TAFTA Dracula !

Le , par L’équipe de Là-bas

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De la croissance, des millions d’emplois, des bénéfices pour tous, voilà ce que nous apporte le Traité de Libre-Échange Transatlantique. Pour entendre ces bonnes paroles il fallait débourser 1 500 euros le 10 avril, dans les somptueux salons du très luxueux hôtel Shangri-La, se tenait une rencontre entre les dirigeants de puissantes multinationales et le commissaire européen, Karel de Gucht, pour parler du Traité Transatlantique. Une étape dans cette longue campagne des lobbies de l’industrie et des officines juridiques pour donner finalement aux grandes compagnies tout le pouvoir sur les États et les gouvernements. Mais une opposition se manifeste de chaque côté de l’Atlantique, contre cet "Otan économique". Comme jadis contre l’AMI, il s’agit de faire toute la lumière pour faire disparaître DRACULA !
Reportage : Gaylord Van Wymeersch
Programmation musicale :
- G8, par Tryo
- La TAFTA du démon, par le Grand Orchestre Transatlantique
À lire :
- Le Grand Marché Transatlantique : la menace sur les peuples d’Europe, de Raoul Marc Jennar (2014, Cap Bear Éditions)
- Europe-États-Unis : les enjeux de l’accord de libre-échange. Les coulisses du TAFTA, un livre de Danièle Favari (2014, aux éditions Yves Michel)
À (ré)écouter :
"Le Grand Marché transatlantique contre les peuples", notre émission du 25 février 2014, avec Raoul Marc Jennar
À noter :
Happening "Live in des victimes du Rana Plaza", organisé par Peuples Solidaires et le collectif "Éthique sur l’étiquette". Un an après le drame, les victimes interrogent les responsables politiques sur les mesures prises pour éviter de futures tragédies. Jeudi 24 avril 2014 à 11h, à Paris, Place du Bataillon du Pacifique, à la sortie du métro Bercy.

Écouter l'émission

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Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».