Société

Le maton sympa

Le

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Reportage de François Ruffin.
Un portrait de Luc Rody, surveillant à la maison d’arrêt d’Amiens et pas si éloigné que ça des détenus.
Entre les deux côtés des barreaux, on se salue, discute, jusqu’à établir une quasi-complicité.
Au bistro en face de la prison, on rencontre deux anciens taulards, qui ont, malgré eux, largement fréquenté ce lieu...
Livres :
sous la direction de Gilles Sainati et Laurent Bonelli : La machine à punir (L’esprit frappeur)
Laurent Mucchielli : Violences et insécurité . Fantasmes et réalités dans le débat français (La découverte)
Dominique Vernier : Peines perdues (Fayard)
OIP : Prisons : état des lieux (L’esprit frappeur)
Musiques :
Têtes Raides : mange tes morts
Agnès Bihl : La terre est blonde
Leader vocal : Prison mentale

08 fevrier 2005 : Le maton sympa

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Dernières publis

  • Le suicide de Christine Renon soulève le monde enseignant Comment j’ai survécu à l’Éducation nationale Accès libre

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    C’est dans le hall de son école maternelle à Bobigny que le corps de Christine Renon a été retrouvée. À 58 ans, cette directrice d’école s’est donné la mort sur son lieu de travail, le 23 septembre dernier. Deux jours plus tôt, elle envoyait une lettre à son inspecteur d’académie qui ne laisse aucun doute sur les raisons de son suicide : manque de temps, manque de moyens, manque de considération, manque d’aide, Christine a signé sa lettre en tant que « directrice épuisée ». Publiée avec l’accord de sa famille et de son syndicat, cette lettre est un témoignage accablant des conditions de travail des directrices et directeurs d’école, qui se tuent à la tâche. Littéralement, désormais.

  • « Travail, salaire, profit », de Gérard Mordillat et Bertrand Rothé, à voir le 15 octobre à 20h50 sur ARTE Le salariat, cette « gigantesque prise d’otages » Abonnés

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    Pourquoi le capital est-il rémunéré ? Qu’est-ce que le « lien de subordination » entre un salarié et son employeur ? Le chômage a-t-il été délibérément inventé ? Pourquoi le salariat a pris la suite de l’esclavage ? Qu’est-ce que le néolibéralisme ? Autant de questions qu’on ne se pose pas tous les jours, parce que l’économie c’est compliqué, parce que l’économie on n’y comprend rien.

    Heureusement, ce 15 octobre, ARTE diffuse les quatre premiers épisodes de la nouvelle série de Gérard Mordillat et Bertrand Rothé, Travail, salaire, profit, six heures d’explication pédagogique des mécanismes économiques. Vingt-et-une chercheuses et chercheurs du monde entier revisitent les concepts marxistes (la plus-value, le profit, l’armée de réserve du capital…) pour expliquer les nouvelles formes que prennent l’économie et le travail aujourd’hui.

    « Le moteur de la mise au travail, c’est – comme le disait Marx – l’aiguillon de la faim. Nous avons là affaire à une prise d’otages. Je le dis parce que le mot "prise d’otages" est souvent employé dans le débat ordinaire, dans le commentaire médiatique, politique et éditorialiste. Et les preneurs d’otages sont soit les cheminots, soit les éboueurs, etc. À ceci près que le salariat lui-même n’est qu’une gigantesque prise d’otages. » Frédéric Lordon, qui enfile à nouveau sa casquette d’économiste pour cette série, rappelle en quoi le capitalisme, dans ses structures même, est inégalitaire, violent, destructeur. Et qu’on ne peut pas réformer le capitalisme, il faut l’abattre.

  • Chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Didier Porte a découvert un nouveau philosophe Abonnés

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    Il est persuadé d’avoir été battu en 2012 sur un malentendu ; les autodestructions en plein vol du grand bullshiteux de la Haute-Loire et du Bellamy préféré des rombières versaillaises lui ont donné des ailes ; et voilà que son bouquin de souvenirs du bon vieux temps fait un carton en librairie. Il n’en faut pas plus pour que le surélevé frénétique se voit déjà rechausser ses talonnettes géantes qui l’empêchent de marcher ailleurs que dans la cour de l’Élysée. Comme chaque année (au moins), Sarkozy était dimanche sur le plateau de son (très vieil) ami Michel Drucker pour y peaufiner son nouveau personnage de campagne électorale, celui du vieux sage Shaolin chenu en paix avec le reste de l’univers, qui a tout vu, tout connu, tout essayé, et qui donc est paré à faire encore plus de conneries pendant son second mandat que lors du premier. Un personnage auquel, je te rassure, ami abonné, personne d’un tout petit peu sensé ne peut croire une seconde.

  • Sur le piquet de grève à Belfort. LES ALSTHOMMES ENTRENT EN GRÈVE ! Abonnés

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    Après 3 mois et demi de négociations infructueuses avec la direction de General Electric, les salariés de Belfort ont décidé d’entrer en grève. Depuis mardi 8 octobre, les grévistes tiennent plusieurs point de blocages sur le site de Belfort, l’usine est à l’arrêt : « On a pas eu d’autres choix que de hausser le ton, face à une direction qui nous oppose un mur », raconte Christian, salarié d’Alstom depuis près de 40 ans.

  • COMMENT SORTIR DU CONSUMÉRISME ? Rencontre avec RAZMIG KEUCHEYAN Le capitalisme a besoin que nous ayons envie de ce dont nous n’avons pas besoin Abonnés

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    Un monde sans nuit. C’est notre monde. La nuit se meurt. La Ville Lumière et la fée électricité jadis nous ont enchanté mais aujourd’hui la pollution lumineuse détraque nos villes et nos vies. 60% des européens et 80% des américains ne peuvent plus voir la voie lactée. Un monde sans nuit s’ennuie. Qui est responsable ? Rencontre avec Razmig Keucheyan.

  • L’employé de la semaine 70 ans de la Chine : les images impressionnantes du défilé Accès libre

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    Le 1er octobre, la République populaire de Chine a célébré les 70 ans de sa création par le Grand Timonier, en 1949. L’occasion d’une cérémonie grandiose, à la hauteur de l’événement, avec avions, têtes nucléaires et passage en revue des troupes au garde-à-vous. La télévision centrale de Chine a diffusé l’événement en direct, cinq heures d’édition spéciale que vous pouvez revoir, avec la traduction s’il vous plaît, sur la chaîne YouTube francophone de la télévision publique. Mais si vous n’avez pas le temps, notre employé de la semaine, Jonathan Duong, a tout regardé et vous en fait un résumé de cinq minutes.

  • Monter une boîte sans patron, rêve ou auto exploitation ? Cinq ans après, les FRALIB, ça marche ? Abonnés

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    Vous vous souvenez, en 2010, la longue lutte des FRALIB pour sauver leurs emplois en créant leur propre boîte ? Beaucoup de salariés abattus par un plan social ont été tentés de remonter l’entreprise par eux-mêmes, mais très peu ont réussi. Et eux, cinq après, où en sont les ex-FRALIB devenus SCOP-TI ? N’oublions pas que si les patrons et surtout les actionnaires ont besoin des salariés, le contraire n’est pas une obligation ! Rencontre à la Fête de l’Huma.

  • DERRIÈRE LE MUR, 30 ANS APRÈS. Rencontre avec l’historien Nicolas Offenstadt IL Y A 30 ANS LE MUR TOMBAIT, ET APRÈS ? Abonnés

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    Les trente ans de la chute du mur vont fournir à nouveau l’occasion de célébrer la victoire contre l’affreux monstre communiste. Les médias objectifs vont ressortir les mêmes archives, les mêmes Gorbatchev, les mêmes Trabant, la même Stasi, le même BHL, la même « fin de l’histoire ». Depuis des années, l’historien Nicolas OFFENSTADT parcours ce PAYS DISPARU en interrogeant les traces, les ruines, les objets, les papiers trouvés dans les friches délaissées, qui deviennent autant de truchements pour faire vivre la mémoire et l’histoire.

