Cocorico Toyota ! (2)

Le , par L’équipe de Là-bas

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

Enfin une bonne nouvelle, Toyota France qui emploie 4.000 personnes à Onnaing (Nord) vient de lancer une version de la Yaris destinée au marché américain. Eh oui, "Origine France" ! Alors que PSA et Renault rament sur le sable, Toyota tourne à plein régime. En 2001 dans cette région très sinistrée, Toyota était arrivé comme le sauveur créateur d’emploi. Aujourd’hui près de 270.000 voitures sont produites chaque année par les 4.000 "members". Oui, ici on ne dit pas salariés et encore moins ouvrier, on dit "member". Ici c’est le "lean management" (Green, Clean and Lean), la production est organisée autour du TPS, le système de production Toyota qui repose sur deux piliers : le "juste à temps" et le "jidoka", c’est à dire "le système anti-erreur à visage humain" base du toyotisme, secret de la réussite planétaire de Toyota.
Mais réussite pour qui ? Pour la plupart des médias, comme pour la majorité du pouvoir politique et économique cette question ne se pose pas. Mais pour les "members" ? La plupart on l’air "de s’y faire", mais ont-ils d’autres choix ? Quelques voix dissidentes tentent de se faire entendre mais qui font écho à celles que nous avions entendues au Japon au cœur de l’empire TOYOTA et qu’on entendait déjà dans le livre-reportage de Satoshi Kamata "Toyota, l’usine du désespoir" où finalement ce ne sont plus les robots qui imitent les hommes, mais c’est l’inverse, les hommes imitent les robots.
Reportage Gaylord Van Wymeersch
France Inter, 15h
Photo : A l’usine Toyota de Valenciennes, des ouvriers font des étirements avant le début de leur journée de travail (Pascal Rossignol / Reuters)

Écouter l'émission

  • 15:04:41 - 1/12

    - MP3 -

  • 15:09:41 - 2/12

    - MP3 -

  • 15:14:41 - 3/12

    - MP3 -

  • 15:19:41 - 4/12

    - MP3 -

  • 15:24:41 - 5/12

    - MP3 -

  • 15:29:41 - 6/12

    - MP3 -

  • 15:34:41 - 7/12

    - MP3 -

  • 15:39:41 - 8/12

    - MP3 -

  • 15:44:41 - 9/12

    - MP3 -

  • 15:49:41 - 10/12

    - MP3 -

  • 15:54:41 - 11/12

    - MP3 -

  • 15:59:41 - 12/12

    - MP3 -

  • 16:04:41 - 13/12

    - MP3 -

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Les Rendez-vous des Repaires

  • Rendez-vous au Bathyscaphe avec ATTAC 17 pour un débat sur le thème Uber, ubérisation... Demain tous ubérisés ? mercredi 20 novembre. Venez nombreux !

  • Rendez-vous à L’Entre-temps avec ATTAC 35 pour un débat sur la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris) le 11 décembre à 20h30 !

Dernières publis

Une sélection :

Reportage aux urgences de Chinon Colère dans le cathéter AbonnésÉcouter

Le

Les urgences hospitalières sont en grève depuis la mi-mars : un mouvement de grande ampleur lancé hors syndicats par le collectif L’Inter-Urgences, constitué notamment de jeunes professionnels du milieu hospitalier. Plus de 150 établissements sont mobilisés à travers la France. 10 000 nouvelles embauches, un salaire mensuel revalorisé de 300 euros : ce sont les principales revendications des urgentistes en grève. Notre reporter Dillah Teibi a passé quelques jours dans le service des urgences de l’hôpital de Chinon.

Mythologie économique, avec l’économiste Éloi Laurent La croissance économique, un mythe à détruire AbonnésVoir

Le

« Nous devons œuvrer pour avoir plus de croissance, créer davantage d’emplois, et donc de mieux-être dans nos sociétés ». Voici résumée en une phrase, prononcée par Emmanuel Macron en ouverture du dernier sommet du G7 à Biarritz, toute la mythologie de la croissance économique : la croissance crée des emplois, et donc du bien-être dans la société ! Le drame se joue ici dans le « donc » : l’un, le bien-être, serait la conséquence de l’autre, la croissance. C’est le genre de fausses évidences que l’économiste Éloi Laurent met en pièces depuis quelques années.

COMMENT SORTIR DU CONSUMÉRISME ? Rencontre avec RAZMIG KEUCHEYAN Le capitalisme a besoin que nous ayons envie de ce dont nous n’avons pas besoin AbonnésVoir

Le

Un monde sans nuit. C’est notre monde. La nuit se meurt. La Ville Lumière et la fée électricité jadis nous ont enchanté mais aujourd’hui la pollution lumineuse détraque nos villes et nos vies. 60% des européens et 80% des américains ne peuvent plus voir la voie lactée. Un monde sans nuit s’ennuie. Qui est responsable ? Rencontre avec Razmig Keucheyan.