Soixante-huitard que jamais. À la mémoire d’Élisa ARICO

ACTION : Mai 68, dessins de presse, un cadeau d’Élisa

Le

Cet article est en accès libre grâce aux abonnés modestes et géniaux, mais…

…sans publicité ni actionnaires, Là-bas si j’y suis est uniquement financé par les abonnements. Sans les abonnés, il ne nous serait pas possible de réaliser des émissions et des reportages de qualité. C’est le prix de notre indépendance  : rejoignez-nous  !

Je m'abonne J'offre un abonnement

Chères AMG, chers AMG,

Ces documents sont un cadeau et un héritage à partager avec vous. Il y a dix ans, une auditrice, Élisa ARICO, 88 ans, qui avait occupé la Sorbonne en mai 1968, nous adressait des archives « jalousement gardées depuis 68 » : des tracts, des notes, des affiches et des numéros très rares du fameux journal ACTION. Certains de ces documents sont accessibles sur le net aujourd’hui, mais c’est tout autre chose de les regarder comme un précieux cadeau d’Élisa maintenant disparue, et qui finissait sa lettre en espérant « un autre mai, version altermondialiste ».

ACTION a été le principal journal de Mai 68, avec 50 000 exemplaires vendus à la criée le jour de son premier numéro, dans la manif du 7 mai, avec un papier de Guy Hocquenghem : « Pourquoi nous nous battons » [1]. ACTION est très vite monté à 100 000 mille exemplaires quotidiens. Créé par Jean SCHALIT et toute une équipe qui venait de se faire virer de l’UEC (l’Union des Étudiants Communistes), ACTION publiait des articles dans l’urgence avec des dessins de TOPOR, REISER, BOSC, WOLINSKI, SINÉ entre autres, et avec des « UNES-AFFICHES », c’est-à-dire des premières pages qu’on pouvait coller sur les murs. Des UNES d’une grande force graphique, dues pour la plupart à Roman CIESLEWICZ. ACTION s’est arrêté en juillet 1968 et a repris jusqu’en juin 1969, une aventure de 47 numéros.

L'équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Notes

[1Guy Hocquenghem, « Pourquoi nous nous battons », Action n°1, 7 mai 1968, publié dans L’Après-mai des faunes, Paris, Grasset, « Enjeux », 1974, p. 42-45.

Sur notre site

À écouter

À voir

C'est vous qui le dites…Vos messages choisis par l'équipe

Spécial infogrèveEnvoyez vos infos à infogreve@la-bas.org

Les bouquins de LÀ-BASLire délivre

  • Voir

    La bibliothèque de LÀ-BAS. Des perles, des classiques, des découvertes, des outils, des bombes, des raretés, des bouquins soigneusement choisis par l’équipe. Lire délivre...

    Vos avis et conseils sont bienvenus !

Dernières publis

Une sélection :

Macron, quand tu tires la chasse, pense à eux ! « MISÉRABLES ÉGOUTIERS » AbonnésVoir

Le

« Misérables égoutiers ! » C’est comme ça que l’avocat Richard Malka qualifie ceux qui ont publié les photos de son client Benjamin Griveaux. Une insulte pour les égoutiers, au moment même où ils se battent contre la réforme des retraites qui va repousser l’âge du départ, alors que les risques et la pénibilité de leur métier sont depuis longtemps reconnus. Un reportage avec les égoutiers en lutte contre ce mépris révoltant.

Hommage à Daniel Bensaïd en sept podcasts (ÉPISODE 07) Pour un socialisme du XXIe siècle Accès libreÉcouter

Le

« Si le postier et le philosophe sortent un livre et appellent à prendre parti, c’est qu’un grand évènement va se produire ! » Le 5 février 2009, Olivier Besancenot et Daniel Bensaïd étaient dans Là-bas si j’y suis pour parler de la refondation de la Ligue Communiste Révolutionnaire, qui se transformait alors en NPA, le Nouveau Parti Anticapitaliste. « Je reviendrai et je serai des millions ! »