Vos messages spécial élection. KIMBE RED PAS MOLI *

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* « Tiens bon, ne molis pas » en créole antillais

Mardi 9 mai :

Vos messages du mardi 9 mai

Vendredi 5 mai :

Vos messages du vendredi 5 mai

Mercredi 3 mai :

Vos messages du mercredi 3 mai

Vendredi 28 avril :

Vos messages du vendredi 28 avril

Jeudi 27 avril :

Vos messages du jeudi 27 avril

Mercredi 26 avril :

Vos messages du mercredi 26 avril

Lundi 8 mai, 22h52

La présidentielle, c’est comme le casino. C’est toujours la banque qui gagne.


Lundi 8 mai, 15h15

3 millions de gens.

3 millions de gens qui se sont fait chier à découper un petit bout de papier blanc au format réglementaire pour voter blanc. Franchement, respect. Respect. Moi qui fait partie de ceux qui ont toujours dit, comme beaucoup, « voter blanc ça sert à rien c’est pas comptabilisé », ben c’est peut-être comme ça que ça finira par être comptabilisé...

Donc 3 millions de gens, respect à tous, plus 1 million qui ont voté nul. Et ceux qui pensaient que voter une enveloppe vide c’était blanc, bon, c’est pas exactement pareil mais voilà.

3 millions de gens + 1 million. Blanc et nul. Respect.


Dimanche 7 mai, 12h42

Tout droit venu de la finance,
Te voilà à l’Élysée.
C’est pour présider la France,
Mais on va pas te lâcher.

♫ Eh eh eh eh eh ♫

Beaucoup se sont abstenus,
Les autres le bras tordu
Pour éviter le bras tendu.

Merci Macron ! (Merci Macron !)
x2

Quel plaisir de voter pour vous,
On est cocus, comme des fous.

Merci Macron ! (Merci Macron !)
x2

Surtout ne pète pas plus haut que ton cul,
Ça se finira dans la rue.

Merci Macron ! (Merci Macron !)
x2

Ce qu’on te donne ici-bas,
Un jour, on le reprendraaaaaa

Ciao viva ! Portez-vous bien !


Dimanche 30 avril

Je vous téléphone d’une commune qui a voté à 42% pour le Front national. Lundi, j’étais dans un état lamentable, évidemment, après cette défaite des Insoumis, qui n’est pas vraiment une défaite. Et puis j’ai reçu un jour après un message de ma fille, qui a 16 ans et qui m’a reboosté comme c’est pas possible. Le message c’est le suivant :

« On n’a rien perdu. On a plutôt gagné plus qu’autre chose à cette campagne. Elle a été fascinante et merveilleuse, c’est vrai. Ce n’est que le début d’une grande aventure, après tout un mouvement est né et il s’étendra de jour en jour parce que la France Insoumise persiste et ne s’éteindra jamais.

Je sais que je vais en baver plus tard mais maintenant, les Insoumis restent et on n’est pas les seuls. Macron est élu, tant pis. Il faut voir les choses autrement, continuer à convaincre les gens, les réveiller. C’est important parce que sans ça, les gens continuent à se faire influencer. C’est primordial, cet enseignement, et plus je vais au lycée, plus les gens s’indignent contre les médias. La jeunesse prend conscience de tout ça et comprend ce qu’il se passe et en parle, au grand étonnement des adultes.

On est l’avenir du pays et on ne laissera pas passer une fois de plus ces bouffons en 2022, quand notre génération pourra voter. Je parle tous les jours de tout ça pour que mes camarades soient un peu moins naïfs quant à tout ça et ça marche ! Des fois ils viennent me dire qu’ils sont choqués par la manipulation médiatique et ce qu’il se passe dans le monde.

Il faut continuer, on y arrivera ! Moi c’est pas des raclures de fond de chiotte qui m’arrêteront dans mes études, ni dans mes rêves. Je vaux plus que ça ! »

Ces mots m’ont reboosté, m’ont tiré des larmes et je la remercie. Merci ma belle !
Allez, à plus.

Eric


Dimanche 30 avril

Alors voilà, j’ai des choses à dire à propos des élections sur les répercussions sur la vie de couple ! Mon compagnon, il a beaucoup boîté, il a tracté, il a collé pour la France Insoumise dans la petite ville de La Souterraine en Creuse (La Souterraine en Creuse, non non, c’est pas un pléonasme). D’ailleurs, il ne parle plus que de la France Insoumise et de Mélenchon en particulier.
L’écran de l’ordinateur, ça a sur lui un effet Velcro : rien à faire, il arrive pas à s’en décoller, rien d’autre n’existe !
En fait, si je lui servais dans son assiette du mammouth bouilli, il s’en rendrait même pas compte. Quant à la libido, ça aussi, c’est en berne… Le cerveau surchauffe à cause du résultat du premier tour et tout le reste est bien bas.

