On fait des romans avec moins que ça
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Résumé :
- Reportage de Thierry Scharf en Belgique entrecoupé par les commentaires de Daniel Mermet : l’histoire d’une erreur commise sur le cadavre d’une jeune fille, Laurence Deleuze, racontée à travers les témoignages des personnes concernées :
- Philippe Deleuze, le père de Laurence : (à 8’40) évoque le job d’été de sa fille qu’elle a commencé au début du mois d’août 92, dans un parc d’attraction à Wallibi ; le soir du 28 août, quand il est venu, comme tous les soirs, la chercher sur son lieu de travail, Laurence n’était pas là ; après quelques recherches infructueuses, il prévient la police ; par la télévision, il apprend que le corps d’une adolescente, toxicomane, a été trouvé sur la route, près de Namur ; comme il ne s’agit pas de sa fille, qui d’ailleurs n’était pas toxicomane, son attente et son espoir continuent ... ; (à 27’40) un jour, on lui fait savoir que la première identification du cadavre de la jeune fille était fausse et qu’il s’agit bien de sa fille, sa dentition correspond à celle de sa fille,... ; les funérailles sont organisées, mais lui, il ne croit pas avoir enterré sa fille ; (à 31’40) à l’heure actuelle, il ne connaît toujours pas les circonstances de la mort de sa fille ; selon la police, elle se serait suicidée par l’absorption massive des médicaments ; (à 38’20) évoque les suspicions que la police fait peser sur lui ; résume l’histoire de la disparition de sa fille pour montrer combien elle est difficile à admettre, encore aujourd’hui, 9 ans après ; (à 48’25) évoque "son intime conviction" par rapport aux causes du décès de sa fille ;
- M. et Mme Barbiaux, le père et la belle-mère de Delphine : (à 13’) Delphine, fuguese et toxicomane, partait souvent chez des amis sans les prévenir ; toutefois, le jour où elle disparaît sans emporter ses affaires personnelles, ils s’inquiètent et préviennent la police ; le lendemain, la police les informe que le corps d’une jeune fille, morte par overdose, a été trouvé dans un fossé, près de Namur ; la belle-mère, malgré le visage méconnaissable du cadavre, l’identifie comme étant celui de Delphine ; (à 17’) la veillée funéraire, le corps dans le cercueil, est organisée à la maison ; (à 19’05) la veille de l’enterrement de Delphine le téléphone sonne, la belle-mère décroche, c’est Delphine qui appelle ... ; son père va tout de suite la chercher, là où elle se trouve, dans la ville voisine ; à la maison Delphine trouve toute sa famille réunie pour ses funérailles, autour du cercueil ; (à 41’50) la belle-mère se sent toujours coupable pour son erreur ; (à 51’35) le père de Delphine ajoute quelques réflexions sur cette histoire ;
- Delphine Barbiaux : (à 23’30) évoque ses fugues à cause de sa belle-mère ; raconte comment elle a appris la nouvelle de son enterrement ; le coup de fil qu’elle a donné à son père ; l’insistance de son père pour qu’elle rentre tout de suite à la maison ; (à 35’) ses sentiments à la vue de "son" cercueil et des gens venus pour la veillée funéraire ; (à 45’20) son fantasme de changer d’identité et de vie à cette occasion ; sa surprise de voir la peine de son père ; sa souffrance par rapport au remariage de son père avec la meilleure amie de sa mère, aujourd’hui décédée ; (à 53’10) son émotion de découvrir l’amour que son père lui témoigne depuis cette histoire.

