De quoi la Palestine est-elle le nom ?

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Entretien avec Alain Gresh, autour de son livre, "De quoi la Palestine est-elle le nom ?"

De quoi la Palestine est-elle le nom ?


, d’Alain Gresh (Les Liens qui libèrent - 15 septembre 2010)
Le site des Liens qui libèrent

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- Amsterdam Klezmer Band : Immigrant song
- Jean Ferrat : Nuit et brouillard
- Dam : Min imhabi

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  • Juan Branco publie « Abattre l’ennemi » (Michel Lafon) Juan Branco : « c’est très important qu’on commence à se préparer de façon très pragmatique à la révolution » Abonnés

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    ABATTRE L’ENNEMI. Voilà une excellente idée, reste à savoir qui est l’ennemi et comment l’abattre. Juan Branco nous explique tout ça dans son dernier bouquin. La présentation donne envie : « Il propose un programme révolutionnaire, incluant la création de tribunaux d’exception et la mise à bas des coteries qui gouvernent le pays. Une véritable bascule pour permettre à la France de se libérer des forces nocives, et à son peuple de recouvrer sa souveraineté ».

  • Éthique en toc. Quand les patrons milliardaires américains font leur com’ sur la mort d’un homme. Texte à l’appui Meurtre de George Floyd, Derik Chauvin condamné. Retour sur le « Blackwashing » un record d’hypocrisie philanthropique Abonnés

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    Depuis le meurtre de George Floyd le 5 mai 2020 à Minneapolis, les patrons des plus grandes entreprises états-uniennes affichent leur soutien à Black Lives Matter. Mais cette générosité soudaine et massive éveille quelques soupçons…

    Vous ne verrez plus le mot « blanc », ni « blanchissant », ni « clair » sur les produits L’Oréal. Le 27 juin 2020, le groupe L’Oréal s’est engagé à supprimer ces mots de ses produits destinés à « uniformiser la peau ». Une « décision historique » selon le magazine Capital. Mais attention : supprimer les mots, mais pas la chose. Rassurons les actionnaires, les crèmes pour éclaircir les peaux mates et noires sont toujours en vente, et même en tête de rayon. C’est un marché trop juteux à travers le monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 27 % des femmes au Sénégal et jusqu’à 77 % au Nigéria utilisent ces produits, d’ailleurs régulièrement dénoncés pour leur dangerosité.

    Et pourquoi cette décision historique ? Suite au meurtre de George Floyd par un policier blanc le 25 mai 2020, suivi d’une énorme vague de manifestations à travers le monde, les grandes multinationales ont atteint des sommets d’hypocrisie philanthropique en faveur du mouvement Black Lives Mater. En avant-goût, rappelez-vous cette pub Pepsi d’avril 2017, avec la mannequin Kendall Jenner qui jouait les activistes « Black Lives Matter » et fraternisait avec la police, une cannette à la main (pub retirée depuis sous la pression des critiques).

  • Définancer la police pour enrayer la spirale des crimes policiers : cette proposition gagne en légitimité aux États-Unis, après la mort d’un jeune Afro-Américain le 12 avril. Violences policières : et si on réduisait le budget de la police ? Abonnés

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    L’idée paraît complètement saugrenue en France, mais aux États Unis, elle fait sérieusement son chemin : « Defund the police », définancer la police pour mieux financer l’éducation, la santé ou le logement. Le traumatisme suite au meurtre de George Floyd en mai 2020, accélère cette étonnante prise de conscience.

    D’autant plus, que, à nouveau, dans la même ville de Minneapolis, une policière a tué un jeune Afro-Américain, Daunte Wright, le 12 avril, à quelques kilomètres du lieu où George Floyd a été assassiné il y a un an. Du coup, la nécessité d’une réforme radicale de la police est de plus en plus partagée. Dans la rue comme dans les institutions, le mot d’ordre « Defund the police » (« Définancer la police ») n’est désormais plus tabou. Des indices montrent même que cette revendication pourrait s’avérer efficace, dans un pays gravement miné depuis longtemps par les homicides policiers.

  • Chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Manu fait des vidéos Abonnés

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    Quelle est la différence entre Kim Jong-un et le président de la République française ? L’un fait de la propagande, l’autre de la pé-da-go-gie. Vous ne voyez pas la différence ? Jonathan Duong a regardé la chaîne YouTube personnelle d’un certain Emmanuel M. pour vous expliquer les subtilités qui distinguent le culte de la personnalité à l’ancienne de la communication politique innovante sur les « réseaux ». Quant à celles et ceux qui auraient l’intention de prendre enfin leur vie en main en devenant entrepreneurs, Dillah Teibi a trouvé LE business qui a le vent en poupe : les piscines privées, dont le marché en plein essor bénéficie de l’effet conjugué des confinements et des canicules… Quoi ? Les piscines accentueraient le dérèglement climatique ? Pfffff…

  • CHAQUE SAMEDI, LES SEXPLORATEURS (8) | Podcast et belles images Courbet, la colonne Vendôme et L’Origine du monde Accès libre

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    En célébrant la Commune de Paris, on célèbre le débordant Gustave Courbet, associé à la destruction de la colonne Vendôme, le 16 mai 1871. La foule immense applaudissait et chantait, dit-on, des chants internationalistes. Tirée par des câbles, la colonne finit par tomber et se fracasser sur un immense tas de fumier et d’excréments, qu’on avait symboliquement préparé. Courbet fut tenu pour responsable et condamné à une amende si exorbitante qu’il ne parvint jamais à la rembourser. Poursuivi, il s’exila en Suisse où il mourut bientôt, malade et déchu.

  • Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (2/2) Abonnés

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    Depuis longtemps on se répète : « on sait pas ce qu’on veut, mais on sait ce qu’on veut pas ». Si Lordon reprend la formule, c’est tout d’abord pour dire que ce qu’on ne veut pas, c’est le capitalisme. Nous n’avons plus le choix, c’est lui ou nous, il n’y a plus d’arrangement possible. Comme dit un AMG, « repeindre le capitalisme en noir ne suffit plus ». Oui, c’est vrai, déplorer, dénoncer, condamner, s’indigner à longueur d’année nous conduit à l’impuissance et à la résignation, c’est-à-dire là où nous sommes aujourd’hui.

  • TOUTE LA COMMUNE. (Re)Découvrez les célèbres émissions d’Henri Guillemin. Une série en 13 épisodes vidéo de 30 minutes chaque jeudi ! Comprendre la Commune de Paris #05 : l’avant Commune Accès libre

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    Cent cinquante ans après, elle vit toujours. Depuis cent cinquante ans, elle rappelle au monde ce que « bourgeoisie » veut dire. Malgré ses ruses et ses déguisements, y compris lorsqu’elle se déguise en gauche (molle ou dure), cette bourgeoisie gardera toujours sur la face et sur les mains la tache rouge du sang des femmes, des hommes et des enfants de la Commune. La Commune a montré la vraie nature de cette classe, capable d’exterminer en masse pour conserver ses privilèges, aujourd’hui comme hier.

  • Les opposants au modèle agroalimentaire font face à des actes d’intimidation de plus en plus radicaux. Témoignages Bretagne : tentative criminelle contre une journaliste, le monde de l’agrobusiness soupçonné Abonnés

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    Qui a dévissé les boulons de la roue de sa voiture ? Morgan a roulé plusieurs jours avant de s’en apercevoir. Les conséquences auraient pu être dramatiques pour elle et ses enfants. Qui sont les saboteurs ? Le 6 avril à Rostrenen, dans le cœur de la Bretagne, des centaines de personnes sont venues soutenir cette journaliste qui enquête depuis longtemps sur l’agrobusiness breton. En novembre dernier, nous avions diffusé le témoignage de la journaliste Inès Léraud, elle aussi confrontée au système agroalimentaire en Bretagne. Aujourd’hui, ce nouveau conflit accélère la mise à nu de cette oligarchie et de ses méthodes.

    À Rostrenen, 3 000 habitants, en Centre-Bretagne, on n’a jamais vu autant de monde. Le 6 avril, 850 personnes, militants syndicaux et politiques, étaient là pour soutenir la journaliste Morgan Large. Elle vit dans une commune voisine, et travaille sur les modifications du paysage breton sous l’effet du modèle agro-alimentaire. Depuis les années 1960, des fermes-usines ont hissé la région au premier rang des productions de lait, de volaille et de cochon. « En Bretagne, il y a plus de cochons que d’habitants », a-t-on coutume de dire. Fille de paysans bretons, Morgan a suivi une formation agricole avant de venir au journalisme pour la radio locale Radio Kreiz Breizh (RKB). De plus, elle parle parfaitement breton, et il est bien difficile de l’accuser d’être hors-sol. Voilà qui agace grandement les barons de l’industrie agroalimentaire.