Bon, d’accord, j’ai voté Mélenchon pour l’urgence écologique. N’empêche que je constate que ce premier tour ne fût ni bandant ni appétissant, et que j’aimerais bien que mon compagnon puisse parler d’autre chose et goûter un peu à la vie…

C’était Valérie, près de La Souterraine, dans la Creuse. Non non, c’est toujours pas un pléonasme…

Valérie


Dimanche 30 avril

Bonjour Mermet,

Je viens de déguster, un peu tardivement, l’exposé du 20 avril dernier intitulé « Les Pinçon-Charlot fâchés tout rouge ». J’étais quelque peu déprimé par le premier vote des présidentielles et le casse-tête du second tour et je me trouve tout ragaillardi par cet exposé tant il est clair calme, déterminé, percutant, avec un vocabulaire accessible et précis. Exposé qu’on devrait offrir aux écoliers dès l’école primaire tant sa pédagogie est claire. Du coup, j’ai abonné ma petite-fille à Là-bas si j’y suis…

Merci Mermet, merci les Pinçon-Charlot !

Anthony


Jeudi 27 avril, 18h30

Et ça continue encore et encore le jugement moral permanent des chiens de garde médiatiques... Aujourd’hui, c’était entre autres le tour d’Alain Passerel au journal de 13 heures sur France Inter.
V’là t’y pas qu’il s’est astreint à essayer de faire cracher le morceau au délégué CFDT de Whirlpool à Amiens après le passage de Le Pen et Macron ! Et vas-y que le brave Alain mouille sa chemise pour que le syndicaliste au bout du fil dise que le plan de nationalisation de Le Pen est irresponsable alors que celui de Macron EST responsable…
En fait, dire qu’on ne peut rien faire au niveau politique est désormais responsable aux yeux d’Alain.
Mais passe encore, car le plus terrible arrive… Alain commence à se demander pourquoi ce bougre de syndicaliste ose résister à ses incitations de réponse. Alors, il sort sa science le grand Alain ! Il exhibe son savoir en ponctuant ses phrases d’un accablant « Vous savez ça ? » mi interrogatif mi affirmatif, avec le ton professoral de celui qui s’adresse à un ignorant. Aussi méprisant que Pujadas avec le syndicaliste gréviste de Continental. Mais le délégué syndical connaît son dossier dis donc ! Dépité, notre Alain national attaquera sur un nouvel angle : le syndicaliste va voter Le Pen alors que la CFDT nationale réprouve ce positionnement public ! Ouuuuh le vilain syndicaliste !
On dirait qu’Alain espère un mea culpa public, voire une démission en direct. Mais il n’en est rien, l’autre reste droit dans ses bottes mais ne veut pas relever l’imposture d’une telle démarche journalistique qui est tout sauf neutre et se veut finalement à charge contre l’interviewé.
Claire Servajean me manque tellement depuis la nouvelle ligne éditoriale impulsée par Duvic et Passerel…
Noëlle


Jeudi 27 avril à 21h19

Bien loin du tintamarre,
Serein, muet, oisif,
Tel est dans son plumard,
Le poète poussif.

Afin de consoler
Son doigt sorti bredouille
Des deux trous de son nez,
Il se gratte les couilles.

Salut !
Georges Philippe


Jeudi 27 avril à 17h25

Bonjour à tous,
Moi aussi mon petit message suite à l’élection… Pour le 2e tour, pour moi ce sera l’abstention. J’ai fait campagne pendant plus d’un an pour Mélenchon, ce n’est pas pour aller maintenant voter pour un pis-aller. De toute façon, Macron, est-ce que ce sera mieux que Le Pen… ? Moi je ne participe pas à ce débat, j’ai voté Mélenchon, j’ai perdu. Je fais partie des perdants… Je le vis mal, on est des merdes si on est de gauche en France. Je me sens étranger chez moi, je vais essayer de partir. Je vais prendre mon livret A, mon livret B, mon Codevi, enfin j’en sais rien… Je vais partir dans un pays, bouffer toutes mes économies, tenir le plus longtemps possible et je reviendrai vraiment quand j’aurai plus un rond. Mais je reste pas.

