Fralib, dans grève il y a rêve (1)

Le , par L’équipe de Là-bas

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

La marque Eléphant est née à Marseille en 1896. En 1972, elle passe dans les mains d’Unilever. En 2012, elle pourrait revenir entre celles des Fralib.
Dans cette histoire, le conditionnel est de rigueur. Parce qu’après maintes déconvenues et désillusions, les salarié(e)s de l’usine de Géménos ont appris à être prudents. Parce qu’aussi les réponses du gouvernement se font là encore attendre.
En attendant de refaire démarrer l’Eléphant sous forme de société coopérative, les Fralib s’organisent. Plus de 731 jours qu’ils "occupent" l’usine. Ou plutôt qu’ils veillent à ce qu’on ne leur enlève pas leur outil de travail après leur avoir enlevé leur emploi. Alors, comme s’ils allaient au boulot, ces femmes et ces hommes tournent en 3/8, se relayant nuit et jour sur le site par équipe de dix ou de quinze.
Parallèlement, les salariés ont mené de nombreuses actions au cours de la lutte - qui n’est toujours pas terminée ! - notamment des réquisitions de produits Unilever dans les supermarchés de la région et le lancement d’un boycott de la marque Lipton.
Inscrivant ainsi leur combat dans la durée en façonnant ce projet de reprise alternative. Un projet fondé sur la certitude que Fralib (Française d’alimentation et de boissons), sa marque historique l’Eléphant et les compétences de ses ouvriers, ont un avenir...
Remerciements pour leur témoignage à Olivier Leberquier, Gérard Cazorla, Omar Dahmani et à Yves Baroni.
Merci aussi à Hervé, Marc, Rim et Babette, à Jean-Mi le cuistot, Henri et Ammar
Et à tous les autres salariés Fralib en lutte que l’on retrouve demain dans le deuxième volet de ce reportage Fralib, dans grève il y a rêve... de Gaylord Van Wymeersch.

Programmation musicale :


- On lâche rien, de I AM
- Tout le monde, par Dupain
- Lo Chin Na Na Poun avec Manu Terrron et Daniel Malavergne
Crédit photo : Olivier Perriraz

Écouter l'émission

  • 15:04:41 - 1/12

    - MP3 -

  • 15:09:41 - 2/12

    - MP3 -

  • 15:14:41 - 3/12

    - MP3 -

  • 15:19:41 - 4/12

    - MP3 -

  • 15:24:41 - 5/12

    - MP3 -

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Sur notre site

À écouter

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Les Rendez-vous des Repaires

Dernières publis

Une sélection :

La bataille des retraites est lancée. Un entretien de Jérémie Younes avec Christophe Ramaux Comment Macron va baisser nos retraites AbonnésVoir

Le

Après la casse du code du travail et de la SNCF, la suppression des cotisations salariales et de l’impôt de solidarité sur la fortune, la prochaine grande régression sociale que nous propose Emmanuel Macron consiste à « réformer », une nouvelle fois, notre système de retraites. Ou plutôt, à l’affaiblir, afin de préparer l’entrée des compagnies d’assurance privées.

Avec Gérard Filoche Macron fait payer les mesures « gilets jaunes » par la Sécu ! AbonnésÉcouter

Le

Vous vous souvenez des quelques mesures « lâchées » par Emmanuel Macron, début décembre 2018, pour tenter de calmer les « gilets jaunes » ? Hausse de la prime d’activité, exonération des cotisations salariales sur les heures supplémentaires, baisse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les retraites inférieures à 2 000 euros… Ce mardi 20 octobre, presque un an après, l’Assemblée nationale va voter le budget 2020 de la Sécurité sociale. Et que découvre-t-on, à l’article 3 du budget ? C’est la Sécu qui va payer les mesures « gilets jaunes » !

Reportage aux urgences de Chinon Colère dans le cathéter AbonnésÉcouter

Le

Les urgences hospitalières sont en grève depuis la mi-mars : un mouvement de grande ampleur lancé hors syndicats par le collectif L’Inter-Urgences, constitué notamment de jeunes professionnels du milieu hospitalier. Plus de 150 établissements sont mobilisés à travers la France. 10 000 nouvelles embauches, un salaire mensuel revalorisé de 300 euros : ce sont les principales revendications des urgentistes en grève. Notre reporter Dillah Teibi a passé quelques jours dans le service des urgences de l’hôpital de Chinon.