Scandalisé, BHL va sans aucun doute lancer un appel aux autorités israéliennes ?

Les élus français interdits d’entrer en Israël renoncent à leur voyage

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Pierre Laurent et Clémentine Autain (ici en avril 2015) font partie des sept élus français déclarés persona non grata par Israël (Renaud Khanh/ABACA)

Une délégation d’élus français devant se rendre ce week-end en Israël, les autorités israéliennes ont annoncé qu’elles interdiraient à sept d’entre eux l’entrée du territoire.

Selon le correspondant du Figaro à Jérusalem [1], la liste dressée par le gouvernement Netanyahou comprend le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, la députée (France Insoumise) Clémentine Autain, les députés européens Pascal Durand (Verts/Alliance libre européenne) et Patrick Le Hyaric (PCF), ainsi que les maires (PCF) de Limay, Éric Roulot, et de Gennevilliers, Patrice Leclerc.

« Il s’agit des éléments les plus provocateurs », selon le ministère israélien de la Sécurité intérieure.

Il est reproché aux sept élus français d’avoir voulu rencontrer Marwan Barghouti, haut cadre du Fatah incarcéré en Israël depuis une quinzaine d’années, ainsi que le franco-palestinien Salah Hamouri, placé en détention administrative le 23 août, sans que ses défenseurs puissent avoir accès au dossier de leur client.

Nul doute que l’ensemble des élus vont se mobiliser contre cette interdiction, de même que des intellectuels français épris de liberté et de démocratie comme l’intellectuel engagé Bernard-Henri Lévy (BHL) ou le philosophe spinoziste Philippe Val.

Nous avons joint Azzédine Taïbi, maire PCF de Stains :

Des élus français interdits d’entrer en Israël : Azzédine Taïbi, maire de Stains (93)

Finalement les élus ont décidé de renoncer à leur voyage prévu samedi

Suite à une rencontre avec le Quai d’Orsay, « nous avons décidé de reporter à une date ultérieure notre délégation. En effet, la montée des pressions par le gouvernement israélien sur nos partenaires israéliens et palestiniens, sa stratégie de la tension, ne permet pas d’assurer la sécurité de la délégation », annoncent les membres du « réseau Barghouthi » dans un communiqué. « L’attitude du gouvernement israélien marque un durcissement liberticide important, un mépris de la République française et de ses élu-e-s. Pour la première fois, le gouvernement israélien a publié une liste d’élu-e-s et parlementaires français-e-s interdit-e-s d’entrée de territoire », dénoncent-ils.

Ces élus devaient se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens du 18 au 23 novembre pour « alerter sur la situation des près de 6 000 prisonniers politiques palestiniens ». La délégation disait vouloir rencontrer Marwan Barghouthi, haut cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël. Elle cherchait aussi à voir l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, en détention administrative en Israël depuis le 23 août.

Le réseau Barghouthi, qui tiendra une conférence de presse samedi après-midi près de l’ambassade d’Israël, condamne « cette décision de l’extrême droite israélienne au pouvoir. Cette attitude a cependant permis de médiatiser la cause que nous défendons pour la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, notamment Marwan Barghouthi et notre compatriote Salah Hamouri ».

« Nous allons refaire des démarches pour demander au gouvernement français d’appuyer une nouvelle demande d’autorisation pour rencontrer Marwan Barghouthi et Salah Hamouri dans leur prison. Comme partout dans le monde, le gouvernement français doit être plus ferme sur son exigence de liberté de circulation de citoyen-ne-s français-e-s en Israël et de liberté des parlementaires de mener leur mission d’information », ajoutent-ils.

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