C’est dans rue que ça se passe m’a-t-on dit. Là on avait juste à voter Mélenchon pour avoir la retraite à 60 ans… Je suis à la CGT aussi, donc on m’appelle déjà à défiler le 1er mai, puis certainement encore en septembre. Donc c’est sans moi. C’est dans la rue, j’y étais. J’ai perdu aussi, la loi El Khomri j’y étais aussi, le 15 septembre. Eh bien à vous les jeunes, à vous, je vous regarde faire maintenant, moi j’arrête. Voilà.
Bon courage à tous, c’est sans moi. Ciao !

Philippe


Vendredi 28 avril, 01h54

Bonsoir Là-bas,
Depuis dimanche c’est très difficile…
Le soir, avant de dormir, je passe une demi-heure à écouter les auditeurs de Là-bas, comme pour retrouver mes semblables, me sentir un peu moins seul. C’est très réconfortant, c’est un peu comme ce 18 mars place de la République où, je crois que j’étais pas le seul, chacun de nous se sentait en la présence de gens semblables, de gens qui partageaient le même idéal.
Bon, ça reste très douloureux, bientôt une semaine… Le champ des possibles s’était ouvert devant nous et dimanche dernier, je ne veux pas dire qu’il s’est refermé mais un peu quand même…

À nous de le rouvrir pendant les législatives et tous les jours, tous les soirs, la lutte continue. Courage à tout le monde !

Oualid


Mercredi 26 avril, 15h23

Alors là on est en direct sur BFM, il y a Macron qui est à Whirlpool. Et vous savez ce qu’il a demandé pour parler aux salariés ? Il a demandé un hygiaphone ! Vous vous rappelez un hygiaphone ? Pas un mégaphone, un hygiaphone ! Pour parler proprement, pour prendre une certaine distance avec les salariés…
Emmanuel Macron demande un hygiaphone… Râté. Râté Emmanuel, complètement râté !


Mardi 25 avril, 11h57

Bonjour c’est Pari, la maman de Tami, de Nanterre,
Étant donné que mon fils est handicapé et ne peut pas parler très bien, je vous fais écouter le message qu’il a enregistré pour vous par rapport à élections. Écoutez bien, c’est parti !
« Bonjour les AMG,
Eh voilà, les grands médias à la botte de leurs actionnaires nous ont fabriqué de toutes pièces un candidat et nous l’ont envoyé au second tour. Et il va servir de bras armé de la finance pour bien nous démolir… Merci.
 »


Mardi 25 avril, 17h18

Je suis Jean-Luc, de Martigues.

Je suis retraité, j’étais intermittent du spectacle et je ne suis jamais intervenu à Là-bas si j’y suis, pourtant j’écoute depuis l’origine.

Alors… le deuxième tour… Qu’est-ce qu’on va faire, qu’est-ce que je vais faire ? Je suis bien emmerdé… Bon, je peux pas voter Le Pen, c’est sûr, c’est évident. Alors il y a Macron, mais Macron, c’est pareil. C’est voter pour Le Pen. Et pourquoi ? Parce que l’abandon des services publics, c’est le libéralisme. La fermeture de la Poste, la réduction de la Sécu, la suppression des services sociaux, les hôpitaux fragilisés, les déserts médicaux, l’uberisation généralisée avec son lot de couillonnés, le tout Internet débile, l’Europe du fric et de la Bourse et des multinationales prédatrices… C’est ça qui a fait le jeu de Le Pen. Alors voter Macron, c’est faire le jeu de Le Pen. Alors qu’est-ce qu’on fait ? Je vous le demande.

Jean-Luc


Mercredi 26 avril, 08h15

Répondeur de Là-bas, un petit coup de colère, un petit coup de blues. Trois jours pour m’en remettre. Les résultats sont terribles pour moi. Un souffle nouveau – je pensais – allait arriver avec la candidature de Mélenchon… J’ai voté pour Mélenchon… Quelle déception même si le score est super ! Là-dessus, y’a rien à dire, la campagne a été géniale. La France insoumise, bravo, Mélenchon, bravo.

En revanche, ce qui se prépare est très triste pour les jours à venir et on est complètement perdu. J’avais envie de dire ça parce qu’il fallait qu’on le partage.

Moi c’est Virginie, dépitée mais toujours insoumise en tout cas. Résistance ! On y croit encore ! Les législatives arrivent et on lâche rien. Il faut continuer la bataille même si c’est dur à dire aujourd’hui. Merci Là-bas.