    Depuis la diffusion du documentaire Bretagne, une terre sacrifiée, sur France 5, le 17 novembre 2020, dans lequel elle intervient, Morgan a subi un tas d’actes d’intimidation. Le film vu par 1,3 million de spectateurs n’a pas vraiment plu aux responsables des coopératives agricoles, mis en cause pour leurs pratiques néfastes pour l’environnement, et pour les agriculteurs eux-mêmes. « Tout de suite, l’étau s’est resserré sur Morgan. Pourquoi sur elle ? Le fait que ce soit une femme, et qu’elle connaisse très bien le milieu ? D’autant plus qu’elle dit les choses très clairement, et on voit qu’elle n’a pas froid aux yeux ». C’est ce que dit Aude Rouaux, la coréalisatrice du documentaire.

  • Frédéric LORDON publie« Figures du communisme » aux éditions La Fabrique. Un entretien en deux parties Frédéric Lordon, le capitalisme nous détruit, détruisons le capitalisme (1/2) Abonnés

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    Il est remonté Lordon, et son bouquin vous remonte, un vrai coup de printemps dans cette odeur de renfermé et de renoncement flageolant. Angoisse, précarité, inégalités, réchauffement, asphyxie et maintenant pandémie. Ça fait beaucoup et c’est clair, le capitalisme détruit nos vies. On peut essayer de lui limer les griffes, lui mettre du caoutchouc sur les crocs, lui apprendre à manger de la salade, lui faire des petits bisous, il s’en fout. On en voit à gauche tout penauds, qui négocient comme au temps de l’esclavage on aurait négocié la longueur de la chaîne et le poids des boulets. Il faut choisir : ou bien on dit « un autre capitalisme est possible » et on le réforme et on le corrige et on lui trouve des chouettes idées et on le renforce. Ou bien on comprend qu’il nous mène au désastre général et qu’il faut tout changer. Tout en profitant de la période qui finit, celle du développement matériel, à nous d’inventer enfin l’histoire du développement humain. Voilà qui vous remet de l’air dans les bronches !

    « On lâche rien », c’est eux qui chantent ça, les larbins du capitalisme, tous en chœur dans leurs Covid parties, on lâche rien sauf les chiens, sauf les chars. Les chars, oui. Lordon rappelle 1973 à Santiago du Chili, quand un vrai socialisme était là pour de vrai. On peut rappeler la Semaine sanglante, on peut rappeler ceux qui ont préféré Hitler au Front populaire, on peut évoquer les véhicules blindés qui furent envoyés par Macron contre les « gilets jaunes », et aujourd’hui la spéculation sur les vaccins qui va laisser pourrir des milliers d’êtres dans le monde. Et bien sûr, un capitalisme propre sur lui, bien déguisé en démocratie comme le loup qui se déguise en gentille grand-mère. Des élections, ah oui, très bien, à condition que les blancs bonnets remplacent les bonnets blancs, et le contraire aussi dans un affrontement passionnant. Mais pas davantage. Sinon revoyez les aventures de la Grèce en 2015. Tout le bouquin de Lordon peut se résumer à la phrase de Bertolt Brecht : « le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, il est son évolution par temps de crise ».

  • TOUTE LA COMMUNE. (Re)Découvrez les célèbres émissions d’Henri Guillemin. Une série en 13 épisodes vidéo de 30 min chaque jeudi ! Comprendre la Commune de Paris #04 : le siège de Paris Accès libre

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    Quatrième épisode. Les Versaillais auraient-ils poussé le peuple de Paris à la révolte afin de mieux l’écraser et ainsi prendre durablement le pouvoir ? Dans cette quatrième émission, Henri Guillemin évoque la situation à la veille de l’explosion du 18 mars 1871. Après la défaite de Sedan et la proclamation de la République le 4 septembre 1870, Paris est assiégée par les troupes de Bismarck.

  • L’« employé de la semaine » de Là-bas, c’est Jonathan Duong Quel milliardaire va mettre la main sur RTL, M6, Europe 1, Paris Match (et les autres) ? Abonnés

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    À quelques mois de l’élection présidentielle en France, le paysage médiatique est dans une situation inédite : plusieurs titres de presse, stations de radio et chaînes de télé sont à vendre. C’est ce que raconte le journal Le Monde, et surtout comment quelques milliardaires avancent leurs pions dans cette partie de Monopoly. L’« employé de la semaine » de Là-bas, Jonathan Duong, est revenu dans Didier Porte Hebdo #153 sur ces grandes manœuvres médiatiques qui pourraient se révéler plus graves qu’elles n’y paraissent.

    Puisqu’il est question de médias chaque vendredi dans Didier Porte Hebdo, on sait que ce qui compte, c’est « qui possède quoi », pour reprendre le titre de la carte établie par Acrimed et par Le Monde diplomatique.