  • Chirac est mort, Rouen aussi. Un reportage de Gaylord Van Wymeersch ROUEN, LUBRIZOL : « ON VEUT LA VÉRITÉ ! » Abonnés

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    La maison brûle et nous regardons Chirac.

    Mais que voulez-vous, c’est la loi de l’audimat : la mort de Chirac s’est mieux vendue que les flammes noires de Rouen. L’énorme incendie de l’usine chimique Lubrizol à Rouen (classée Seveso) s’est déclaré jeudi 26 septembre à 2h40, quelques heures avant le décès de l’ancien président, mais c’est lui qui a eu la « une ». Toutes les « unes ». Toutes les mêmes « unes ». Les médias ont passé au micro-ondes les nécros prêtes au congélateur depuis des années, en rajoutant d’interminables flots d’hommages comme des tonnes de crème chantilly bien au-delà de la nausée.

    Une autre nausée a saisi les habitants de Rouen et de la région. Nausée physique, vomissements, troubles divers à cause de la fumée d’abord, puis à cause de l’enfumage. Déclarations officielles et promesses de transparence n’ont pas rassuré ni convaincu des habitants en état de choc sous la suie noire et puante qui a tout recouvert, maisons, jardins, forêts, campagnes.

    Un autre voile noir, un autre deuil, bien plus lourd, bien plus profond, bien plus révoltant pour notre devenir.

    Daniel Mermet

Une sélection :

CONTRE L’ÉCOLOGIE DE MARCHÉ (RADIO 50’51) ANDRÉ GORZ, LEUR ÉCOLOGIE ET LA NÔTRE Accès libreÉcouter

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« Une politique écologiste est une politique nécessairement anticapitaliste » Dés le début des années 70, André GORZ, le père spirituel de l’écologie politique, dénonçait la récupération de l’écologie par la puissance capitaliste. La COP21 a montré la totale domination des grandes entreprises sur les États. On dit merci à EDF, Exxon, BNP-Paris Bas, Chevron et tout leurs amis qui ont financé la conférence. Grâce à vous désormais les tigres ne mangeront que de la salade verte. Pour ceux qui en douteraient, nous vous proposons cette heure avec André GORZ (...)

Entretien, Daniel Mermet avec Christophe Fourel. (Archives de l’émission « À voix nue » (France Culture, Marie-France Azar, 1991).

LE CRIME EST PRESQUE PARFAIT. Entretien avec Fabrice NICOLINO PESTICIDES ? PAS DE SOUCI ! AbonnésVoir

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Depuis longtemps, Fabrice NICOLINO dénonce l’usage des pesticides dans l’agriculture industrielle, « cette industrie qui assassine tout ce qui est vivant ». Cette fois, il enquête sur les SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) qui s’attaquent au système respiratoire de tout ce qui est vivant et entraînent des maladies neurologiques et des cancers. Des scientifiques ont alerté dès 2017, mais le lobby des pesticides est installé en profondeur dans l’appareil d’État frrançais. Dormez, braves gens…

Reportage aux urgences de Chinon Colère dans le cathéter AbonnésÉcouter

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Les urgences hospitalières sont en grève depuis la mi-mars : un mouvement de grande ampleur lancé hors syndicats par le collectif L’Inter-Urgences, constitué notamment de jeunes professionnels du milieu hospitalier. Plus de 150 établissements sont mobilisés à travers la France. 10 000 nouvelles embauches, un salaire mensuel revalorisé de 300 euros : ce sont les principales revendications des urgentistes en grève. Notre reporter Dillah Teibi a passé quelques jours dans le service des urgences de l’hôpital de Chinon.

Mobilisation des Ehpad. Un reportage de Sophie Simonot Tu verras, à l’Ehpad, tu seras bien ! AbonnésÉcouter

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La mobilisation exemplaire du personnel de l’Ehpad des Opalines, dans le Jura, qui a mené cet été une grève de 117 jours contre leur direction, a mis au centre des débats la question de la prise en charge des personnes âgées en France. Le 30 janvier, c’était journée d’action nationale : rassemblements, actions et manifestations se tenaient partout en France. Une journée très fortement suivie, aussi bien par le personnel des Ehpad que par celui des services d’aides à domicile.