Virginie


Mardi 25 avril, 16h54

Salut, c’est Louis.

Je suis de l’Yonne. Moi, j’ai 21 ans. C’est la première fois que je vote à une élection présidentielle, et là, je me retrouve dans une situation un peu spéciale… Parce que j’ai cru pendant longtemps, pendant toute mon enfance qu’il fallait voter, que c’était un devoir citoyen, qu’on n’avait pas le choix.

Alors aujourd’hui je me retrouve dans une situation où je n’ai vraiment pas envie de voter. Et j’irai sûrement pas voter. Si le vote blanc était comptabilisé, j’irais voter blanc. Mais finalement, c’est plus mon choix. Mon choix, je l’ai fait pour le premier tour, là, c’est plus mon choix.

Putain ! ça m’a rendu malade cette merde. Allez bisous, bon courage.

Louis


Mardi 25 avril :

Vos messages du mardi 25 avril

Lundi 24 avril, 18h51

François Mitterrand était un petit malin. Il avait réussi à créer le « programme commun ». Assis à la même table : les cocos staliniens à qui Tonton donnera des portefeuilles, par exemple le transport, où la CGT avait l’habitude de faire sa loi ; il y avait aussi les notaires de province socialos à qui Tonton donnera les grands ministères ; plus des miettes disparates de la gauche gauchisante à qui il donnera… des miettes.

J’ai demandé hier soir à François Mitterrand combien faisait 19,64% + 6,35%. Il m’a répondu : « Mélenchon et Hamon sont des imbéciles. Et ce François Hollande a très bien tiré son épingle du jeu. C’est le prénom qui veut cela… »

Sacré Tonton… On le refera pas !

François JÉRÔME


Vendredi 21 avril

Salut les AMG, salut Là-bas,

À propos du chantage à l’abonnement, ou au désabonnement, dont il a été question il n’y a pas longtemps, Daniel a fait le point sur l’histoire de l’offre et la demande. C’est bien, mais pour moi, le journalisme implique plus qu’une relation marchande et l’offre et la demande. Ça implique aussi l’indépendance du journalisme, ce qui ne veut pas dire la neutralité. Parce que l’indépendance est garantie par l’indépendance des fonds, ce qui n’est pas le cas ici car l’existence de Là-bas dépend maintenant des abonnements.

Pour moi, l’indépendance de la rédaction doit de toute façon être garantie. Moi, ça me va bien de donner des sous à Là-bas même si je n’entends pas toujours ce que j’ai envie d’entendre… Et justement, il y a une petite différence entre indépendance et neutralité : ce n’est pas parce qu’on est indépendant qu’on est neutre. Un journaliste n’est jamais neutre, il a toujours une position idéologique quelconque. L’histoire du fact-checking est aussi reliée à ça.

Moi, j’aime l’indépendance du journalisme de Daniel Mermet et de Là-bas si j’y suis, et j’aime aussi la non-neutralité de Là-bas si j’y suis… Donc voilà, abonnez-vous, réabonnez-vous, réabonnons-nous et ne lâchons rien !

Ciao
Guillaume Clément


Mardi 25 avril, 15h20

Et ben nous v’là beaux ! Dieu sait qu’on en avait, du choix ! Du Poutou sans cravate, du Lassalle élevé sous la mère, du Fillon tout tintinnabulant de casseroles…

Et là, il reste quoi ? À ma droite, un messie qui s’égosille pour un renard libre dans un poulailler libre ; et à ma encore-plus-à-droite, une héritière qui ne jure que par la volaille hors-sol bien claquemurée.

Bref, je me sens comme une dinde le 23 décembre, sommée de choisir entre le repas de Noël et celui du réveillon. Alors bulletin blanc, bulletin nul… ? Même pas les gars ! J’irai pas voter du tout. Chirac contre le borgne en 2002, je l’ai fait, mais cette fois en 2017, y’a basta !

C’était Christine, du Limousin. Un peu en rogne.


Lundi 24 avril, 22h34

C’est encore Jean-Luc, de Montpellier.

Je me faisais la réflexion : ça fait combien de temps qu’il n’y avait pas eu 25% de voix à gauche au premier tour de la présidentielle ? Peut-être le Parti communiste dans les années 1950-1960 mais depuis… Je vois pas grand chose… Donc voilà une raison de positiver !

