À Paris, la marche des libertés violemment reprimée

Malgré la répression, la Fanfare continue !

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Une nouvelle marche des libertés a rassemblé samedi plusieurs dizaines de milliers de manifestants dans toute la France contre les lois liberticides dites « sécurité globale » et « séparatisme ».

À Paris, les policiers et CRS étaient presque aussi nombreux que les manifestants ! Sur les 5000 manifestants que la préfécture a compté, 142 interpellations « d’individus ultra-violents » selon le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, qui s’en félicitait presque en direct sur twitter. Parmi ces 142 « ultra-violents », des avocats de la « Black Robe brigade », 19 mineurs et au moins 8 journalistes dans l’exercice de leur métier.

De nombreux manifestants présents dénoncent une stratégie policière consistant à « foncer dans le tas » et à effectuer des arrestations totalement arbitraires. Ce que corrobore les chiffres communiqués par le parquet dimanche soir, les arrestations donnant lieu dans 90% des cas à des classements sans suite ou à de simples rappels à la loi. Seulement 6 manifestants vont être jugés en comparution immédiate, et encore, souvent pour des faits d’outrages, et non pas de violences.

Dans un communiqué, une quinzaine d’associations organisatrices de la manifestation à Paris dont la LDH, le SNJ ou le Syndicat de la Magistrature s’émeuvent : « C’est du jamais vu en France. Nous glissons lentement mais sûrement vers un état autoritaire, illibéral, vers un état de police. »

Mais malgré tout la Fanfare Invisible continue de jouer...

À noter que les musiciens de la Fanfare n’ont pas été épargnés par les coups de matraque samedi : une image qui a fait le tour des réseaux sociaux montre un percussioniste, le visage en sang, continuer à jouer du tambour face aux policiers qui l’ont frappé. Une image si choquante que BFM a pris ça pour du maquillage (avant de présenter un erratum à l’antenne quelques heures plus tard...).

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perchée

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Voilà quelques-uns des slogans de la GRANDE MANIF DE DROITE à Paris le 12 juin 2007. C’était juste après la victoire de Nicolas Sarkozy le 6 mai et son discours triomphal place de la Concorde.

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