L’Amérique qui flippe ou l’Amérique qui floppe ? (9)

Le , par L’équipe de Là-bas

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L’intérêt particulier contre l’intérêt général. C’est à cela que ressemble la politique aux États-Unis. Tous les quatre ans, les candidats se fabriquent à coup de millions de dollars, à coup de spots anti ou pro tel candidat. Et contrairement à l’idée reçue, ce ne sont pas les lobbyistes qui courent vers Washington, mais bien les élus locaux qui ont besoin d’argent.
Un système terrible où un congressiste moyen doit générer 18 000 dollars par jour. Et s’il n’atteint pas cette somme, cette dernière double le lendemain. Et ainsi de suite. De la corruption légale.
Le monde à l’envers. Celui où les lobbyistes sont obligés de couper leur cellulaire pour échapper aux élus. Celui où l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours - autrement dit les Mormons - profite de la candidature de Mitt Romney pour dépoussiérer son image et imposer des thèmes de campagne sur leurs valeurs. Enfin, celui où un grand patron - David Siegel, fondateur et Pdg de Westgate Resorts - envoie un mail d’opinion à ses salariés en menaçant de les licencier si le président Obama est réélu.
« De l’enfer du jeu au paradis Mormon,
Celui qui paie l’orchestre choisit la musique. »
Reportage à Salt Lake City de Giv Anquetil et Daniel Mermet.

Programmation musicale :


- Elson Smith : "Flip flop"
- Johnny Cash : "Personal Jesus"

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