Allez, ciao ciao.
Jean-Luc


Mardi 25 avril, 09h55

Roman : la prière du Notre Père revisitée…

« Notre Patron »
Notre Patron, Qui êtes aux cieux,
Que Monsieur Macron soit sanctifié.
Que Son règne vienne,
Que Sa volonté soit faite,
Celle de Lagardère ou Xavier Niel.
Donnez-nous aujourd’hui notre venin quotidien,
Pardonnez-nous notre silence à se faire docilement exploiter,
Laissez-nous succomber à la consommation,
Et Deliveroo, c’est pas si mal !
Amen.

Romain


Lundi 24 avril, 12h39

Salut Daniel, Gilles de Strasbourg.

Je t’appelle là, il est 12h39, on est lundi… J’ai pas voulu appeler avant, j’avais peur de dire des choses qui auraient dépassé ma pensée. Finalement, j’aurais peut-être dû le faire hier soir parce que c’est retombé, mais au final je suis pas bien depuis ce matin.

On avait la victoire à portée de mains, elle était vraiment à portée de fusil. Il aurait juste fallu que ça se bouge, que les gens soient un peu moins bêtes, particulièrement ceux qui vont souffrir aux prochaines élections. Et malheureusement n’est pas arrivé le miracle que j’aurais aimé, Jean-Luc Mélenchon n’est pas au deuxième tour.

Je suis pas bien, j’ai mal parce que j’ai une petite qui va arriver dans quelques mois sur notre belle planète et elle est pas arrivée qu’elle est déjà dans le désespoir.

Moi je suis né en novembre 1981. Quand Mitterrand est arrivé, mon père se disait que son gamin aurait peut-être un plus bel avenir. On se retrouve maintenant 36 ans plus tard et moi c’est l’inverse. J’ai ma petite, elle va arriver et je sais pas ce que je vais pouvoir lui donner comme belle vie…

Allez, on lâche rien et avec un peu de chance… C’est nous qu’on va gagner !

Salut Daniel.
Gilles


Lundi 24 avril :

Vos messages du lundi 24 avril

Lundi 24 avril, 04h53

Christine : « J’espère que des gens comme vous rentreront en résistance… »

Il est 5 heures du matin. Je m’appelle Christine et je n’arrive pas à dormir…

Mon mari et moi, on n’est plus tout jeune. On a même une arrière-petite-fille qui a un an. Et là, on avait vraiment espéré. On a donné toutes nos forces. On a collé, on a tracté, on s’est bougé comme jamais pour essayer de donner à nos enfants, nos petits-enfants et à ceux des autres un monde nouveau, un monde qui fasse espérer, qui soit solidaire.

Et au bout du compte on se retrouve avec une espèce de mélange de finance, d’intérêts pourris, de fascisme, de racisme, de xénophobie. Putain, j’en ai marre de ce monde de merde ! Voilà, je ne sais plus quoi dire… Je suis fatiguée… Les espaces de liberté vont se réduire encore plus. J’espère que vous arriverez à tenir le coup, que Mediapart arrivera à tenir le coup et que des gens comme vous rentreront en résistance et seront moins fatigués que nous.

Je vous embrasse.

Christine

Lundi 24 avril, 08h37

Patrice, belge et enrhumé
Je suis Belge (et enrhumé) et j’ai été vraiment impressionné par l’avancée que les Français ont fait dans le progressisme entre 2012 et 2017, à travers les voix accordées à Jean-Luc Mélenchon notamment. En tout cas, si j’étais Français, je n’irais pas voter pour Macron.

Je vous embrasse tous et bravo !

Patrice

Lundi 24 avril, 06h37

Jérôme : « Je continuerai à œuvrer pour les pauvres bougres »

Salut Daniel, c’est Jérôme,

La présidentielle, je m’en bats le coquillard parce que de toute façon, qu’on mette Pierre, Paul ou Jacques, je ne suis pas sûr que le quotidien des Français lambda dont je fais partie, va changer.

À mon avis, il va même s’empirer, avec qui que ce soit qui puisse être au pouvoir, tant qu’on n’aura pas compris que c’est nous qui avons le pouvoir et qu’on a besoin de se réorganiser non pas à travers une présidentielle ou une élection, mais localement.

Faut qu’on réinvente la politique parce que nous sommes la politique. Il faut la réinventer sur notre micro-territoire. Plus on sera, collectivement, à se monter en groupes contestataires mais qui agissent concrètement sur le terrain pour son prochain, pour soi-même et pour la solidarité, mieux ce sera. Le lien social et la solidarité sont le meilleur des bulletins de vote.

