2022, mourir pour le Mondial

Le , par L’équipe de Là-bas

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En septembre dernier, le Guardian a publié un reportage sur les conditions de travail sur le chantier du Mondial 2022 à Doha, au Qatar. Quarante-quatre ouvriers morts sur ces chantiers ont été dénombrés en 2013, Népalais pour l’essentiel. Et le Qatar s’apprête à recruter 1,5 millions travailleurs étrangers de plus pour construire les installations de ce Mondial 2022. Scandale ! Des syndicats se bougent, la FIFA se dit « préoccupée », on peut espérer que quelque chose se mette en route pour défendre les conditions de travail de ces ouvriers venus de l’Inde, du Népal, du Tibet...
Mais cela n’est pas nouveau dans les Émirats, où ces conditions de travail inacceptables sont courantes. Nous retournons aujourd’hui à Dubaï, où nous étions en mai 2006. On notait déjà qu’en 2004, 880 travailleurs étaient morts sur les chantiers de Dubaï, dans des accidents notamment dus à la chaleur. À l’époque, les travailleurs étrangers représentaient 90 % des 1,7 millions de travailleurs de Dubaï, dont beaucoup venus du Kerala. Ces conditions de travail dans cette région du monde sont une vitrine et l’accomplissement de l’utopie néolibérale.
Une nouvelle diffusion d’un reportage de Giv Anquetil et Daniel Mermet, de mai 2006.
Programmation musicale :
- What a wonderful world, par The Ramones
- Ja Sha Taan, par Fun-Da-Mental

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L’Arctique est un endroit du globe intéressant pour étudier comment certains voient dans le dérèglement climatique une nouvelle manière de faire des affaires et du business. Et ça remonte d’ailleurs à déjà quelques temps, puisque dès la fin de la guerre froide, les Russes ont senti venir la fonte des glaces dans l’Arctique et ont senti l’eldorado derrière ça : puisque l’Arctique, ce n’est pas juste de la banquise qui fond, c’est aussi des réserves de pétrole et de gaz absolument faramineuses.