Décembre
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Tant que nous leur tiendrons tête, nous resterons vivants. Pour l’instant, il s’agit de la seule victoire possible Chris Hedges. "La mort de l’élite progressiste" (Lux éditeur. 2012)
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« La puissance militaire écrasante des forces américaines aériennes, terrestres et maritimes a été utilisée pour lancer un assaut spectaculaire, un assaut comme on n’en avait jamais vu depuis la Seconde guerre mondiale. »
Voici comment le président Donald Trump se félicitait le 3 janvier dernier de l’intervention militaire qu’il avait ordonnée au Venezuela.
L’enlèvement et la capture du président Maduro ont sidéré le monde entier.
Par leur outrecuidance : jamais les États-Unis n’étaient aussi directement et militairement intervenus en Amérique du Sud.
Par leur franchise : Donald Trump citait explicitement les réserves pétrolières du pays comme but recherché du renversement de Maduro.
Par leur illégalité : aussi condamnable qu’ait pu être le pouvoir exercé par Nicolás Maduro, rien, ni dans le droit international, ni dans la charte des Nations unies, n’autorise une telle intervention dans un pays souverain étranger.
Qu’est-ce qui a poussé le président Trump à un tel coup de force ? Quelle relation les États-Unis d’Amérique entretiennent-ils avec le sous-continent sud-américain ? Qu’est-ce que la fameuse « doctrine Monroe » que tout le monde aime rappeler ?
Olivier Compagnon est professeur d’histoire contemporaine à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine. Il est l’invité de Laurence De Cock dans ce nouvel épisode de « Si j’aurais su ».
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Le 26 janvier 2000, la bourse de New York clôt sa journée deux heures plus tôt que l’horaire prévu. Une première depuis le krach de 1929. Le responsable ? Un certain Michael Moore, qui avait l’obtenu l’autorisation de tourner un clip pour le groupe de rock Rage Against the Machine en face de la bourse. Était-il prévu que certains membres de la foule qui assistait au concert tenteraient de pénétrer le temple du capitalisme mondial ? Olivier Besancenot vous raconte l’histoire incroyable de ce tournage qui se termina au poste au moins pour le réalisateur et le bassiste du groupe.
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Oui mais c’est comme le poisson volant, c’est plutôt rare. Cinq ou six cas possibles sur 35 000 communes dont deux irréductibles : Agen et Fontenay-sous-Bois.
Pourquoi ? Comment ?
La division de la gauche a toujours été la meilleure garantie de succès pour la droite et l’extrême droite. Mais près de Paris, à Fontenay-sous-Bois, ancienne ville communiste du temps de la « banlieue rouge », on n’a pas fait du passé table rase. On n’a pas oublié les avantages du « communisme municipal » et son programme en matière scolaire, culture, sport, santé publique, très clairement plus près des jetables que des notables.
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Vous avez été très nombreux à réagir à la dernière émission de Gérard Mordillat qui s’était permis de questionner la stratégie insoumise aux élections municipales. Gérard a entendu vos critiques… aujourd’hui il vous répond ! Et on attend comme d’habitude les réponses à la réponse à vos réponses juste en-dessous.
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Morts, blessés, disparus, on avance le chiffre de deux millions de victimes au total en quatre années de guerre en Ukraine. Le 1er janvier, une bombe aérienne russe touchait un zoo dans la banlieue de Kharkiv. Des personnes ont été blessées, tigres, lions, des animaux ont été tués. Dans les ruines, un employé du zoo a réussi à sauver un paon.
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Depuis un siècle, cette histoire a été maintes fois racontée dans des livres, des films, des pièces de théâtre et même des bandes dessinées. L’histoire des « Radium Girls », ces ouvrières embauchées à partir de 1917 par l’entreprise United States Radium Corporation pour appliquer une peinture luminescente sur les aiguilles des montres. Ce que ne savaient pas ces filles, c’est que la peinture fabriquée avec du radium était extrêmement toxique… Il ne manquait qu’une chanson pour transmettre la mémoire de la lutte des « Radium Girls » pour leur survie et contre leur employeur : la chanteuse américaine Rachel Sumner vient combler ce manque avec cette magnifique chanson que vous raconte cette semaine Olivier Besancenot.
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Alice de Rochechouart, c’est la grande noblesse, les grandes écoles, les grands moyens et pourtant elle part en guerre contre les privilèges. Ceux d’aujourd’hui, ceux qui n’ont pas été abolis en 1789, ceux qui n’ont fait que prospérer depuis.
Oui, souvenez-vous, le quatorze juillet, le peuple avait pris la Bastille mais il voulait plus, il voulait l’égalité et d’abord du pain. Alors dans son élan, il a ouvert la chasse au noble. La vraie chasse. Et d’eux-mêmes, comme par enchantement, dans la fameuse nuit du quatre août, les nobles ont dit d’accord, et ils ont aboli leurs privilèges, d’accord, fini le régime féodal.
Une victoire et même une révolution. Mais les racines étaient profondes, d’autres privilèges sont apparus, des espèces souvent inconnues. On a beau couper et arracher, ça repousse.