Je ne suis pas allé au premier tour, je n’irai pas au second. Que chacun agisse en son âme et conscience, pour moi ça ne changera rien… Je continuerai à œuvrer pour les pauvres bougres qui sont autour de moi et pour les pauvres hères qui sont un peu comme moi.

Passez une belle journée même si c’est un peu nuageux aujourd’hui. Des bisous à tout le monde, ciao !

Jérôme

Lundi 24 avril, 07h21

Christian : « Nous avons Bernadette Soubirous »
Je suis maire adjoint d’une petite commune dans le Tarn. Nous avons fait 13% de voix pour Mélenchon et nous allons continuer dans cette voie. Nous allons défendre les intérêts sociaux de tous nos administrés. Et puis, pour le reste, le second tour, cela ne nous regarde absolument plus, d’autant plus que sur la région nous avons Bernadette Soubirous (… relayée par Monsieur Bayrou) qui, je crois, a une ligne céleste directe… Donc qu’ils se débrouillent !

Bise à vous et bon courage.

Christian

Lundi 24 avril, 09h12

Françoise, entre le fascisme brun et le fascisme financier

Nous voilà encore avec le dégoût des vieilles recettes qui vont mettre les gens encore plus à genoux. Le PS a détruit l’humanisme, la justice sociale, la liberté et j’en passe. Nous voilà au pied du mur : les médias sont rassurés, les financiers aussi et mon patron a dû sabrer le champagne...

Allez les Insoumis ! Il va falloir faire barrage à Le Pen : votez Macron, le destructeur social, le destructeur du code du travail, le creuseur des inégalités, le faiseur de la pauvreté. Nous aurions donc l’obligation de voter Macron pour sauver la démocratie ? Chic ! Donc entre le fascisme brun et le fascisme financier… Voilà.

Que le PS se démerde avec les Français qui veulent encore de la destruction sociale, de l’empoisonnement de la planète, etc. J’ai envie de gerber depuis hier soir. Le 7 mai, je vote blanc. Hamon n’aura qu’à regarder les dégâts. J’attends les législatives en dernier ressort, sinon : résistance ! Et sinon ce sera la rue. Il faudra vraiment tout casser. On est repartis pour la Ve République avec tous ces vieux cons, ça recommence…

J’avais envie d’envoyer ce message. Je suis dégoûtée, dégoûtée de tous ces moutons.

Au revoir, à bientôt.

Françoise

Lundi 24 avril, 10h56

Bernard : « Je reste insoumis, je m’abstiendrai »
Eh bien voilà, les élections sont passées. Hollande a gagné. Il avait mis Macron, et surtout il avait placé Hamon pour prendre des voix à Mélenchon. Au soir des résultats, les salauds de socialistes ont réussi leur pari parce que s’il y avait eu alliance entre Hamon et Mélenchon, on passait haut la main ; mais ils n’ont jamais voulu parce que leur objectif c’était de faire passer Macron…

Je suis un Insoumis et je reste insoumis : je m’abstiendrai au second tour. Courage les Insoumis, on continue, la lutte ne s’arrête pas !

Bise à vous tous.


Lundi 24 avril, 06h42

Albert : « Elle est belle la France »

Je suis écœuré par les résultats.

Dans 15 jours : soit un fasciste au pouvoir, soit un prédicateur qui a pour programme de décréter des ordonnances pour aggraver la loi El Khomri, de réduire les pouvoirs déjà si dérisoires du Parlement. Prédicateur soutenu par des ministres du gouvernement de Hollande et, deuxième coup de couteau du PS, par Robert Hue, Alain Madelin et des chevaux de retour de la droite. Il est beau le renouveau de Macron !

Comme le disait un vieux révolutionnaire, Bebel, les socialistes ont été créés par la bourgeoisie pour empêcher les émancipations des peuples. Cela me rappelle une déclaration de Benoît Hamon en 2012 dans Le Figaro, qui affirmait que la gauche du PS existe pour empêcher les gens de voter Mélenchon. Elle est belle la France aujourd’hui !

Albert, 70 ans

journaliste : Daniel Mermet

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  • Il y a 30 ans le mur s’est fendu, et Là-bas est né Les dames de Templin (novembre 2009) Accès libre

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    Il y a encore dix ans, pour le vingtième anniversaire en direct de Berlin, Radio France avait eu l’idée très originale d’inviter le philosophe BHL pour mettre en garde l’auditeur face à l’enfer totalitaire communiste si jamais il le trouvait sur son chemin. Et peu importe que la bête immonde fut morte et enterrée depuis vingt ans car son ventre est toujours chaud malgré le temps qui passe comme vous devez le savoir.

