Les enfants volés d’Espagne

Le , par L’équipe de Là-bas

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(photo : Anaëlle Verzaux)
Entre 1940 et 1990, près de 300 000 enfants auraient été volés à la naissance pour être vendus en Espagne.
D’abord pour des raisons idéologiques. Les franquistes enlevaient les bébés des femmes "rouges" pour les placer dans de bonnes familles afin d’éradiquer le gène du marxisme considéré comme une maladie mentale. Toute une chaîne complice de médecins, sages-femmes, religieuses, fonctionnaires se mit en place. Peu à peu le système devint purement lucratif et mafieux.
Peu à peu ces dernières années, la vérité est apparue. Elle explose aujourd’hui dans un psychodrame national qui touche au refoulement imposé à l’Espagne par le franquisme toujours présent, toujours rampant. En même temps que la guerre sociale s’étend, l’Espagne est en proie à une guerre de la mémoire tout aussi profonde.
Une nouvelle diffusion d’un reportage d’Antoine Chao et Daniel Mermet (16 et 17 avril 2012)
Programmation musicale :
- Mi nina Lola, par Buika
- Toma que toma, par Songs of innocence
- A galopar, par Paco Ibáñez
À consulter :
En espagnol : ARMH - Association pour la Récupération de la Mémoire Historique
À voir :
Une vie volée, un documentaire de Laurence Jourdan (2012, produit par AMIP Multimédia)
À lire :
Les Enfants perdus du franquisme, de Ricard VINYES, Montse ARMENGOU et Ricard BELIS (2012, ADEN Éditions)

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