Ferraille à vendre

Le , par L’équipe de Là-bas

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

Ces encombrants valent de l’or. Des déchets remplis de cuivre, de zinc, de laiton. Des métaux indispensables aux chantiers, aux lignes de train qui sont très convoités. Une économie à la fois très lucrative et de la débrouille.
Plus de 500 sites ferrailleurs « en cash » sont concernés en France. Et 80% des transactions y étaient effectuées en espèces, pour des montants pouvant représenter jusqu’à 15 000 euros par jour.
En France, le « business » de la ferraille s’évalue à un milliard d’euros par an. Un manque à gagner de 100 millions net pour l’Etat. Les élus ont donc décidé d’agir. Et en juillet 2011, ils ont tranché. Les transactions ne se feront plus que par chèques et les ferrailleurs devront déclarer leurs activités auprès des services fiscaux.
Une manière de remplir les caisses de l’Etat et de couper court au trafic des métaux. Une légalisation de cette activité qui touche également de plein fouet « l’économie de la récup’ ». Et toutes ces personnes qui vivent grâce à ce système D quotidien.
Un reportage de Sarah Lefèvre.
Remerciements à Ricardo Moreira, Etienne Liebig, Amey, David, Isabela, Corina et à tous les ferrailleurs de Montreuil et de Saint-Ouen.

Programmation musicale :


- Roue Jockey, Kosti
- Gitan, Manouche, Tsigane, Rom et Sinti, Rap voyageur 2012
- Salauds de pauvres, Romain Dudek

A l’agenda :


- La compagnie de théâtre d’Hébron sera en représentation ce soir à Caen, à l’occasion d’une tournée en France et au Luxembourg jusqu’au 30 novembre. Toutes les informations sur le www.amis-alrowwad.org
- Du 16 novembre au 16 décembre, la Compagnie Jolie Môme propose « Faust et l’homme ordinaire », au théâtre de La Belle étoile, à Saint-Denis. Tout au sujet de cette nouvelle création artistique et collective sur le http://www.cie-joliemome.org
- Dans le cadre de ses « rencontres de novembre », La Fabrique organise ce soir une présentation d’Une histoire de la Révolution française d’Eric Hazan, à la librairie Libralire (116 rue Saint-Maur, 75011 Paris)
.

Écouter l'émission

  • 15:04:41 - 1/12

    - MP3 -

  • 15:09:41 - 2/12

    - MP3 -

  • 15:14:41 - 3/12

    - MP3 -

  • 15:19:41 - 4/12

    - MP3 -

  • 15:24:41 - 5/12

    - MP3 -

  • 15:29:41 - 6/12

    - MP3 -

  • 15:34:41 - 7/12

    - MP3 -

  • 15:39:41 - 8/12

    - MP3 -

  • 15:44:41 - 9/12

    - MP3 -

  • 15:49:41 - 10/12

    - MP3 -

  • 15:54:41 - 11/12

    - MP3 -

  • 15:59:41 - 12/12

    - MP3 -

  • 16:04:41 - 13/12

    - MP3 -

L'équipe de Là-bas attend vos messages sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Reportage aux urgences de Chinon Colère dans le cathéter AbonnésÉcouter

Le

Les urgences hospitalières sont en grève depuis la mi-mars : un mouvement de grande ampleur lancé hors syndicats par le collectif L’Inter-Urgences, constitué notamment de jeunes professionnels du milieu hospitalier. Plus de 150 établissements sont mobilisés à travers la France. 10 000 nouvelles embauches, un salaire mensuel revalorisé de 300 euros : ce sont les principales revendications des urgentistes en grève. Notre reporter Dillah Teibi a passé quelques jours dans le service des urgences de l’hôpital de Chinon.

Chacun a en soi un bourgeois qui sommeille François Bégaudeau : « Je rêverais qu’une assemblée populaire administre France Inter » AbonnésVoir

Le

Je suis un bourgeois et j’en suis fier. Personne ne dit une chose pareille. Le bourgeois, c’est l’autre, le bobo, le faux-cul, le gras du bide. Et encore, ça se dit plus, bourgeois, c’est désuet. Depuis longtemps, le bourgeois a appris à se déguiser. Une casquette de pêcheur, une veste de paysan, un blue jean comme les ouvriers. Il a entonné des discours indignés et révoltés contre le mal, contre le fascisme et contre les cons. C’est un libertaire, le bourgeois. Contre l’impôt, contre le voile, contre les flux migratoires incontrôlés. Il proclame la révolution. C’est le titre du livre d’Emmanuel Macron, RÉVOLUTION. Il est progressiste aussi. Le mouvement qui soutient Macron se proclame « progressiste ».

Début de notre série « Paroles de Gilets jaunes ». Un texte de Daniel Mermet SE METTRE EN LUTTE EST UNE VICTOIRE Accès libreLire

Le

Les médias c’est une gomme, une grosse gomme qui efface alors qu’elle prétend montrer, c’est la fabrique de l’oubli, c’est l’ardoise magique. Des trésors disparaissent ainsi, des bijoux, des boussoles, des lumières, des plans d’évacuation, des équations mirobolantes, des brins de bruyère et des traits de génie. D’où l’envie pour préparer la rentrée de revenir sur ces paroles envolées, en radio bien sûr, mais aussi en noir sur blanc, fidèlement transcrites.