En Suède, 2
Le
Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…
…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance : rejoignez-nous !
Début de bobine : Messages d’auditeurs sur le répondeur de "Là-bas si j’y suis" ; - à partir de 4’30 : Reportage de Sonia Kronlund et de Daniel Mermet en Suède entrecoupé par les commentaires de ce dernier : la pratique légale et forcée de la stérilisation des femmes en Suède entre 1935 et 1976 : - à 12’ : réaction gênée d’un homme, paysan de la Scanie, interrogé sur la stérilisation pratiquée pendant 40 ans dans son pays ;
- Entretien avec Maciej Zaremba (en fr.), : (À 17’45) les raisons de l’adhésion totale des Scandinaves à l’idée de stérilisation et d’eugénisme (notamment pour améliorer l’héritage génétique de l’homme) ; la création de l’Institut national de la biologie raciale en Suède en 1922, son idéologie raciste, considérée à l’époque comme progressiste et scientifique ; (À 22’35) les raisons pour lesquelles la stérilisation a continué pendant et surtout après la guerre, toujours au nom des idées considérées comme progressistes et humanistes ;
- Témoignage de Bengt, environ 55 ans, stérilisé à l’hôpital psychiatrique (en suédois) : (À 26’05, 27’40) ses tatouages faits en prison où il a passé 3 ans pour des petits larcins ; l’analyse psychiatrique qu’il a subie en 1959 ; 7 ans d’hôpital psychiatrique où il a été stérilisé, contre son gré, à 19 ans, sans comprendre ce qu’il lui arrivait ; (À 36’10) les électrochocs qu’il a subis à l’hôpital psychiatrique ; (À 40’25) son installation, après sa sortie de l’hôpital où finalement il a été déclaré "normal", avec une femme, décédée dans un accident de voiture, après 12 ans de vie commune ; sa solitude d’aujourd’hui ; (À 49’50) son silence sur ce qu’il lui est arrivé, mais depuis que les médias en parlent, il va demander une indemnisation ;
- Témoignage du dr Bidermann, gynécologue-obstétricien (en angl.) : (À 44’30) affirme avoir pratiqué la stérilisation des femmes, occasionnellement des hommes et explique pourquoi il a été d’accord avec cette pratique.

