Brésil : 2ème partie
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L’équipe de "Là bas si j’y suis" a visité le dépôt d’un commissariat de Sao Paulo. Des centaines d’hommes en attente de jugement s’entassent dans ces annexes carcérales où les conditions de vie sont inhumaines. Des mutineries durement réprimées ont eu lieu récemment.
- Annonce de la diffusion de l’interview exclusive du sous-commandant Marcos dans l’émission du 26 février.
- Diffusion des messages du répondeur de l’émission.
- Présentation de l’émission du jour.
- Visite du dépôt d’un commissariat, véritable annexe carcérale où les détenus en garde à vue peuvent rester des mois ou des années. (8 à 12 000 détenus sont emprisonnés dans les commissariats en attente de leur présentation à un juge).Cette visite se fait en compagnie du père Gunther Zgubic, en charge de la pastorale carcérale et du commissaire Francisco Messaci, du 3ème district de police.
- Le commissaire décrit le résultat d’une fouille qui a eu lieu 15 jours plus tôt : armes blanches fabriquées dans la prison, perceuse. Parle des évasions collectives. (Surpopulation carcérale, une mutinerie toutes les 36 heures au Brésil).
- Enfermés dans les sous sols du commissariat sous une grille à ciel ouvert, les prisonniers sont des petits narco-trafiquants et des pauvres. Entassés à 100 dans 120m2, les détenus sont sollicités par le chef de la prison pour savoir s’ils acceptent de répondre aux questions de l’équipe de l’émission.(palabres entre prisonniers). Le prêtre leur pose aussi la question et leur explique qui ils sont.
- Tous les prisonniers ne peuvent s’asseoir ou s’allonger en même temps et doivent s’organiser.
- Interview de détenus sur leurs conditions de détention (organisation pour dormir, manger, toilettes, douches, photos de femmes). Ils parlent de la durée de leur détention, de la visite de leur femme (autorisée depuis 1993), des rapports sexuels avec elles (un lieu est isolé à l’aide de cordes et de draps tendus).
- Suite de l’ interview d’un prisonnier qui explique qu’ils ne reçoivent aucune aide judiciaire, pas de médecin ni de médicaments. L’un d’eux, qui s’exprime en français, est emprisonné depuis neuf mois et parle de "survie" et de "camp de concentration". Un autre demande de l’aide aux journalistes. Les détenus parlent de leurs familles qui apportent des colis pillés par les policiers, de l’humiliation de la fouille à corps subie par les rares visiteurs.
- Les détenus montrent un coin avec reposoir et des statuettes de saints où ils viennent faire leurs dévotions. Prière collective des détenus.
- Mermet décrit la topographie des lieux, chaque espace étant dévolu à une fonction.
- Interview d’un prisonnier sur le système policier et pénitentiaire, la corruption.
- Arrivée du repas composé de viande de soja. Un prisonnier accuse les journalistes de venir "comme au zoo". - "Coin" des évangélistes : dix personnes dans 2 mètres carrés. L’un d’eux en est à sa 2ème année de détention dans plusieurs dépôts.