Aujourd’hui, les inégalités sont plus monstrueuses que jamais et le plus monstrueux, c’est tout ce qui réussit à nous faire encaisser les privilèges d’aujourd’hui. En soutenant l’extrême droite dans sa marche vers le pouvoir, les grandes fortunes entendent légitimer et augmenter leurs gentils privilèges.
Alors ? L’impuissance a gagné, on a renoncé ?
Pas Alice de Rochechouart. C’est ce qu’elle explique à Marième.
Tremblez privilégiés, vos jours sont comptés !
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Dans ces jours qui n’en finissent pas de déchanter, la victoire de Zohran Mamdani à la mairie de New York le 4 novembre 2025 a été une formidable embellie. Crédité de 1 % un an auparavant, ce pétulant musulman est devenu le premier maire « socialiste » dans la plus grande ville américaine qui compte le plus de milliardaires au monde.
Une brève éclaircie ou bien le début d’un durable contre-feu ?
Enseignant à l’université Johns Hopkins, l’historien Tristan Cabello voit dans cette victoire un laboratoire pour la gauche.
Alors que nos gauches s’entretuent avec application en offrant un boulevard aux réacs les plus déboutonnés, il y a là sans doute pour nous du grain à moudre, surtout à la veille des municipales.
Gel des loyers, bus gratuits, crèches abordables.
C’est en répondant aux galères populaires que Mamdani a réussi. Avec bien moins de moyens financiers, il a battu Andrew Cuomo, figure de l’establishment démocrate, le parti qui, en méprisant les préoccupations des modestes, a favorisé l’élection de Trump.
Accusée bien sûr d’antisémitisme et de soutien du Hamas, toute la jeunesse de la communauté juive de New York a voté pour lui.
Et surtout Mamdani a laissé tomber les « culture wars », les guerres culturelles, c’est-à-dire les conflits identitaires et moraux qui masquent un agenda économique pro-patronat. Des débats dont notre gauche culturelle se gave depuis longtemps, loin des soucis du populo beauf et mal élevé.
Un entretien contre la déprime générale avec une surprise à la fin…
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Leïla Shahid vient de mourir. Une grande dame, une très grande dame répètent les messages. 76 ans. Malade, elle a mis fin à ses jours. Bouleversé, tout un monde est bouleversé, un monde bien plus grand que la Palestine. Elle lui a consacré toute sa vie mais sa voix porte bien plus loin. Elle le répétait sans cesse : « ne dites pas "conflit israélo-palestinien" mais dites "question de Palestine". Il s’agit bien d’un enjeu mondial de justice et de dignité qui survivra aux décombres, aux gravats et au génocide.
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Visite officielle de Monsieur et Madame Macron en Inde
« Pour l’occasion, la première dame était vêtue d’un pantalon taille haute noir et d’une chemise blanche recouverte d’un blazer en cuir terracotta aux épaules structurées. Le président, lui, avait opté pour un costume bleu marine classique avec une touche de fantaisie sur sa cravate à pois. »
Une visite dans le cadre d’un « partenariat stratégique bilatéral », notamment la vente de 114 chasseurs Rafale. Pour ça, bien sûr, il ne faut pas être trop regardant sur certains sujets comme les droits humains et tous ces trucs-là, les inégalités, l’environnement et tous ces éléphants au milieu du salon.
Pour connaître les questions dont il ne sera pas question, voyez notre récent GUIDE DU DROITARD.
Et faites suivre à toute la suite officielle…
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Si on devait ne garder qu’un chant de bataille, ce serait lui ! Le 7 janvier 2026, le service de l’immigration états-unien, surnommé « ICE », tuait de quatre balles Renee Good, une mère de famille de Minneapolis qui leur résistait. Le 24 janvier, c’est un infirmier en réanimation de 37 ans, Alex Pretti, citoyen américain, qui succombait après avoir été touché de dix balles tirées par les agents de l’ICE. Le 28 janvier, Bruce Springsteen publiait sur ses réseaux Streets of Minneapolis. Écrite en quelques heures, enregistrée le lendemain. Plusieurs millions de vues en quelques jours. Et la voix des vrais manifestants de Minneapolis en guise de chœur : « ICE out ! »
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Vous rotez en mangeant, vous buvez au goulot, vous sortez des blagues grasses, vous êtes un rustre et un malpoli. Vous ne réussirez jamais dans la vie. Sauf si vous allez voir Bérengère de Monbois qui va vous apprendre les bonnes manières et tous les codes du savoir-vivre à la française. Comment tenir son couteau et sa fourchette sans éborgner votre voisine de table, comment faire un baise-main sans se moucher en même temps, comment faire la conversation sans parler du génocide à Gaza ni de ces 3 000 milliardaires français qu’il faudrait fusiller ? Pas facile pour les habitués de Là-bas. Mais les temps changent, il faut s’adapter. Bérengère va vous apprendre tout ça, et enfin vous aussi vous allez réussir dans la vie ! Bienvenue à l’académie des bienséances !
