Histoire coloniale

Le 17 octobre 1961 : tabou de l’histoire

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Pour protester contre le couvre-feu discriminatoire qui leur était imposé, des Algériens de la région parisienne manifestent pacifiquement, avec femmes et enfants, le 17 octobre 1961, à 20h30.
Une manifestation nocturne à deux pas du palais de l’Élysée et de l’Assemblée nationale. Le général de Gaulle, président de la République, y voit une pression inadmissible sur les négociateurs français et indépendantistes qui traitent à Évian.
Il donne carte blanche à Maurice Papon pour interdire la manifestation et la disperser par tous les moyens.
Tandis que les Algériens tentent de converger vers le centre de la capitale, les forces de l’ordre les affrontent sans ménagement et les embarquent vers les commissariats pour les rouer de coups plus à leur aise.
Des dizaines de manifestants sont jetés dans la Seine.
L’Humanité est saisie pour avoir dénoncé la répression.
Bien qu’informés par les journaux des excès de la répression, l’opinion publique, les syndicats et les partis, y compris de gauche, restent cependant sans réaction.
Depuis quarante ans, ce crime commis par l’État a été occulté, et ceux qui l’ont organisé n’ont jamais eu à rendre compte ni de leurs décisions ni de leurs actes.
Retour sur ce tabou de l’histoire avec Jean-Luc Einaudi, Benjamin Stora, Mehdi Lalaoui, Didier Daeninckx.
Livre :
Jean-Luc Einaudi : La bataille de Paris : 17 octobre 1961 (Seuil)

17 octobre 2005 : Le 17 octobre 1961 : tabou de l’histoire

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