    Parce qu’on sait bien que la plupart des oligarques de ce pays ne possèdent pas des médias pour gagner de l’argent – ce sont des gouffres financiers. Non, ils achètent des médias pour l’influence qu’ils pensent acquérir en détenant des titres de presse ou des chaînes de télé. On connaît l’expression : « qui paie l’orchestre choisit la musique. » C’est pourquoi il n’est pas inintéressant de se plonger dans la lecture de cet article du Monde : « Emmanuel Macron et la bataille des magnats des médias ».

    Qu’est-ce qu’on y apprend ? Eh bien on y apprend qu’« une partie géante et inédite de Monopoly s’est engagée ». Plusieurs médias en France sont à vendre. D’un côté, on a le groupe allemand Bertelsmann qui veut se désengager du marché français. Bertelsmann, c’est le premier groupe de médias allemand, qui possède RTL Group, qui possède l’éditeur de musique BMG, et qui possède aussi l’éditeur américain Penguin Random House, éditeur dont l’un des succès récents est le double contrat pour les mémoires de Michelle et de Barack Obama (un contrat à 65 millions de dollars quand même). Et Bertelsmann est aussi présent en France, puisqu’il détient, à travers le groupe M6, la chaîne M6, mais aussi les chaînes W9, Gulli et les stations Fun Radio et RTL. Et (c’est pas fini !) jusqu’en décembre dernier, Bertelsmman était même le propriétaire de pas mal de magazines comme Femme actuelle, Gala, GEO ou encore National Geographic, via le groupe Prisma Media. Ça, c’était jusqu’en décembre dernier, jusqu’à ce que Bertelsmann vende Prisma Media – pas à n’importe qui, on va le voir, c’est important pour la suite de l’histoire : Bertelsmann a vendu Prisma Media au groupe Bolloré.

Une sélection :

C’est l’été ! L’occasion de redécouvrir cette série de podcasts de Sophie Simonot Qu’est-ce qui a provoqué vos premiers désirs amoureux ? [INTÉGRALE] AbonnésÉcouter

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Nos visages ne sont que des masques et notre apparence est un déguisement. La vérité, c’est les idées que nous avons derrière la tête mais nous les ignorons. Et pas seulement derrière la tête. Voilà ce qui intéresse Sophie, vous faire mettre des mots sur votre essentiel avec des questions faussement simples et vous étonner vous-mêmes. Et étonner chacun. Exemple : tout le monde se souvient de sa première fois. Mais avant la première fois, qu’est-ce qu’il y avait ?

Face à la deuxième vague, inquiétude et colère des soignants. REPORTAGE RADIO et TEXTE À L’APPUI HÔPITAL PUBLIC, RISQUE DE SATURATION. « Macron paralyse le pays parce que l’hôpital manque de lits » AbonnésÉcouter

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Risque de saturation, crainte d’impuissance. Face à la nouvelle vague de la pandémie, les soignants de l’hôpital public tiendront-ils une seconde fois ? C’est la grande inquiétude du pouvoir. Pour l’urgentiste Patrick Pelloux, « on doit paralyser le pays parce que les hôpitaux manquent de lits. » Manque de lits, manque de personnels, la déprime gagne avec un sentiment de trahison. Pourtant, au printemps, la pandémie avait entraîné un soutien enthousiaste et une prise de conscience du désastre des politiques de santé appliquées depuis des années. Il y avait là un élan unanime pour changer radicalement de logiciel. L’opinion était prête.

Pourquoi nous manquons d’infirmières dans les hôpitaux aujourd’hui ? Il y a cinq ans, l’hôpital était déjà à bout Accès libreVoir

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Il y a cinq ans, la lettre d’une infirmière nous avait tous bouleversés. Clémentine disait à Martin Hirsch pourquoi elle démissionnait. Un incident insignifiant dans la casse globale de l’hôpital. Sauf que cette vidéo a été vue des centaines de milliers de fois, Clémentine a été invitée partout sur des télés et dans les médias. Le sujet n’était pas nouveau. La destruction systématique du secteur public dure depuis bientôt 40 ans, en application de l’idéologie néo-libérale. Ce, qu’avec d’autres, nous dénonçons depuis trente ans. Si la crise monstrueuse que nous subissons aujourd’hui entraîne des réponses difficiles, une grande partie des dysfonctionnements mortels qui se multiplient sont le résultat direct de cette idéologie criminelle.

« Les idées qui traînent dans l’air » Naomi Klein : le coronavirus du capitalisme Accès libreVoir

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La crise est-elle une opportunité pour le capitalisme ? Va-t-il appliquer sa stratégie du choc pour nous faire avaler des choses qui nous semblaient impossibles il y a un mois ? Tout dépend des idées qui traînent dans le fond de l’air et de celles qui s’imposeront. Et justement, il y a, dans l’air, des idées qui pourraient nous être favorables.