  • DERRIÈRE LE MUR, 30 ANS APRÈS. Rencontre avec l’historien Nicolas Offenstadt IL Y A 30 ANS LE MUR TOMBAIT, ET APRÈS ? Abonnés

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    Les trente ans de la chute du mur vont fournir à nouveau l’occasion de célébrer la victoire contre l’affreux monstre communiste. Les médias objectifs vont ressortir les mêmes archives, les mêmes Gorbatchev, les mêmes Trabant, la même Stasi, le même BHL, la même « fin de l’histoire ». Depuis des années, l’historien Nicolas OFFENSTADT parcours ce PAYS DISPARU en interrogeant les traces, les ruines, les objets, les papiers trouvés dans les friches délaissées, qui deviennent autant de truchements pour faire vivre la mémoire et l’histoire.

  • Une journée ordinaire aux comparutions immédiates ICI, C’EST LA MISÈRE QUI COMPARAÎT Abonnés

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    Paumés, précaires, petits malfrats et cabossés de toute sorte défilent tous les jours en comparution immédiate. Justice bâclée, avocats commis d’office, 25 minutes tout compris en moyenne par affaire, jugement à la louche : 70 % iront en prison, de deux à dix ans. C’est le plus puissant moteur de la machine à incarcérer. Rappelons que 63 % des condamnés à de la prison ferme récidivent dans les cinq ans. Autrefois, c’était les « flags », les flagrants délits. Depuis longtemps, reportages, films et enquêtes montrent et démontent cette justice de classe. Mais rien ne bouge.

    Salle d’audience 2.05 du tribunal de grande instance de Paris, à la porte de Clichy. « Vous trouverez facilement, c’est la cour des miracles », nous glisse un avocat. C’est tous les jours de la semaine, à 9h et 13h30, et c’est ouvert au public. Ici, vous ne risquez pas de voir Cahuzac ou Balkany, pas de cols blancs ni de barons voleurs, c’est la justice des pauvres, expéditive, violente, ici, c’est la misère qui comparaît.

    Selon une étude de 2008, la plus récente à ce sujet, 68,7 % des prévenus jugés en comparution immédiate sont sans ressources ou avec des ressources faibles.

    Et pas besoin de grands chiffres pour le savoir : il suffit de lire les récits de Dominique Simonnot, tous les mercredis, dans Le Canard enchaîné. L’année dernière, cette procédure de justice directe a été massivement utilisée contre les « gilets jaunes » : plusieurs centaines d’entre eux, arrêtés et placés en garde à vue le samedi, ont été jugés en comparution immédiate le lundi.

    Alors qu’un fossé se creuse entre l’institution judiciaire, de plus en plus perçue comme un instrument de sauvegarde de l’ordre social, et les citoyens, nous avons passé une journée ordinaire dans cet endroit loin du paradis. Pas de caméra, pas de photos, pas de micro, téléphone éteint : juste un crayon et du papier.

  • Chaque vendredi, la revue de presse indispensable ! Didier Porte essaie d’élever le débat grâce à Louis Sarkozy (mais c’est pas gagné) Abonnés

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    Prépare-toi à ressentir une joie intense, ami abonné avec un bon fond (il en reste) – et qui n’estime pas que son passage sur terre doit obligatoirement être consacré à me crier dessus – car il semblerait bien que notre ami Nicolas Sarkozy ait décidé de saturer le terrain médiatique de son épuisante omniprésence, au moins jusqu’aux municipales, juste histoire d’être sur le coup en cas de vacance du pouvoir ; en clair, il se verrait bien dans les souliers cloutés de ce bon Monsieur Thiers, donnant aux CRS versaillais l’ordre de fusiller au Flash-Ball des dizaines de milliers de retraités en gilet jaune affamés.

  • IL EST OÙ LE BONHEUR ? Un entretien de Daniel Mermet avec François Ruffin FRANÇOIS RUFFIN, LEUR ÉCOLOGIE ET LA NÔTRE Abonnés

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    Comme tout le monde Francois RUFFIN se repeint en vert et part en guerre pour le climat. Tous ensemble, nous sommes tous sur le même bateau, riches, pauvres, prolétaires et actionnaires, chouette, alors ! Finie la guerre des classes ! Macron et ses copains se frottent les mains. Eh non, dit Ruffin, au contraire, la crise écologique renforce la lutte des classes.