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Vous avez un kilo d’un magnifique caviar que vous destinez au prochain dîner avec vos meilleurs amis.
Or vous apprenez qu’un gramme de merde est tombé dans votre caviar.
Que faites-vous ?
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Pas de doute, on préfère croire que savoir. Sauf que même par là, ça ne passe plus. Pour Michaël Lainé, nous voilà entrés dans « l’ère de la post-vérité ».
Croyance, propagande, bourrage de crâne, dans toutes les langues du monde on connaît la chanson du décervelage. Ravi et béat, nez en l’air, on suit l’étoile qui brille sans voir le camion qui arrive en face. Même sur le chemin de l’abattoir, on préfère chasser cette sorcière nommée Vérité.
Oui mais c’est moyenâgeux tout ça. De nos jours on est informé, on a tous les moyens de savoir en temps réel comme jamais dans l’histoire humaine.
Sauf que l’utopie du cyberespace a été entièrement colonisée et devenue un moyen de domination planétaire sans précédent. Pour Michaël Lainé, aujourd’hui les algorithmes sont en train de changer entièrement notre rapport à la réalité. L’algorithme en sait plus sur moi que moi-même. Les contenus clivants et anxiogènes sont privilégiés pour générer un maximum de revenus publicitaires en s’adressant à cette part de nous-mêmes qui souhaite se débarrasser de la réalité. La peur, la colère, l’indignation nous attirent davantage et nous poussent à un maximum de clics.
Il montre aussi que l’essor mondial du « climato-dénialisme » et des extrêmes droites est en grande partie dû au biais d’internet et des réseaux sociaux qui en favorisent les idées.
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Une chanson anti-colonialiste peut-elle devenir un tube et se hisser dans les premières places du top 50 ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est ce qui est arrivé au groupe australien Midnight Oil avec leur chanson Beds Are Burning. Vous ignoriez comment les colons britanniques ont volé leurs terres aux Aborigènes d’Australie ? En 1987, il a suffi de quatre minutes et quinze secondes au groupe de rock Midnight Oil pour raconter cette histoire au monde entier.
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En ce mois de novembre 1994, François Mitterrand est toujours président de la République, pour quelques mois encore.
Depuis quatorze ans, le nombre de chômeurs a doublé, bondissant de 1 376 000 en 1980 à 2 605 000 en 1994. La création des « Restos du cœur » en 1985 a rendu visibles et concrètes les conséquences du « tournant de la rigueur » adopté par le gouvernement de Pierre Mauroy en 1983. La ratification du traité de Maastricht en 1992 a entériné la soumission de la politique économique et sociale à des « critères de convergence » budgétaires. La conversion des socialistes au capitalisme néolibéral a précipité la désindustrialisation du pays et la destruction de centaines de milliers d’emplois.
C’est donc en novembre 1994, à la toute fin des deux septennats de celui qu’il a naguère soutenu, que Renaud publie son onzième album, À la Belle de Mai, sur laquelle figure cette chanson, Son bleu. L’une des préférées de Renaud, paraît-il, que vous raconte aujourd’hui Olivier Besancenot.
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C’est une évidence, Donald TRUMP a pris UBU comme modèle. TRUMP, c’est UBU et UBU, c’est TRUMP. Et la France doit en être fière car UBU a été créé en France, UBU est un produit français, on l’oublie trop. Nous avons Notre-Dame, Napoléon et le camembert mais, MERDRE ! nous avons aussi le père UBU. Il est temps que Macron exige des indemnisations pour une telle exploitation de notre patrimoine.
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La France est à un point de bascule. Pour la première fois depuis Vichy, notre démocratie est menacée de l’intérieur, la responsabilité est collective mais la responsabilité des milieux d’affaires est écrasante, dit Laurent Mauduit. Longtemps responsable des pages économiques du Monde puis co-fondateur de Mediapart, il se consacre à des enquêtes. Cette fois, il s’intéresse à ce bon vieux couple : extrême droite et milieux d’affaires.
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Les médias cherchent à augmenter toujours plus leur audience, les élus font tout pour séduire leurs électeurs. Mais il arrive que la majorité des médias et la majorité des élus s’opposent à la majorité des citoyens.
C’est ce qui vient d’arriver avec la taxe Zucman. Selon toutes les enquêtes, plus de 80 % de l’opinion s’est déclarée favorable à l’instauration d’un impôt plancher de 2 % sur les très hauts patrimoines qui échappent à l’impôt sur le revenu, soit 1 800 personnes disposant de plus de 100 millions d’euros.
C’est l’idée que défend inlassablement l’économiste Gabriel Zucman depuis des mois. Rien de révolutionnaire, rien d’anticapitaliste, une simple affaire de justice et d’égalité. Pourtant, malgré le consensus populaire, une majorité de droite et d’extrême droite a rejeté ce projet de loi.
De même, la plupart des médias se sont déchaînés pour défendre ces quelques super-privilégiés comme le bon chien de garde défend son maître.
Et alors ? Le peuple a pris la rue en réclamant l’abolition des privilèges ? En promenant quelques têtes de milliardaires au bout d’une pique ?