Kosovo, le bénéfice du doute

Le , par L’équipe de Là-bas

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Pour les médias nous sommes tous des poissons rouges. Il suffit au poisson rouge de faire un seul tour dans son aquarium pour tout oublier. Du jour au lendemain, nous oublions. C’est l’ardoise magique, on écrit, on dessine, et hop, on efface tout et on recommence. Consensuel et sans suite. Vous voulez une preuve ? Le Kosovo. Qui se souvient de 1999, cette guerre "juste", cette "guerre humanitaire" soutenue avec l’enthousiasme unanime des médias pris dans la glu compassionnelle ? Durant 78 jours au printemps 1999, l’Alliance emmenée par les États-Unis allait bombarder la Serbie (y compris le Kosovo). "Ce n’est pas une guerre, ce sont des frappes menées au nom du droit", déclarait le premier ministre Lionel Jospin.
Émettre un doute, soulever une critique faisait immédiatement de vous un "rouge-brun", un allié de Milošević et d’Hitler réunis. Bien peu s’aventurèrent à prendre l’autoroute médiatique à contresens. Et depuis, quatorze ans plus tard, quelles ont été les suites, qu’est devenu le Kosovo ? Un état mafieux dont les dirigeants sont mêlés à tous les trafics du crime organisé à commencer par cette monstrueuse affaire de trafic d’organes, dans laquelle de hautes personnalités kosovares viennent d’être condamnées.
De cette dérive mafieuse, la communauté internationale n’a pas pu ne pas être informée. Mais "ni Washington , ni Paris, n’ont voulu désavouer leurs anciens protégés" . C’est ce qu’affirme Pierre Péan dans le livre qu’il vient de publier KOSOVO, UNE GUERRE "JUSTE" POUR UN ÉTAT MAFIEUX. C’est lui que nous rencontrons aujourd’hui avec un retour sur les reportages de LA-BAS de mai 1999.
Entretien Daniel Mermet
France Inter, 15 heures

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