Ah Dieu ! que la guerre est jolie

Le , par L’équipe de Là-bas

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C’est comme la pornographie, nous sommes contre mais nous sommes irrésistiblement attirés. C’est l’embouteillage pour reluquer l’accident de l’autre côté de la route, c’est la partouze vue des millions de fois sur un site porno. Aujourd’hui la partouze se démocratise, Patrick et Annick s’échangent entre amis le samedi soir dans leur pavillon de Romorantin. De même Jean-Pierre et Monique jouent à la guerre avec leurs copains. La bataille de Waterloo, le débarquement en Normandie, les tranchées de Verdun. Avec les costumes impeccables, les armes reconstituées, les chants, les cris, toute la mise en scène.
Les reconstitutions historiques font florès en France. Depuis longtemps aux États-Unis, la "living history", jeu de rôle grandeur nature, compte de nombreux passionnés. Bien sûr, les savants historiens méprisent ces mascarades d’amateurs. Tout comme l’esthète érotologue déplore la vulgarité du pornographe amateur. Que ces rapprochements intempestifs entre l’amour et la guerre ne blessent ni les uns ni les autres. Ici, nulle blessure d’amour, nulle blessure de guerre. Ici on joue. On joue à croire que jouer c’est déjouer. Apollinaire fit les deux, la guerre et l’amour, celle de 14 dans les tranchées et la pornographie la plus débridée. Il avoua cet inavouable. Ah Dieu ! que la guerre est jolie !
Reportage : Charlotte Perry
Programmation musicale :
 Le fils de l’allemand, par Christian Borel
 La guerre de 14-18, par Les Frères Jacques
 La chanson de Craonne, par Marc Perrone
 La Madelon
À lire :
 La Grande Guerre : le premier jour de la bataille de la Somme reconstitué heure par heure, une bande-dessinée de Joe Sacco (2014, aux éditions Futuropolis)
 Calligrammes : poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916), de Guillaume Apollinaire (première parution en 1918 aux éditions Mercure de France)
 Le roman inachevé, de Louis Aragon (1956, éditions Gallimard)
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Stéphane, en uniforme "bleu horizon" (photo : Charlotte Perry)
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Fanny, en uniforme "Piou-Piou" (photo : Charlotte Perry)

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