le Bar d’à Côté - 33 rue Porte Carrée 35140 Saint-Aubin-du-Cormier - vous propose une rencontre avec le café Repaire de Liffré qui convie à des soirées thématiques tous les deuxièmes mercredi du mois, dans le café-brasserie L’Entre-temps. Ses animateurs nous présenteront son histoire, les thèmes débattus, (...)

    Liffré

  • Le repaire d’Annecy-Meythet LE CHE vous propose un débat avec Mino FAÏTA, historien, habitant vers Cluses, auteur d’ouvrages sur la Grande Guerre. Le thème sera : Fusillés de la Grande Guerre, morts pour et par la France, une page jamais fermée... Avant ce débat, nous diffuserons grâce à nos amis du (...)

    Annecy-Meythet
    33 route de Frangy

  • Exceptionnellement, le café repaire de Neuvy n’aura pas lieu le dernier vendredi du mois de novembre, mais le vendredi 8 décembre à 18h30. Le thème tournera autour des enjeux de la monnaie locale, en présence de trois membres du collectif « Le Soudicy », Sylvie Mazard, Agnès Dollet et Michel (...)

    Neuvy
    24, rue Saint-Vincent

  • La commercialisation des données personnelles est devenue un marché juteux qui intéresse les sociétés vivant de publicités. Comment le système fonctionne-t-il ? Comment s’en protéger au mieux ? L’installation de compteurs communicants tels que le Linky pour l’électricité interroge sur l’utilisation des (...)

Dernières publis

Une sélection :

Un reportage de Dillah Teibi Charles Piaget : c’est possible ! AbonnésÉcouter

Le

Avant Macron et son monde, notre premier adversaire, c’est notre propre résignation. Un formidable appareil idéologique nous a persuadés que rien d’autre n’est possible et que nous n’y pouvons rien ou presque, tout juste nous en remettre à un homme qui va s’opposer en notre nom. Pourtant, notre histoire est pleine de luttes superbes, solidaires, ardentes, têtues et sans lesquelles l’avidité imbécile des patrons de Macron aurait fait de ce monde un petit tas de poussière. Il y a bientôt un demi-siècle, les murs disaient « l’imagination au pouvoir ». Une lutte formidable allait donner de la vie à ces mots. LIP.

Déborah, championne du monde de bodybuilding ET thanatopractrice Le culte du corps, à la vie, à la mort (1/2) AbonnésÉcouter

Le

« Vous dansez Mademoiselle ?… vous êtes charmante, on doit vous le dire souvent… Oh, mais vous êtes musclée !… Ah, vous êtes championne de bodybuilding ? Ah, je me disais aussi… Et dans la vie, vous faites quoi ?… pardon ? Thanato… euh… thanatopractrice ?… euh, le truc sur des cadavres ?… vous les maquillez… vous les préparez… vous les videz de leur sang ?… euh… et ben, bonne soirée, euh… je sais même pas votre prénom… Déborah ?… Et ben au revoir Déborah ! »