Hommage à André Robillard ou la célébration des fêlés

Le , par L’équipe de Là-bas

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Dubuffet avait reconnu, avant lui, le génie bancal du peintre Gaston Chaissac. Il a fait de même avec ce fils d’une garde-barrière et d’un garde-chasse, un drôle de « pistolet » qui a été placé à l’âge de 7 ans en centre psychiatrique. Pour troubles mentaux.
Le bancal a souvent cela de magique qu’il ouvre des univers. Robillard rend hommage à ses parents et fabrique son premier fusil à l’âge de 33 ans. Généralement, la base de son art repose sur une crosse en bois sommairement découpée sur laquelle viennent se greffer toutes sortes de choses récupérées ici ou là.

Des fusils pour de faux. De réelles sculptures que s’arrachent les plus grands musées d’Art brut d’Europe, comme celui de Lausanne qui expose aujourd’hui le premier de ces fusils.

On l’aura compris, « les fusils d’André Robillard tirent à vue dans l’imaginaire, comme le note le journaliste Jean-Pierre Thibaudat, ils font mouche dans le plausible saugrenu mais ne seraient pas foutus de tuer une mouche à un mètre ».

Quant à tuer la misère... « C’est pas rien, débite Robillard. C’te sacrée misère. Il faut l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Et on peut même se détruire par nous-même sans s’en rendre compte, il faut contre-attaquer pour détruire la misère. »

Remerciements à André Robillard ; Denis Tagu ; Alexis Forestier de la compagnie Les Endimanchés, Roger des Près de la Ferme du bonheur, et Le musée du Lam.

Un reportage d’Antoine Chao.

Programmation musicale :

Tuer la misère, Robillards & les endimanchés CD Audio 15 titres, digipack, livret 12 pages avec plus de 20 dessins inédits d’André Robillard prix : 14 € port compris, commande sur le http://www.opaquerecords.net/disque1.html

Autour du thème !

La soupe est à cuire, de Gaston Chaissac, Finitude, 80 pages, 21 euros.
"Chaissac écrit comme le chat pousse la pelote avec sa patte et la déroule, par jeu, sans doute, et très sérieux, au fond" - Eric Chevillard, Le Monde

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