  • Droit de retrait des cheminots : la ministre du Travail ne sait même pas lire le code du travail Abonnés

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    À la suite de l’arrêt de travail soudain d’agents SNCF le 18 octobre, engagé après un accident de TER, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a affirmé sur France Inter, radio de service public, que ceux-ci ne pouvaient légalement invoquer leur droit de retrait comme ils l’avaient fait et que le code du travail, à ce sujet, était clair. Problème : sa citation de la loi était fausse.

  • Avec Gérard Filoche Macron fait payer les mesures « gilets jaunes » par la Sécu ! Abonnés

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    Vous vous souvenez des quelques mesures « lâchées » par Emmanuel Macron, début décembre 2018, pour tenter de calmer les « gilets jaunes » ? Hausse de la prime d’activité, exonération des cotisations salariales sur les heures supplémentaires, baisse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les retraites inférieures à 2 000 euros… Ce mardi 20 octobre, presque un an après, l’Assemblée nationale va voter le budget 2020 de la Sécurité sociale. Et que découvre-t-on, à l’article 3 du budget ? C’est la Sécu qui va payer les mesures « gilets jaunes » !

  • L’employé de la semaine Quand Le Parisien oublie la France sur la carte du monde Accès libre

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    Mardi 22 octobre, notre reporter Gaylord Van Wymeersch a lu Le Parisien, aguiché par sa « une » : « pourquoi notre monde est en ébullition ». Liban, Espagne, Chili, Angleterre, le quotidien fait la liste des soulèvements qui se multiplient dans le monde entier. Mais tiens, Le Parisien a oublié un pays… Lequel ? Notre employé de la semaine, Gaylord Van Wymeersch, a la réponse.

Une sélection :

COMMENT SORTIR DU CONSUMÉRISME ? Rencontre avec RAZMIG KEUCHEYAN Le capitalisme a besoin que nous ayons envie de ce dont nous n’avons pas besoin AbonnésVoir

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Un monde sans nuit. C’est notre monde. La nuit se meurt. La Ville Lumière et la fée électricité jadis nous ont enchanté mais aujourd’hui la pollution lumineuse détraque nos villes et nos vies. 60% des européens et 80% des américains ne peuvent plus voir la voie lactée. Un monde sans nuit s’ennuie. Qui est responsable ? Rencontre avec Razmig Keucheyan.

Hongkong, championne des inégalités AbonnésÉcouter

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Mais que se passe-t-il à Hongkong ? Que se passe-t-il pour que les radios et télévisions françaises nous rendent compte pendant tout l’été, quasi quotidiennement, de la mobilisation des Hongkongais ? La couverture de ces manifestations par les principaux médias français est frappante tant elle semble à l’exact inverse de celle des « gilets jaunes » : manifestants « pacifistes », violence « symbolique », tentative du pouvoir de discréditer le mouvement, agents provocateurs, dénonciation des violences policières…

CONTRE L’ÉCOLOGIE DE MARCHÉ (RADIO 50’51) ANDRÉ GORZ, LEUR ÉCOLOGIE ET LA NÔTRE Accès libreÉcouter

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« Une politique écologiste est une politique nécessairement anticapitaliste » Dés le début des années 70, André GORZ, le père spirituel de l’écologie politique, dénonçait la récupération de l’écologie par la puissance capitaliste. La COP21 a montré la totale domination des grandes entreprises sur les États. On dit merci à EDF, Exxon, BNP-Paris Bas, Chevron et tout leurs amis qui ont financé la conférence. Grâce à vous désormais les tigres ne mangeront que de la salade verte. Pour ceux qui en douteraient, nous vous proposons cette heure avec André GORZ (...)

Entretien, Daniel Mermet avec Christophe Fourel. (Archives de l’émission « À voix nue » (France Culture, Marie-France Azar, 1991).

LE CRIME EST PRESQUE PARFAIT. Entretien avec Fabrice NICOLINO PESTICIDES ? PAS DE SOUCI ! AbonnésVoir

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Depuis longtemps, Fabrice NICOLINO dénonce l’usage des pesticides dans l’agriculture industrielle, « cette industrie qui assassine tout ce qui est vivant ». Cette fois, il enquête sur les SDHI (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) qui s’attaquent au système respiratoire de tout ce qui est vivant et entraînent des maladies neurologiques et des cancers. Des scientifiques ont alerté dès 2017, mais le lobby des pesticides est installé en profondeur dans l’appareil d’État frrançais. Dormez, braves gens…